Les grandes lignes de cet accord porteraient sur des droits de douane américains de 10 % sur les importations européennes avec des exemptions sur l’aéronautique, les alcools et les produits cosmétiques.
Dado Ruvic
Droits de douane : l'Europe menacée de 10 %, un moindre mal ?
L’Union européenne pourrait conclure avec les États-Unis un accord portant sur des droits de douane américains de 10 % avec des exemptions. Si cela apparaît comme une solution rapide pour certains États membres, cela reste « énorme », selon les experts interrogés par La Tribune.
L'Union européenne peut-elle se satisfaire de droits de douane « réciproques » de 10 %, malgré des exceptions ? La Commission européenne espère conclure un accord avec les États-Unis « dans les prochains jours », a affirmé mercredi 9 juillet un porte-parole de la Commission européenne.
Et selon des sources diplomatiques, les grandes lignes de cet accord porteraient sur des droits de douane américains de 10 % sur les importations européennes avec toutefois des exemptions sur l'aéronautique, les alcools et les produits cosmétiques. Une solution qui apparaît désormais comme un moindre mal pour une partie des États membres.
« Cela n'affecterait pas particulièrement » l'Italie, a ainsi déclaré le 25 juin la présidente du Conseil des ministres italien, Giorgia Meloni. « Mieux vaut une solution rapide et simple qu'un résultat long et compliqué, avec des négociations qui durent encore des mois », a pour sa part affirmé le chancelier allemand Friedrich Merz, le 3 juillet.
Pour répondre aux préoccupations allemandes, des discussions sont en effet en cours sur d'éventuelles exemptions pour l'industrie automobile, qui pourraient être liées à une relocalisation d'une partie de la production. Pour rappel, Donald Trump a reporté au 1er août le délai fixé au 9 juillet pour l'imposition de droits de douane dits « réciproques ».
Avec cet accord, « on passerait d'un taux de 20 % », selon le projet de Donald Trump début avril, « à un taux de 10 % », relativise Stéphane Chasseloup, avocat associé au cabinet KPMG, interrogé par La Tribune. Le président républicain était même allé jusqu'à menacer le bloc européen d'une surtaxe de 50 % le 23 mai.
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