Droits de douane : le Canada mobilise ses alliés face aux menaces de Trump
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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly.
REUTERS/Blair Gable
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La ministre canadienne des Affaires étrangères, Mélanie Joly.
REUTERS/Blair Gable
C'était l'un de ses thèmes de campagne préférés, et il en use depuis son retour à la Maison Blanche. Donald Trump menace tous azimuts, y compris ses plus proches alliés des États-Unis, d'une augmentation des droits de douane pour obtenir des concessions sur divers dossiers.
Ainsi, au terme d'une spectaculaire journée de tensions, dimanche, entre Washington et Bogota, Donald Trump a suspendu sa menace d'imposer des droits de douane de 25 % sur tous les biens colombiens entrant aux États-Unis, la Maison Blanche assurant que le gouvernement de Gustavo Petro avait fait marche arrière et accepté ses conditions pour le rapatriement d'immigrés colombiens expulsés par les États-Unis.
Ces « événements montrent clairement au monde que l'Amérique est à nouveau respectée », s'est empressée de dire la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Face à cette posture, Mélanie Joly, ministre canadienne des Affaires étrangères, a assuré lundi, devant la presse à Ottawa, être déjà en contact avec son homologue mexicain, ajoutant qu'elle s'adresserait cette semaine à des responsables européens.
La question des droits de douane sera « au cœur » des discussions, a affirmé la cheffe de la diplomatie canadienne, disant chercher à se « coordonner ». Selon elle, de Londres aux capitales de l'UE, les conversations portent sur « les différentes réponses possibles aux droits de douane ».
« Notre objectif est de faire en sorte d'éviter les droits de douane, et nous pensons que nous pouvons le faire », a déclaré la ministre des Affaires étrangères canadienne. « Nous pensons que la diplomatie peut fonctionner et que nos arguments sont solides. »
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Mélanie Joly doit d'ailleurs rencontrer mercredi à Washington son nouvel homologue américain, Marco Rubio.
Donald Trump a dit vouloir imposer des droits de douane de 25 % aux produits venant du Canada et du Mexique dès le 1er février, reprochant à ces pays voisins de ne pas suffisamment contrôler l'entrée aux États-Unis de migrants sans papiers, mais aussi de drogues comme le fentanyl, un opioïde meurtrier.
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De son côté, le ministre canadien de la Sécurité publique, David McGuinty, a affirmé que moins de 1 % du fentanyl et des migrants entrant illégalement aux États-Unis provenaient de son pays. Il doit néanmoins présenter cette semaine les détails d'un plan évalué à 1,3 milliard de dollars canadiens (environ 860 millions d'euros) pour renforcer la sécurité à la frontière avec les États-Unis.
(Avec AFP)
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