Alors que les élections britanniques approchent, le scénario d'un raz de marée travailliste semble se confirmer. Une victoire qui mettrait fin à quatorze années de règne des conservateurs, arrivés au pouvoir avec l'élection de David Cameron en 2010. Un récent sondage Ipsos donne ainsi 453 sièges aux travaillistes contre 115 aux conservateurs, soit une majorité écrasante de 256 sièges en faveur de la gauche britannique. Un score historique, puisqu'il battrait largement la majorité de 179 sièges remportée par Tony Blair en 1997, jusqu'à présent la plus large victoire jamais remportée lors d'une élection britannique.
Au total, 650 sièges sont à pourvoir « Dans notre modèle, 117 sièges demeurent très fortement contestés, de petites variations peuvent donc avoir un gros impact ; cependant, les choses se présentent très bien pour les travaillistes », précise Keiran Pedley, responsable Opinions pour le Royaume-Uni chez Ipsos, à La Tribune Dimanche. Le Parti conservateur pourrait être pratiquement éradiqué de certaines régions du pays, parmi lesquelles Londres, le nord-est et le nord-ouest de l'Angleterre, ainsi que le pays de Galles. Rishi Sunak lui-même pourrait être battu dans sa ville de Richmond, dans le nord du Yorkshire, devenant le premier dirigeant britannique en exercice à perdre son siège lors d'une élection. Un camouflet pour le parti qui avait remporté une confortable victoire en 2019, laquelle avait conduit Boris Johnson à prendre la tête du pays.