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ÉconomieUnion européenne

Londres refuse d'ouvrir une brèche dans le Brexit pour la mobilité des jeunes

latribune.fr

Publié le 20 avril 2024 à 13:28 - Mis à jour le 20 avril 2024 à 15:59

A Londres, ni le gouvernement, ni l'opposition ne veulent entendre parler de libre circulation.

A Londres, ni le gouvernement, ni l'opposition ne veulent entendre parler de libre circulation.

TOM NICHOLSON

Le Quotidien Numérique

11 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Il n'y aura pas d'entaille dans le Brexit et la fermeture des frontières britanniques à la libre circulation des Européens, même pour les étudiants. Le gouvernement britannique refuse net la proposition de Bruxelles d'un régime spécial pour faciliter la circulation des moins de 30 ans.

Quatre ans après sa mise en place effective, le Brexit ne semble pas prêt de s'assouplir. Londres s'est ainsi montré inflexible concernant une proposition de Bruxelles pour relancer la mobilité des jeunes entre l'Union européenne et le Royaume-Uni, qui a fait les frais de la sortie de ce dernier de l'espace de libre circulation des personnes.

Londres a définitivement écarté, ce samedi, la proposition de la Commission européenne d'ouvrir des négociations en la matière. Celle-ci avait évoqué jeudi un accord « ambitieux mais réaliste », qui permettrait aux jeunes de l'UE et du Royaume-Uni âgés de 18 à 30 ans de rester jusqu'à quatre ans dans leur pays de destination.

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Downing Street n'a laissé aucun espoir à ces négociations de voir le jour au vu de la déclaration transmise aux médias : « Nous n'introduisons pas de programme de mobilité des jeunes à l'échelle de l'Union européenne, la libre circulation au sein de l'UE a pris fin et il n'est pas prévu de l'introduire à nouveau. »

« Nous avons conclu des accords avec 13 pays dont l'Australie et la Nouvelle-Zélande, et restons ouverts à l'idée d'en conclure avec nos partenaires internationaux, y compris les Etats membres de l'UE, lorsque c'est dans l'intérêt du Royaume-Uni et que cela favorise les compétences et les perspectives de nos jeunes », a également fait valoir son porte-parole.

Sollicitée par l'AFP, la Commission européenne n'a pas souhaité faire de commentaire.

Cet accord aurait également permis d'assurer un traitement équitable entre étudiants de l'UE et du Royaume-Uni en termes de frais de scolarité. Depuis le Brexit, les jeunes ressortissants de l'UE qui veulent étudier au Royaume-Uni doivent s'acquitter du paiement de frais plus élevés (en moyenne 22.000 livres par an, soit 25.700 euros, pour un diplôme de premier cycle) que ceux dont sont redevables les étudiants résidant au Royaume-Uni (autour de 9.000 livres, 10.500 euros).

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Le gouvernement conservateur britannique, qui veut réduire l'immigration légale, a durci en janvier les conditions d'obtention de visas pour les étudiants. Ils ne peuvent plus, sauf exception, faire venir leurs proches au Royaume-Uni. Par ailleurs, Londres a refusé de rester dans le programme européen d'échanges d'étudiants Erasmus auquel il participait depuis 1987.

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Un changement de majorité ne changerait pas, a priori, la position de Londres. Le parti travailliste mené par Keir Starmer, largement en tête dans les sondages pour les élections législatives qui devraient se tenir à l'automne, a aussi écarté la possibilité d'un accord sur la mobilité des jeunes à l'échelle de l'UE.

« Un gouvernement travailliste aspirerait à améliorer les relations de travail du Royaume-Uni avec l'UE, mais sans dépasser certaines lignes rouges : pas de retour au marché unique, à l'union douanière ou à la libre circulation », a commenté vendredi un porte-parole du Labour.

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Pourtant, un sondage indiquait fin 2023 qu'une majorité de Britanniques serait favorable à un retour du Royaume-Uni au sein du marché unique européen, même si cela impliquait de rétablir la libre circulation des personnes entre les Etats membres.

Avec AFP

latribune.fr

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