En marge du G20, Macron et Biden affichent leur réconciliation
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Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu, dans la soirée du 29 octobre, avec son homologue américain, Joe Biden,
Reuters
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Le président français, Emmanuel Macron, s'est entretenu, dans la soirée du 29 octobre, avec son homologue américain, Joe Biden,
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Une décision « unilatérale, brutale, imprévisible ». C'est en ces termes peu amènes que la France avait qualifié, le 15 septembre, le partenariat stratégique pour la région indo-pacifique signé entre les Etats-Unis, l'Australie et la Grande-Bretagne. Dans ce cadre, l'achat par Canberra de sous-marins à propulsion nucléaire de fabrication américaine, et donc l'annulation d'un contrat de plusieurs dizaines de milliards d'euros pour l'achat de 12 sous-marins français, avait même été vécu comme un « coup dans le dos » par le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.
Pas plus tard que le 5 octobre dernier, invité de France 2, son homologue américain, le secrétaire d'Etat Antony Blinken, concédait une erreur d'appréciation du côté des Etats-Unis : « on aurait pu, on aurait dû faire mieux au niveau de la communication ». Les deux ministres s'étaient déjà revus à New York le 23 septembre dernier en marge de l'assemblée générale de l'ONU. Un rendez-vous suite auquel la porte-parole du quai d'Orsay, Anne-Claire Legendre, avait affirmé que « la sortie de crise prendrait du temps et requerrait des actes ».
Reçu le 29 octobre par le président Macron, en marge du G20 à la villa Bonaparte, résidence de l'ambassadeur de France auprès du Vatican, le président Biden a déclaré, juste avant à la presse, que « ce que nous avons fait était maladroit et n'a pas été fait avec beaucoup d'élégance ». Devant le chef d'Etat français, le locataire de la Maison Blanche a assuré avoir eu « l'impression que la France avait été informée très en amont que le contrat ne se ferait pas ». « Devant Dieu, je vous assure que je ne savais pas que vous ne l'aviez pas été », a-t-il poursuivi.
Dans une déclaration conjointe adressée à la presse, dans la soirée du 29 octobre, les présidents français et américain expriment ainsi leur souhait de « travailler ensemble de manière étroite », en bilatéral et avec leurs alliés, « pour faire face aux menaces anciennes et émergentes ». Emmanuel Macron et Joe Biden s'y disent « attachés » à mener des consultations et à coordonner leurs efforts de « manière systématique et approfondie » s'agissant des mesures et initiatives qui servent leurs intérêts respectifs et revêtent une dimension stratégique.
« La France et les États-Unis sont conscients du rôle moteur qui leur incombe dans la recherche de solutions mondiales aux problèmes collectifs », écrivent-ils. Au programme : la santé mondiale et la sécurité sanitaire pour « mettre un terme à la pandémie de Covid-19 » ainsi que la recherche de « solutions urgentes » pour lutter contre « la crise climatique ». Paris et Washington annoncent ainsi un ''partenariat bilatéral sur l'énergie propre'' d'ici à la fin de l'année 2021.
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Sans oublier, bien sûr, la défense et la sécurité collective. « Compte tenu de la détérioration du contexte sécuritaire en Europe, nous réaffirmons qu'une Alliance nucléaire crédible et unie est essentielle », embrayent les deux chefs d'Etat. « Nous travaillerons de concert, notamment au sein de l'OTAN, pour renforcer la maîtrise des armements, le désarmement et la non-prolifération, qui constituent des éléments centraux de la sécurité euro-atlantique », disent-ils encore.
Se référant à leur dernière déclaration conjointe du 22 septembre 2021, Emmanuel Macron et Joe Biden réaffichent « leur soutien au renforcement du partenariat stratégique entre l'UE et l'OTAN, qui n'a pas d'équivalent et est indispensable à la sécurité et à la prospérité de nos nations et de la zone euro-atlantique », notamment au Sahel. De la même façon qu'ils entendent lancer « un dialogue stratégique en matière de commerce militaire afin de promouvoir une approche commune de [ces] questions ».
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Outre la COP26 à Glasgow, les chefs d'Etat français et américain doivent se revoir, le 12 novembre prochain à Paris, lors de la Conférence internationale sur la Libye. Une date d'autant plus cruciale que des élections doivent se tenir dans ce pays le 24 décembre.
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