Canberra a-t-elle pris la France de court, en mentant sur son intention de rompre le « contrat du siècle » signé en 2016 d'achat de douze sous-marins français diesel-électriques, en faveur de navires américains à propulsion nucléaire ? Le Premier ministre australien, Scott Morrison, a délivré ce dimanche une tout autre version. Affirmant qu'il avait bien fait part de ses inquiétudes à ce sujet « il y a quelques mois ».
Plus tôt dans la journée, c'est le ministre de la défense, Peter Dutton, qui avait avancé sur Sky News Australia que son pays avait été « franc, ouvert et honnête » avec la France sur ses préoccupations concernant l'accord, celui-ci ayant dépassé le budget prévu et accumulé du retard. Et d'affirmer avoir « personnellement exprimé » ces préoccupations à son homologue française, Florence Parly.