Etats-Unis : première grande interview télévisée de Trump comme président élu

 |   |  631  mots
Dans une interview au quotidien Wall Street Journal, le magnat de l'immobilier a déjà assoupli ses positions.
Dans une interview au quotidien Wall Street Journal, le magnat de l'immobilier a déjà assoupli ses positions. (Crédits : MIKE SEGAR)
Le magnat de l'immobilier apparaît dimanche sur la chaîne CBS dans la célèbre émission "60 minutes". Il doit y dévoiler ses priorités et, peut-être, le nom de son futur "chief of staff".

Depuis son élection mardi 8 novembre, les manifestants le contestent dans les rues des villes américaines. Mais en dehors du discours tenu tout de suite après sa victoire, le président élu ne s'est pas encore exprimé à la télévision. Dimanche 13 novembre, Donald Trump expliquera son programme dans sa première intervention télévisée, sur la chaîne CBS dans la célèbre émission "60 minutes".

Un mur ou des barrières?

Quelques extraits de cet entretien, réalisé vendredi, ont été distillés par la chaîne. Trump y réaffirme notamment qu'il compte garder certains pans de la loi sur la réforme de l'assurance santé Obamacare. Donald Trump explique aussi qu'il continuera à communiquer sur le réseau social Twitter, qui l'a "aidé" à remporter l'élection, mais plus modérément que pendant la campagne.

Le président élu explique également que, pour certaines portions du mur qu'il veut construire tout le long de la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, il pourrait se contenter de barrières.

"Mais sur certaines portions, un mur sera plus approprié. Je suis très fort pour ça. On appelle ça des constructions", précise-t-il.

Dans une interview au quotidien Wall Street Journal, le magnat de l'immobilier a d'ailleurs déjà assoupli ses positions. Outre son voeu d'amender Obamacare, il a notamment affirmé qu'enquêter sur sa rivale Hillary Clinton n'était pas sa priorité, alors que pendant la campagne il a répété que la démocrate méritait d'aller "en prison" pour avoir utilisé un serveur privé pour ses emails quand elle était chef de la diplomatie.

Dimanche, sur CBS, Donald Trump reprend toutefois sa ligne dure en promettant d'expulser jusqu'à 3 millions d'immigrés clandestins: un projet d'expulsion de masse qui concerne les "criminels", les personnes ayant des antécédents judiciaires, "qui appartiennent à des gangs, qui sont des trafiquants de drogue".

Un week-end dans la Trump Tower

On ne sait en revanche pas si Trump dévoilera dimanche soir le nom tant attendu de son futur "chief of staff", le puissant secrétaire général de la Maison Blanche, qui orchestrera toute l'administration du nouveau président. Sa directrice de campagne, Kellyanne Conway, a promis samedi une annonce "imminente" pour ce poste, confirmant que le président du parti républicain, Reince Priebus, faisait partie des candidats. Un autre prétendant cité à cette fonction est le patron de sa campagne et chef du site d'informations Breitbart News, Stephen Bannon.

Le président élu a passé le week-end dans la tour Trump à New York, pour préparer son futur gouvernement. Il a reçu, entre autres, Nigel Farage, président du parti europhobe et anti-immigrés Ukip, qui a soutenu le vote britannique en faveur d'une sortie du Royame-Uni de l'Union européenne (Brexit).

Poursuivi en justice pour des fraudes supposées de son université éponyme, Donald Trump a par ailleurs demandé par l'intermédiaire de ses avocats le report du procès, qui doit normalement démarrer le 28 novembre. Ses avocats ont expliqué que le futur président devait préparer sa prise de fonction et serait désavantagé s'il ne pouvait témoigner en personne.

"Not my president"

Samedi, des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté contre Trump à New York, Los Angeles et Chicago. Pourtant, selon un sondage ABC News/Washington Post, 74% des Américains jugent légitime l'élection de Donald Trump, avec des variations fortes selon les camps politiques: 99% des partisans du nouveau président reconnaissent l'élection, mais seulement 58% des partisans de sa rivale, Hillary Clinton.

Dans un tweet samedi, Donald Trump a appelé les Américains à s'unir, quand les manifestants craignent que son élection n'exacerbe les tensions raciales dans le pays.

(Avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/11/2016 à 11:03 :
"Not My President" résume assez bien al situation !
a écrit le 14/11/2016 à 11:00 :
"Not My President" résume assez bien al situation !
a écrit le 13/11/2016 à 22:29 :
bravo Monsieur TRUMP bravo

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :