Etats-Unis : une attaque à la voiture-bélier fait 10 morts et 35 blessés à la Nouvelle-Orléans
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Le chauffeur qui a foncé sur la foule serait mort, selon les dernières informations Outre-Atlantique.
Reuters
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Le chauffeur qui a foncé sur la foule serait mort, selon les dernières informations Outre-Atlantique.
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[Mis à jour le 02/01 à 09h15]
La soirée du Nouvel An a tourné au cauchemar dans un quartier touristique de la Nouvelle-Orléans. Au moins 15 personnes ont été tuées et 35 blessées par un véhicule qui a foncé dans la foule, ont annoncé mercredi les autorités de la ville américaine, au cours de laquelle deux policiers ont aussi été blessés par balles. Le conducteur d'un pick-up a foncé dans la foule, en essayant « d'écraser le plus de personnes qu'il pouvait », a déclaré à la presse une responsable de la police de la ville américaine, Anne Kirkpatrick.
L'individu, qui est décédé, a été identifié par le FBI. Il s'agit de« Shamsud-Din Jabbar, citoyen américain du Texas », ancien militaire, selon la police fédérale. Agé de 42 ans, il a servi dans l'armée de 2007 à 2015 avec notamment un déploiement en Afghanistan de 2009 à 2010 terminant sergent-chef, selon le ministère de la Défense. Selon les premiers éléments de l'enquête, il l'avait quittée de manière « honorable. » Abdur Jabbar, qui se présente comme son frère auprès du New York Times, l'a décrit comme « un amour, » précisant qu'il s'était converti à l'islam à un jeune âge, parlant « d'une forme de radicalisation. »
Dans une vidéo datant de 2020, Shamsud-Din Jabbar dit être un « agent immobilier » et, vantant ses mérites, assure être « un négociateur acharné ». Il insiste sur son passé militaire.
Le FBI a indiqué traiter l'attaque comme un acte terroriste et qu'un drapeau du groupe Etat islamique avait été retrouvé dans le véhicule.
Dans une courte allocution à la nation, le président américain Joe Biden a souligné que le suspect, tué par la police, avait « publié sur les réseaux sociaux des vidéos indiquant qu'il était inspiré par l'Etat islamique » et qu'il avait un « désir de tuer. »
Les enquêteurs ne pensent pas que le suspect ait agi seul : « Nous ne pensons pas que Jabbar soit le seul responsable », a déclaré Alethea Duncan, agente spéciale du FBI. Les autorités ont lancé un appel à témoins et demandé à la population de leur faire part de toute information en lien avec le suspect ou l'attaque.
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L'attaque a eu lieu en pleine nuit, vers 03h15 (09h15 GMT), dans une zone bondée où des personnes célébraient le Nouvel An, entre Canal et Bourbon Street, dans le quartier historique et festif, connu sous le nom de « French Quarter » (quartier français). Renommé pour ses restaurants, ses bars et ses clubs de jazz, ce quartier héberge également des cabarets ainsi que des lieux accueillant des personnes de la communauté LGBT. CBS News a cité des témoins qui affirment qu'un véhicule a foncé dans la foule à « grande vitesse » avant que son conducteur ne saute et ne commence à tirer avec une arme, entraînant une riposte de la police.
« Une fois que les coups de feu ont cessé, nous sommes restés cachés jusqu'à ce que les coups de feu cessent, nous sommes sortis dans la rue et nous avons rencontré beaucoup de personnes qui avaient été touchées, nous voulions voir ce que nous pouvions faire pour les aider », a déclaré une témoin de l'accident, Nicole Mowrer.
La Nouvelle-Orléans est l'une des destinations les plus visitées des États-Unis et l'incident s'est produit peu de temps avant que la ville n'accueille un grand match de football américain, le Sugar Bowl, opposant les équipes de l'université de Géorgie et de Notre-Dame.
Selon la municipalité, les effectifs des forces de l'ordre avaient été augmentés pendant la période du Nouvel An, les autorités se préparant à une grosse affluence dans les rues. Le service de police de la ville avait ainsi annoncé des effectifs « au complet, aidés par 300 agents supplémentaires provenant d'organismes partenaires chargés de l'application de la loi », notamment à cheval et patrouillant dans des unités banalisées.
Les enquêteurs américains ont également retrouvé sur les lieux de l'attaque un possible engin explosif artisanal, a fait savoir la police fédérale FBI.
« Nous tentons de confirmer s'il s'agit ou non d'un appareil actif et en fonction », a déclaré Alethea Duncan du FBI lors d'un point presse dans la grande ville du sud-est des Etats-Unis.
Le président Joe Biden, qui quittera ses fonctions le 20 janvier, est tenu informé de la situation, a dit la Maison Blanche, parlant d'une attaque « horrible ». « Rien ne justifie la violence, quelle qu'elle soit, et nous ne tolérerons aucune attaque contre les populations de notre pays », a fait savoir le président américain dans un communiqué.
De son côté, le président élu américain, Donald Trump, a établi un lien entre l'immigration illégale et l'attaque à la voiture-bélier. « Quand je dis que les criminels qui arrivent sont bien pires que les criminels que nous avons dans notre pays, cette affirmation n'a pas cessé d'être réfutée par les démocrates et les Fake News Media, mais cela s'est révélé être vrai », a réagi le républicain sur son réseau Truth Social. Cette attaque rappelle celle du 20 décembre à Magdebourg (Allemagne), Taleb Jawad al-Abdulmohsen, un médecin saoudien de 50 ans venu en Allemagne en 2006, a fauché la foule rassemblée au marché de Noël à bord d'un puissant véhicule BMW lancé à tout allure, faisant cinq morts et plus de 200 blessés.
Emmanuel Macron a exprimé dans un message sur X son émotion au peuple américain.
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Par ailleurs, les autorités américaines cherchent à savoir si l'attaque au véhicule-bélier à la Nouvelle-Orléans et l'explosion hier soir d'un Tesla Cybertruck devant un hôtel Trump de Las Vegas sont liées, a déclaré mercredi Joe Biden, affirmant que rien ne le corroborait « jusqu'à présent. »
(Avec AFP)
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