Avant l'arrivée de Trump, l'inflation rebondit aux Etats-Unis
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L'inflation sous-jacente, est cependant restée stable par rapport au mois précédent.
Reuters
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L'inflation sous-jacente, est cependant restée stable par rapport au mois précédent.
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L'inflation continue de remonter outre-Atlantique. Ce vendredi 20 décembre, l'indice PCE publié par le département du Commerce, s'est établi à 2,4% sur un an en novembre, contre 2,3% un mois plus tôt. Sur un mois, le taux d'inflation a, en revanche, ralenti à 0,1%, contre 0,2% les deux mois précédents, légèrement en deçà des attentes des analystes. Ceux-ci s'attendaient à une inflation mensuelle stable, selon le consensus publié par briefing.com.
L'indice PCE a évolué dans la même direction qu'une autre mesure de l'inflation, l'indice CPI, sur laquelle sont indexées les retraites, qui a également rebondi en octobre, à +2,7% sur un an contre +2,6%.
L'inflation sous-jacente - excluant les prix de l'énergie et de l'alimentation jugés plus volatils - est restée stable par rapport au mois précédent, à 2,8% sur un an. D'un mois sur l'autre, elle a marqué des signes de ralentissement, s'élevant à 0,1%, contre 0,3% en octobre ainsi qu'en septembre.
Les revenus des ménages américains ont eux augmenté plus lentement qu'en octobre, à 0,3% contre 0,7%. Leurs dépenses, elles, ont légèrement accéléré, augmentant de 0,4% sur un mois contre 0,3% un mois avant. Enfin, côté producteurs, les prix ont même grimpé en novembre au plus haut depuis près de deux ans, à cause notamment des conséquences de la grippe aviaire, selon l'indice PPI.
Pour rappel, la Fed a annoncé mercredi dernier une nouvelle baisse de ses taux, de 0,25 point de pourcentage. Cette décision permet de les ramener dans une fourchette comprise entre 4,25% et 4,50%. Elle n'a toutefois pas fait l'unanimité parmi les membres du Comité de politique monétaire de l'institution (FOMC). Une de ses membres, Beth Hammack, s'est prononcé contre une nouvelle baisse des taux. Il reste toujours « du travail à réaliser sur l'inflation », a-t-elle insisté, ce vendredi.
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Les prévisions de la Fed semblent accréditer les interrogations des analystes. La banque centrale américaine ne prévoit pas de retour de l'inflation à sa cible de 2% avant fin 2026 désormais. Elle a même révisé sensiblement sa prévision d'inflation pour 2025, qu'elle attend à présent autour de 2,5%. Or, elle espérait la ramener à 2,1% lors de sa précédente prévision, en septembre.
La Fed se montre désormais plus prudente. Résultat, elle devrait agir plus lentement en 2025, avec seulement deux baisses prévues sur l'ensemble de l'année, de 0,25 point de pourcentage chacune. « On se rapproche fortement du taux neutre », c'est-à-dire le taux d'intérêt n'ayant pas d'effet, en soutien ou pour la ralentir, sur l'économie, avait affirmé Jerome Powell.
D'autant que la Fed envisage la possibilité que la politique économique voulue par le président élu Donald Trump pèse également sur l'inflation. En particulier les droits de douane, l'une de ses principales mesures en la matière, pourrait tirer les prix vers le haut.
Le républicain a déjà annoncé des droits de douane de 25% contre ses voisins du Canada et du Mexique, ce qui pourrait pousser les prix à la hausse pour le consommateur américain. « Nous n'avons aucune idée de ce qui sera taxé, provenant de quel pays et pour combien de temps. Nous ne savons pas s'il y aura des mesures de rétorsion. Et nous ne savons pas comment se fera la transmission vers les prix à la consommation », a prévenu Jerome Powell lors de sa traditionnelle conférence de presse mercredi.
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Déjà, selon une enquête réalisée auprès de 500 entreprises américaines par la société de recrutement Resume Templates, 82% d'entre elles envisagent d'augmenter leurs prix si de nouveaux droits de douane sont effectivement mis en place. Pour autant, selon Donald Trump, les droits de douane « correctement utilisés » seraient positifs pour l'économie américaine. « Notre pays est actuellement perdant face à tout le monde », a-t-il déclaré devant des journalistes dans sa résidence de Floride en début de semaine. « Les taxes douanières rendront notre pays riche. »
(Avec AFP)
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