Face à Trump, de plus en plus d'Américains cherchent un emploi au Royaume-Uni
Guillaume Renouard, à Londres.
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Photo d'illustration
Attribution-NonCommercial (CC BY-NC 2.0)
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De Iona à DeepMind, en passant Chainalysis et Hugging Face, nombreuses sont les entreprises britanniques à avoir traversé l'Atlantique pour faire fortune aux États-Unis. Pléthore de chercheurs britanniques ont fait la même démarche, attirés par le prestige des universités de l'Ivy League et les salaires plus élevés. De nos jours, un nombre croissant d'Américains font pourtant le pari inverse.
D'après les données du site Indeed, spécialisé dans la recherche d'emploi, près d'un clic sur dix provenant de l'étranger sur une offre d'emploi au Royaume-Uni émanait des États-Unis sur les trois premiers mois de l'année, ce qui place l'Amérique juste derrière l'Inde (11,3 %), qui occupe la tête du classement. Par rapport à l'année précédente, cela fait des Américains la population parmi laquelle l'intérêt pour trouver un emploi au Royaume-Uni augmente le plus rapidement dans le monde. Le Bureau de l'Intérieur britannique fait quant à lui état d'une hausse de 26 % du nombre de citoyens américains ayant demandé la citoyenneté britannique en 2024 par rapport à 2023, la majorité de la hausse étant concentrée sur le dernier trimestre (40 % d'une année sur l'autre), donc en majorité après la réélection de Donald Trump.
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« Nous constatons une augmentation significative du nombre de clients américains qui cherchent à émigrer au Royaume-Uni, et ce depuis l'élection de Donald Trump. Certains sont des couples homosexuels inquiets pour leur futur aux États-Unis, d'autres des jeunes très diplômés, ingénieurs ou entrepreneurs travaillant dans la tech, à New York ou en Californie. Des profils qui penchent à gauche politiquement et sont très mobiles », affirme John Kiely, en charge des dossiers immigration au cabinet d'avocats britannique Howard Kennedy. Selon lui, le Royaume-Uni s'impose comme une destination naturelle pour nombre d'Américains qui souhaitent émigrer, en raison de « la proximité culturelle et linguistique ».
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