Gaza : à Tel-Aviv, Antony Blinken entrevoit une « dernière chance » pour parvenir à un cessez-le-feu
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C'est le neuvième voyage en dix mois d'Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain, en Israël.
Amr Nabil
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C'est le neuvième voyage en dix mois d'Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain, en Israël.
Amr Nabil
C'est son neuvième voyage en Israël depuis le début de la guerre entre l'Etat hébreu et le mouvement islamiste palestinien Hamas dans la bande de Gaza. Sans doute le plus important. Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain, a souligné ce lundi qu'il était « temps d'arriver » à parvenir à un accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza.
« C'est aussi le moment de s'assurer que personne ne fait quoi que ce soit qui pourrait faire dérailler le processus », a-t-il ajouté. « Nous travaillons pour nous assurer qu'il n'y a pas d'escalade ni de provocations ni aucune action qui pourrait d'une manière ou d'une autre nous éloigner de cet accord ou élargir le conflit à d'autres endroits ou augmenter son intensité ». Le chef de la diplomatie américaine doit rencontrer dans la journée le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou avant de se rendre mardi au Caire, où les médiateurs doivent reprendre leurs discussions la semaine prochaine.
La veille, le président américaine, Joe Biden, a, lui, jugé qu'une trêve à Gaza était « toujours possible » et a assuré que les Etats-Unis « n'abandonnaient pas » leurs efforts. Washington vient, d'ailleurs, d'approuver une vente d'armes de 20 milliards de dollars à leur allié israélien.
Le président israélien, dont le rôle est principalement protocolaire, a affirmé de son côté que les Israéliens voulaient le retour « le plus tôt possible » des otages enlevés le 7 octobre par des commandos du Hamas et retenus depuis dans la bande de Gaza. « Il n'y a pas de cause humanitaire plus grande que celle du retour de nos otages », a-t-il dit.
La tâche du secrétaire d'Etat américain promet d'être toujours aussi ardue alors Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de faire échouer le cessez-le-feu. Dimanche, Benjamin Netanyahou a appelé à « diriger la pression sur le Hamas » et « non vers le gouvernement israélien », dénonçant un « refus obstiné » du mouvement palestinien de conclure un accord, après deux jours de négociations à Doha entre la partie israélienne et les médiateurs américain, qatari et égyptien.
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« Nous faisons porter à Benjamin Netanyahu l'entière responsabilité d'avoir fait échouer les efforts des médiateurs et fait obstruction à un accord », au mépris de la « vie des otages » détenus depuis le 7 octobre à Gaza, a rétorqué le Hamas qui a rejeté une nouvelle proposition de compromis présentée par les Etats-Unis dimanche. Le plan américain prévoyait, dans une première phase, une trêve de six semaines accompagnée d'un retrait israélien des zones densément peuplées de Gaza et de la libération d'otages enlevés le 7 octobre, et dans sa deuxième phase, notamment un retrait total israélien de Gaza. Pour Washington, un cessez-le-feu aiderait à éviter une attaque de l'Iran et de ses alliés contre Israël, après leurs menaces de riposter à l'assassinat, imputé à Israël, du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Téhéran le 31 juillet, et à celui du chef militaire du Hezbollah libanais, Fouad Chokr, tué la veille dans une frappe israélienne près de Beyrouth.
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Mais le Hamas a estimé que cette proposition « répond aux conditions posées par Netanyahou, en particulier son refus d'un cessez-le-feu permanent et d'un retrait total de la bande de Gaza ». Le mouvement, qui n'a pas participé aux négociations au Qatar, dénonce notamment « l'insistance » israélienne à maintenir des troupes à la frontière de Gaza avec l'Egypte et de « nouvelles conditions sur le dossier » des prisonniers palestiniens susceptibles d'être échangés contre les otages.
(Avec AFP)
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