Raid sur une école à Gaza : Israël affirme avoir « éliminé au moins 19 terroristes »
latribune.fr

Photo d'illustration
© LTD / REUTERS/Abed Sabah
latribune.fr

Photo d'illustration
© LTD / REUTERS/Abed Sabah
L'armée israélienne a indiqué samedi avoir éliminé « au moins 19 terroristes du Hamas et du Jihad islamique » dans un raid sur une école de Gaza abritant des déplacés, qui a provoqué la mort de 93 Palestiniens selon la Défense civile du territoire. L'attaque a provoqué un tollé international après dix mois de guerre dévastatrice dans le territoire palestinien.
« A la suite d'une enquête des services de renseignement, il peut être confirmé qu'au moins 19 terroristes du Hamas et du Jihad islamique ont été éliminés », a affirmé l'armée dans un communiqué dans lequel elle a publié les noms et les photos qu'elle présente comme ceux des combattants tués. « Les terroristes opéraient dans le but de mener des attaques contre les soldats israéliens (...) depuis l'intérieur de l'enceinte » de l'école, a-t-elle ajouté.
Elle a souligné que le raid avait été effectué « à l'aide de trois munitions précises » et assuré que « l'enceinte où se trouvaient les terroristes n'a pas subi de dégâts importants ». Dans un autre communiqué publié tard samedi, l'armée israélienne a indiqué qu'il y avait « une forte probabilité » pour qu'Ashraf Juda ait été présent dans le « poste militaire » installé dans l'école al-Tabi'een ciblée par la frappe. Ashraf Juda est un membre important du Jihad islamique, a-t-elle précisé, tout en soulignant qu'il n'était pas certain qu'il fasse partie des victimes.
À lire également
La Défense civile à Gaza a annoncé samedi la mort de 93 Palestiniens dont des enfants dans cette frappe sur une école, qui abritait des déplacés, selon elle. Les condamnations internationales se sont multipliées après cette frappe meurtrière. La Maison Blanche a assuré que les Etats-Unis étaient « profondément préoccupés » par cette frappe israélienne. Téhéran condamne, pour sa part, un « crime de guerre » et appelle la communauté internationale à soutenir le peuple palestinien. De son côté, le Qatar, qui joue le rôle de médiateur entre Israël et le Hamas, a demandé une « enquête internationale urgente ». Le chef de la diplomatie de l'UE Josep Borrell s'est dit « horrifié par les images d'une école de Gaza servant d'abri, touchée par une frappe israélienne, qui aurait fait des dizaines de victimes palestiniennes ». Tandis que la France « condamne » « avec la plus grande fermeté » la frappe israélienne.
(Avec AFP)
latribune.fr