Guerre en Ukraine : la Suède débloque une enveloppe record pour Kiev de plus de 630 millions d'euros
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Des soldats ukrainiens tirent un obusier cesar vers des positions russes, pres d'avdiivka en ukraine
VIACHESLAV RATYNSKYI
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Des soldats ukrainiens tirent un obusier cesar vers des positions russes, pres d'avdiivka en ukraine
VIACHESLAV RATYNSKYI
À quatre jours de la date symbolique du 24 février, marquant le deuxième anniversaire de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Suède débloque de nouveaux fonds. Environ 633 millions d'euros (7,1 milliards de couronnes), qui représentent un quinzième paquet d'aide accordé par Stockholm depuis le début de la guerre. La majeure partie de cette aide consiste en des munitions d'artillerie, navires de guerre, armes sous-marines (mines et torpilles), missiles antichars, grenades et systèmes antiaériens réclamés par l'Ukraine.
L'aide annoncée par le gouvernement suédois est aussi essentielle pour assurer la sécurité du pays scandinave à long terme, a avancé Mikael Oscarsson du parti chrétien-démocrate (Kristdemokraterna) membre de la coalition gouvernementale, lors de la conférence de presse.
Cette aide de la Suède intervient quelques jours après la signature d'accords de sécurité bilatéraux de l'Ukraine avec Berlin et Paris, conclus en fin de semaine dernière, et Londres plus tôt dans l'année. Ils inscrivent - dans la durée - l'aide de ces pays avec des milliards de soutien militaire promis pour 2024 et ont aussi vocation à faire face aux faiblesses actuelles de l'Otan.
Reste une grande absente : l'aide américaine. Jusqu'ici portée par les États-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni, l'aide militaire à l'Ukraine faiblit en raison des difficultés américaines à débloquer une nouvelle enveloppe de 95 milliards de dollars pour l'Ukraine, Taïwan et Israël - dont 60 milliards destinés à Kiev. Elle est toujours bloquée au Congrès en raison d'un veto d'élus républicains trumpistes. Le Sénat a validé cette nouvelle enveloppe. Son adoption finale dépend toutefois des partisans de l'ancien président républicain à la Chambre des représentants. Or, ils refusent en l'état d'examiner le texte.
Au 15 janvier, l'Union européenne et les pays de l'Otan s'étaient déjà engagés sur 107,5 milliards d'euros d'aide militaire à l'Ukraine, selon les données publiées vendredi dernier par l'institut de recherche allemand Kiel Institute, qui recense les armes promises et livrées à l'Ukraine depuis l'invasion.
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Or, le soutien des Occidentaux est indispensable pour l'Ukraine. Les troupes russes sont à l'offensive, nombreuses. De son côté, l'armée ukrainienne manque d'hommes, d'armes, de munitions. Les soldats russes ont obtenu le week-end dernier leur premier gain territorial majeur, depuis la prise de Bakhmout en mai 2023, en conquérant Avdiïvka, dans la région orientale de Donetsk.
Ils sont plus globalement passés à l'attaque dans l'est et le sud du pays, comme l'a expliqué l'armée ukrainienne. Dans la partie méridionale du front, « l'ennemi a mené 10 tentatives infructueuses contre les positions des forces de défense (ukrainiennes) dans la région (du village) de Robotyné. Ici, la situation est changeante, l'ennemi inflige des tirs nourris », a rapporté Dmytro Lykhovy, le porte-parole des militaires ukrainiens dans cette zone.
Il a ajouté que son pays manquait d'artillerie et avait autant besoin de défense antiaérienne que d'armes de plus longue portée. Il estime, en outre, que le blocus de la frontière avec la Pologne par des camionneurs et des agriculteurs polonais témoigne de « l'érosion de la solidarité » envers son pays. Ces derniers protestent contre la concurrence des produits ukrainiens qui pèse sur leurs revenus et qu'ils trouvent injuste, l'Ukraine n'étant pas soumise aux règles de l'UE, notamment en matière de bien-être animal.
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La Pologne compte pourtant parmi les plus grands soutiens de l'Ukraine depuis l'agression russe contre ce pays, mais les frictions liées à l'interdiction unilatérale des importations de céréales par Varsovie ont entamé les relations entre les alliés.
(Avec AFP)
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