"Ils nous traitaient comme des bêtes", récit d'une esclave de Daech

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(Crédits : DR)
[Replay 28'] La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, le témoignage d'une esclave de Daech.

Sara a 27 ans. Il y a un an, cette jeune femme appartient à la communauté yézidie kurde. En 2014, son village du Sinjar au Kurdistan tombe aux mains des hommes de Daech.  Ils ont tué les hommes et emmené les femmes.

Prisonnière pendant plusieurs semaines du groupe terroriste, Sara a subi des violences et des humiliations quotidiennes. Elle parvient à s'enfuir grâce à un passeur.

Aujourd'hui réfugiée en Allemagne, elle raconte son échappée de l'enfer de Daech dans son livre Ils nous traitaient comme des bêtes.

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Commentaires
a écrit le 07/09/2015 à 16:55 :
Certes un petit ange est bel et bien mort sur une plage Mais ne fermons pas non plus les yeux sur une autre barbarie. Un rapport d’un groupe de défenseurs des droits explique que le trafic de femmes a « explosé » ces dernières années en Irak. Leur destin ? Etre violées, forcées à se prostituer ou tuées… Jusqu’à 10.000 femmes et filles en Irak ont été enlevées ou victimes de la traite pour l’esclavage sexuel, la prostitution ou la rançon. Ces femmes sont envoyées à Bagdad ou dans les villes du nord de l’Irak ou en Syrie, en Jordanie ou aux Emirats arabes unis. Une fille yézidie a expliqué avoir été emmenée en Syrie avec 350 autres filles où elles ont été exposées et vendues dans la rue « comme des poulets sur un marché » .L’EI a introduit et légitimé la pratique de l’esclavage sexuel à une échelle sans précédent. Les femmes Yazidies sont persécutées par Daesh. Elles subissent tortures et viols. Elles sont aussi des centaines, voire des milliers à être mariées de force, offertes ou vendues dans des marchés à esclaves à des combattants de l’Etat islamique (EI). Les femmes capturées qui sont parvenues à parler aux défenseurs des droits disent que les combattants de l’EI violent leurs victimes quotidiennement. Toute fille qui essaye de se suicider ou de s’échapper est torturée avec des câbles électriques. Certaines en viennent à espérer que des frappes aériennes s’abattent sur leur emplacement pour mettre fin à leurs souffrances Un témoignage met aussi en avant des cas terrifiants. Par exemple, un soldat a violé une enfant de 4 ans avant de la battre à mort avec une brique. Une fille de 5 ans a été violée en réunion avant d’être étranglée avec un lacet. Faire reconnaître le viol et la torture sexuelle comme crimes contre l’humanité… c’est fait depuis 2008. Mais rien n’a changé

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