Inde : suspension des envois postaux vers les États-Unis à partir de lundi
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Les compagnies aériennes à destination des États-Unis ont indiqué leur incapacité à accepter les envois postaux après le 25 août.
Reuters
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Les compagnies aériennes à destination des États-Unis ont indiqué leur incapacité à accepter les envois postaux après le 25 août.
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L'Inde va suspendre à partir de lundi « tous types d'envois postaux » vers les États-Unis, a annoncé samedi le ministère des Communications. Seules les lettres, documents et cadeaux d'une valeur maximale de 100 dollars continueront d'être acceptés. Une décision motivée par « la confusion » créée par les nouvelles règles douanières américaines.
Fin juillet, Washington a mis fin à l'exemption de taxes sur les petits colis entrant aux États-Unis. Désormais, les envois d'une valeur inférieure à 800 dollars seront soumis à une taxe de 15 %. Le décret américain impose que ces droits soient collectés par des transporteurs ou d'autres « parties compétentes » agréées. Mais, selon New Delhi, « plusieurs processus essentiels liés à la désignation des parties compétentes et aux mécanismes de collecte et de versement des droits restent indéfinis ».
Les compagnies aériennes à destination des États-Unis ont indiqué leur incapacité à accepter les envois postaux après le 25 août, en raison d'un « manque de préparation opérationnelle et technique ». Face à cette situation, l'Inde a choisi la suspension temporaire, en attendant des clarifications de Washington.
Ce durcissement des règles américaines ne touche pas que New Delhi. Plusieurs postes européennes - en France, en Allemagne, en Belgique, en Espagne et en Autriche - ont déjà annoncé l'arrêt de leurs expéditions de colis vers les États-Unis.
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Pour compenser les effets des surtaxes américaines, Narendra Modi, le Premier ministre indien, a promis une réforme de la taxe sur les biens et services (GST), évaluée par des économistes à plus de 10 milliards d'euros d'allègements annuels. Le chef du gouvernement a présenté cette initiative comme un « cadeau de Diwali », la grande fête hindoue en octobre, période de forte consommation.
La réforme viserait à simplifier le système actuel de quatre niveaux de taxation (5 % à 28 %) en deux niveaux. Selon Emkay Global, « environ 90 % des articles taxés à 28 % passeront à 18 %, et presque tous ceux de la tranche à 12 % basculeront à 5 % ». Les analystes de Motilal Oswal estiment que ces baisses pourraient « accélérer la reprise de la consommation » en générant des économies substantielles pour les ménages.
Encore incertaine, la réforme doit être validée par le Conseil de la GST, où siègent les États fédérés, et pourrait peser sur les finances publiques. Mais elle renforcerait la popularité de Narendra Modi, alors que les relations entre l'Inde et les États-Unis traversent leur plus grave crise commerciale depuis des décennies.
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(Avec AFP)
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