Julian Assange : "Les Etats-Unis jouent un sale jeu" avec les entreprises françaises

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Julien Assange, réfugié à l'ambassade d'Equateur de Londres depuis trois ans, s'est exprimé mercredi soir au journal télévisé de TF1, suite aux révélations d'espionnage des chefs d'Etat français par les Etats-Unis, fournies par son site WikiLeaks. Dans l'interview qu'il a accordée à Gilles Bouleau, il assure que d'autres révélations vont suivre, sans toutefois préciser la date, ni leur contenu :
Pour rappel, en 2013, Edward Snowden, l'ancien consultant de la NSA, choque l'Allemagne en révélant un vaste système de surveillance des conversations téléphoniques et des communications via l'internet des Allemands, y compris les plus hautes sphères politiques. Par la même occasion, on apprend alors qu'un des portables d'Angela Merkel aurait été mis sur écoute, et des SMS de la chancelière interceptés. Une pratique qui aurait pu durer pendant encore bien des années, notait alors le journal allemand Der Spiegel.
Hier soir, Julian Assange a déploré l'abandon des poursuites, il y a quelques semaines dans cette affaire d'espionnage en Allemagne : "Dans le cas de Merkel, il y a eu un procès qui a été entamé aux Etats-Unis, des poursuites, et il y a quelques semaines seulement tout cela a été annulé (...)."
Une réaction que le fondateur de WikiLeaks déplore. Ainsi, il demande à Paris tout en rappelant qu'on ne peut "piétiner la souveraineté de la France" d'adopter une position ferme et qui servira d'exemple :
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Dans son interview, le fondateur du lanceur d'alerte WikiLeaks explique que, "s'ils ont été ciblés (les présidents Chirac, Sarkozy et Hollande, Ndlr) c'est pour des raisons politiques, et pour des raisons économiques".
Julian Assange a également rappelé "que les autorités américaines consacrent plus de 60% du budget mondial du renseignement. Ils ont un budget tellement important que cela représente une menace pour l'indépendance et la souveraineté de la France et de l'Europe".
De plus, le co-fondateur de WikiLeaks estime que les grandes oreilles américaines auraient un impact direct sur la compétitivité :
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Fin 2013, le président Barack Obama s'était pourtant engagé à ce qu'il n'y ait pas d'écoutes de présidents ou de chefs de gouvernement de pays amis ou alliés, après des révélations sur l'ampleur du système de surveillance américain. Le journal The Guardian rapportait alors que pas moins de 35 chefs d'Etat étaient écoutés par la NSA.
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