L'inflation américaine à son plus bas, Biden salue le résultat
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Pour faire baisser l'inflation aux Etats-Unis, la Fed a plusieurs fois haussé les taux, qui ont atteint leur plus haut en plus de 20 ans.
Tom Brenner
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Pour faire baisser l'inflation aux Etats-Unis, la Fed a plusieurs fois haussé les taux, qui ont atteint leur plus haut en plus de 20 ans.
Tom Brenner
Soulagement pour le porte-monnaie des citoyens américains. L'inflation aux États-Unis est tombée en septembre à son plus bas niveau depuis février 2021, selon l'indice PCE, privilégié par la Fed, et publié ce jeudi. Et ce, à cinq jours de l'élection américaine dans laquelle la flambée des prix est un enjeu au rôle prépondérant.
Publié par le département du Commerce, l'indice d'inflation PCE a reculé à 2,1% sur un an, contre 2,3% en août, atteignant presque l'objectif de 2% fixé par la Banque centrale américaine (Fed). Sur un mois cependant, il repart à la hausse, à 0,2% contre 0,1%. Des chiffres conformes aux attentes des analystes.
Dans le détail, en excluant les prix volatils de l'alimentation et de l'énergie, l'inflation dite sous-jacente est stable sur un an, à 2,7%, mais enregistre également une légère accélération sur un mois, à 0,3% contre 0,2%. Une autre mesure de l'inflation, l'indice CPI, publié plus tôt dans le mois et sur lequel sont indexées les retraites, est également tombé en septembre à son plus bas niveau depuis février 2021, 2,4% sur un an.
Pour faire baisser l'inflation, c'est la Banque centrale américaine (Fed) qui a tenu la barre, et a relevé ses taux à leur plus haut depuis plus de 20 ans. L'objectif : peser sur le coût du crédit pour faire baisser la demande, et donc desserrer la pression sur les prix.
Mais, alors que l'inflation se rapproche de l'objectif de 2% sur un an — niveau considéré comme sain pour l'économie —, la Fed s'inquiète de voir le chômage flamber à son tour. Elle a donc, en septembre, commencé à abaisser ses taux, et devrait continuer lors de sa prochaine réunion, les 6 et 7 novembre, au lendemain de l'élection présidentielle américaine. Une baisse d'un quart de point de pourcentage est majoritairement attendue, selon l'estimation de CME Group.
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Le département du Commerce a par ailleurs indiqué ce jeudi que les revenus des ménages américains avaient augmenté plus vite en septembre qu'en août (+0,3% contre +0,2%), en raison notamment des hausses de salaires. Les dépenses ont elles aussi accéléré (+0,5% contre +0,3%). Cette « forte croissance », précisent Carl Weinberg et Rubeela Farooqi, montre à la Fed « qu'il n'est pas nécessaire de procéder à des baisses des taux agressives pour éviter une récession ».
A cinq jours de l'élection présidentielle, qui devra départager Kamala Harris et Donald Trump, le président Joe Biden a salué cette baisse de l'inflation, dans un communiqué de la Maison-Blanche. Le président démocrate a en outre accusé les républicains d'avoir « un programme d'augmentation des coûts pour les familles », à contrario de son camp, qui selon lui, propose « une réduction des coûts ».
Des mots qui illustrent l'importance de l'inflation comme sujet primordial dans la course à la Maison-Blanche. Tout particulièrement pour la candidate démocrate Kamala Harris, chez qui le sujet est une épine dans le pied, en tant qu'héritière du bilan de Joe Biden. La flambée des prix depuis 2021 - au cours de la reprise post-Covid, et alors que Joe Biden venait d'arriver à la Maison-Blanche -, handicape en effet le camp démocrate. Et ce, malgré la solidité de la croissance et de l'emploi américain, des prix en cours de décrue, et des salaires qui ont grimpé.
Près de la moitié des Américains (41%) déclarent que l'inflation est leur principale préoccupation économique pour cette élection, selon un sondage de Bankrate publié le 15 octobre. Cette part monte même à 56% parmi les électeurs républicains, mais n'est que de 28% parmi les démocrates.
Plantées sur des pelouses d'électeurs républicains, des panneaux affichent « Trump prix bas, Kamala prix élevés ». Donald Trump a encore promis, samedi dernier lors d'un meeting à New York, de rendre le coût de la vie « de nouveau abordable en Amérique », avec notamment des baisses d'impôts.
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L'inflation se stabilise en France
De l'autre côté de l'atlantique, en France donc, l'inflation semble se stabiliser. C'est ce que disent les dernières estimations provisoires de l'Insee sur le sujet, puisque après 1,1% en septembre, les prix à la consommation ont augmenté de 1,2% au mois d'octobre, sur un an. En outre, l'indice des prix à la consommation tricolore harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays européens, augmente de 1,5% en octobre, après 1,4% en septembre.
La « quasi-stabilité » des prix français en octobre, précise l'Insee, résulte « d'un ralentissement des prix des services et d'une baisse de ceux de l'énergie moins marquée sur un an qu'en septembre ». Tandis que les prix des produits manufacturés, de l'alimentation et du tabac semblent être sur des rythmes annuels proches de ceux de septembre. Pour mémoire, en octobre de l'année dernière, l'inflation française, sur un an, était encore de 4%.
(Avec AFP)
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