L'inquiétude des étudiants face au Brexit
Emma Helie
Emma Helie
La Grande-Bretagne est l'une des destinations phares des étudiants, dans le cadre du programme d'échange universitaire Erasmus +. Mais en sortant de l'Union européenne, les conséquences risquent d'être diverses pour le milieu universitaire.
En Grande-Bretagne comme au sein des pays de l'Union européenne, les étudiants s'inquiètent et ne savent pas s'ils pourront toujours bénéficier du programme "Erasmus +" de la même manière. "Je voulais étudier en Espagne mais je ne sais plus si je pourrai être candidat à un Erasmus si nous ne sommes plus citoyens de l'UE", s'inquiétait ainsi Jamie McAteer, étudiant Nord-irlandais de 18 ans, rencontré par l'AFP à Newry.
Le programme Erasmus +, permettait jusqu'alors aux étudiants de l'UE souhaitant effectuer leurs études ou un stage en Grande-Bretagne de le faire à un tarif préférentiel. Finalement, les étudiants qui s'apprêtaient à effectuer une année en Grande-Bretagne à la rentrée prochaine peuvent se rassurer, les conditions seront exactement les mêmes a confirmé le compte Twitter des universités du Royaume-Uni.
Par la suite, le processus de sortie de la Grande-Bretagne impliquera des changements pour le fonctionnement des accords entre le pays et l'UE. Plusieurs pistes sont envisagées, les étudiants de l'UE pourraient être amenés à payer leurs frais de scolarité aux même tarifs que les étudiants issus de pays hors de l'UE (des études à plusieurs milliers d'euros l'année).
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Tout dépendra des négociations à venir. Il serait aussi envisageable que des accords entre la Grande-Bretagne et le programme "Erasmus +" se mettent en place comme avec la Norvège ou la Suisse qui ne font pas partie de l'UE. C'est d'ailleurs ce pour quoi militent actuellement les universités de Grande-Bretagne, car pour elles aussi, les conséquences sont inquiétantes.
Selon le groupe des Universités du Royaume-Uni, repris par le quotidien The Telegraph, en 2012 / 2013, 5,5% des étudiants du Royaume-Uni venaient de pays européens, générant plus de 3,7 milliards de livres pour l'économie britannique et créant environ 34 000 emplois.
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