Brexit : Cameron temporise

 |   |  343  mots
Le 23 juin, lors d'un référendum, le Royaume-Uni a voté en majorité pour la sortie de l'Union européenne.
Le 23 juin, lors d'un référendum, le Royaume-Uni a voté en majorité pour la sortie de l'Union européenne. (Crédits : REUTERS/Reinhard Krause)
Le Premier ministre britannique a déclaré que le gouvernement n'invoquerait pas "pour le moment" l'article 50 du Traité de Lisbonne relatif à la sortie de l'Union européenne d'un pays membre. Un sommet européen doit avoir lieu mercredi entre les 27 États-membres pour discuter du Brexit.

"Nous devons déterminer le genre de relation que nous voulons désormais avoir avec l'UE." Prié par nombre de dirigeants européens d'invoquer rapidement l'article 50 du Traité européen de Lisbonne, le Premier ministre britannique, David Cameron, a déclaré lundi devant la chambre des Communes que Londres ne l'invoquerait pas à ce stade.

 "Le Royaume-Uni quitte l'Union européenne mais ne doit pas tourner le dos à l'Europe et au reste du monde", a-t-il déclaré devant le Parlement, revenu en session lundi après une pause pour le référendum qui a décidé un Brexit.

"Le résultat [du référendum] ne laisse aucune place au doute [...]. Il est clair à mes yeux, et le gouvernement a rendu le même avis ce matin, que la décision doit être acceptée", a-t-il ajouté, alors qu'une pétition sur Internet demandant un nouveau référendum approche des 4 millions de signatures.

     | Lire notre dossier Brexit : le Royaume-Uni vote pour la sortie de l'UE

David Cameron avait d'ores et déjà signifié qu'il laisserait le soin d'invoquer l'article 50 à son successeur, dont le nom, selon les instances du Parti conservateur, devrait être connu au plus tard le 2 septembre. Dès le résultat du référendum connu vendredi matin, le dirigeant a annoncé son intention de démissionner d'ici le mois d'octobre.

Les 27 ne veulent pas entendre parler de "pré-négociation"

S'exprimant pour la première fois depuis la victoire du camp du "Brexit", le ministre britannique des Finances, George Osborne, a déclaré lundi que l'invocation de l'article 50 ne devrait selon lui avoir lieu que lorsque le Royaume-Uni aura une "vision claire" des futurs arrangements avec l'Union européenne.

Du côté de Bruxelles, les "sherpas" des partenaires européens du Royaume-Uni sont d'accord pour qu'il n'y ait pas de négociations avec le Royaume-Uni sur ses futures relations avec l'Union européenne tant que l'article 50 du traité de Lisbonne n'aura pas été invoqué par Londres, a appris lundi l'agence Reuters de source française.

(avec AFP et Reuters)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :