Le yuan tombe à son plus bas niveau depuis 10 mois face au dollar
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. Sur un an, le billet vert s'est apprécié de près de 7% face au yuan. Le mouvement de la devise chinoise, qui reste sous le contrôle des autorités, reflète les affres de l'économie du géant asiatique.« Les difficultés des marchés chinois ont pris de l'ampleur au cours de la semaine écoulée, avec une série de données économiques décevantes et de nouvelles négatives concernant les secteurs de l'immobilier et de la banque », commente Tommy Wu, analyste chez Commerzbank, cité par l'AFP.
Ainsi, les ventes au détail ont été moins fortes qu'attendu en juillet, la production industrielle continue à ralentir. Pékin a même suspendu mardi la publication mensuelle de ses chiffres détaillés de chômage chez les jeunes, après le niveau record atteint ces derniers mois.
Le géant de l'immobilier chinois Evergrande, lui aussi lourdement endetté, a quant à lui requis jeudi son placement aux Etats-Unis sous procédure de faillite. La situation du groupe Country Garden préoccupait également les marchés. Leur situation illustre une crise de l'immobilier d'une ampleur inédite, dans un secteur qui, avec la construction, a longtemps représenté le quart du PIB (Produit intérieur brut) de la Chine.
« Des informations récentes ont également révélé que les statistiques officielles chinoises sous-estiment probablement la baisse des prix de l'immobilier », affirme Tommy Wu.
Pour le moment, les autorités n'ont pas réagi. « L'absence de mesures politiques pour résoudre les problèmes pourrait stimuler l'aversion au risque » et encore plus peser sur la devise, prévient Derek Halpenny, analyste chez MUFG.
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Pour stimuler l'économie, la Banque populaire de Chine (PBoC) avait annoncé plus tôt dans la semaine une réduction surprise de l'un de ses principaux taux d'intérêt (de 2,65% à 2,5%), suggérant « que la faiblesse de la demande intérieure et l'augmentation des risques financiers pèsent désormais plus lourd dans les décisions politiques que la stabilité du taux de change », selon les analystes d'ANZ.
(avec AFP)
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