Les nouveaux disrupteurs de la Silicon Valley vont conseiller Trump

Le président élu américain Donald Trump a annoncé mercredi la nomination de Elon Musk (Tesla) et Travis Kalanick (Uber) dans son "Forum stratégique", quelques heures avant la rencontre très attendue avec des patrons de la Silicon Valley.

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Le président élu américain Donald Trump a tendu la main mercredi aux patrons de la Silicon Valley.
Le président élu américain Donald Trump a tendu la main mercredi aux patrons de la Silicon Valley. (Crédits : © Jonathan Ernst / Reuters)

Travis Kalanick, PDG d'Uber, et Elon Musk de Tesla et SpaceX vont rejoindre l'instance qui réunit déjà 16 grands patrons américains et que Donald Trump consultera pour élaborer et évaluer sa politique économique. Ils sont les deux seuls dirigeants de la Silicon Valley à figurer dans ce Forum. La PDG d'IBM Ginni Rometty y est également mais "Big Blue" est basé à New York.

"L'Amérique a les entreprises les plus innovantes et vibrionnantes du monde et les patrons pionniers rejoignant ce Forum aujourd'hui sont au sommet dans leur secteur" respectif, s'est réjoui Donald Trump dans un communiqué.

Trump, "super patron" des patrons

Indra Nooyi, la PDG de Pepsico, sera le dix-neuvième membre de cet organe consultatif présidé par le patron du fonds d'investissement Blackstone, Stephen Schwarzman.

Le Forum compte déjà parmi ses membres les patrons de la banque JPMorgan Chase (Jamie Dimon), des studios Walt Disney (Bob Iger), du constructeur automobile General Motors (Mary Barra) ou de l'avionneur Boeing (Jim McNerney). Il devra éclairer M. Trump sur la manière dont "les mesures gouvernementales affectent la croissance économique, la création d'emplois et la productivité".

Les GAFA paieront-ils leur soutient à Clinton ?

L'arrivée de MM. Kalanick et Musk est une belle prise pour Donald Trump à qui le secteur technologique a réservé jusqu'ici un accueil plutôt froid.

La Silicon Valley a soutenu en grande majorité la candidate démocrate Hillary Clinton pendant la campagne électorale, à l'exception de Peter Thiel, co-fondateur de PayPal et investisseur de la première heure dans Facebook, aujourd'hui dans l'équipe de transition de Donald Trump.

Le président élu américain Donald Trump a tendu la main mercredi aux patrons de la Silicon Valley. Autour de la table, Jeff Bezos d'Amazon, Larry Page et Eric Schmidt d'Alphabet (Google), Sheryl Sandberg de Facebook, Brian Krzanich (Intel), Chuck Robbins (Cisco), Safra Catz d'Oracle, Elon Musk (Tesla et SpaceX), Ginni Rometty (IBM) et Satya Nadella (Microsoft), et quelques autres, sont restés impassibles pendant la brève allocution liminaire faite devant les journalistes au 25e étage de la Trump Tower.

Le sujet principal de la rencontre devait être l'emploi : le futur président, qui s'efforce de concrétiser sa promesse de rapatrier des milliers d'emplois partis dans des pays où la main d'oeuvre est bon marché, devrait les pousser à créer des emplois aux Etats-Unis. Il a déjà indiqué vouloir voir notamment Apple, dont les célèbres smartphones sont fabriqués en Chine, ouvrir une "très grande usine" aux Etats-Unis, "la plus grande et la meilleure".

Le secteur de la tech, qui a beaucoup profité de la mondialisation et emploie un grand nombre d'ingénieurs étrangers, pourrait souffrir en cas de mesures protectionnistes ou de restrictions sur les visas. La sécurité publique et le cryptage des données pourraient aussi constituer une source de conflit potentiel. Dans une lettre fin novembre, les GAFA avait réclamé au nouveau président des politiques pour "favoriser la croissance et l'innovation" et "un code fiscal qui motive davantage d'investissement et d'emplois ici en Amérique (et) qui conduise aussi à plus d'innovations dans les produits vendus autour du monde".

Le reste des discussions se tenait à huis clos.

(Avec l'AFP)

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Commentaires 3
à écrit le 15/12/2016 à 16:56
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Elon Musk... né sud-africain et arrivé aux USA à l'âge de 21 ans après 4 ans passés au canada, naturalisé américain à l'âge de 31 ans. Sergey Brin, cofondateur de Google, né russe ...

à écrit le 15/12/2016 à 16:48
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Il n'y a qu'une seule mesure protectionniste qu'il faudrait prendre aux USA, relever drastiquement le niveau d'exigence dans l'enseignement primaire et secondaire notamment en maths et sciences, de façon à ce que les Etats Unis cessent d'avoir un bes...

à écrit le 15/12/2016 à 10:52
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Trump "patron des patrons" c'est bel et bien à cela que ça ressemble, l'oligarchie et la ploutocratie guident le monde mais leur avidité engendre bêtise et incompétence permanente parce que aussi puissants qu'ils sont ils ont besoin d'un guide c'est ...

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