Macron reçoit Poutine avant le sommet du G7
Laurence Benhamou et Fabien Zamora, AFP

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Le maître du Kremlin est attendu au fort de Brégançon, résidence du président français en ce mois d'août, vers 16h. Après des déclarations à la presse, les deux dirigeants, qui s'étaient vus pour la dernière fois au G20 d'Osaka fin juin, aborderont les différentes crises qui secouent le monde. Avec cette rencontre, Emmanuel Macron tente d'arrimer Vladimir Poutine dans le multilatéralisme et les débats qui animeront le prochain sommet du G7, instance dont est exclue la Russie depuis 2014 et l'annexion de la Crimée.
Le dialogue "est nécessaire avec ce grand voisin qu'est la Russie", selon une source de la présidence française, alors que Moscou, qui entretient des relations compliquées avec les pays occidentaux, est incontournable dans plusieurs dossiers chauds internationaux. Libye, Iran, Syrie et Ukraine seront les principales crises au menu de cette "visite de travail".
En Ukraine, l'arrivée au pouvoir du président Volodymyr Zelensky est perçue par Paris comme porteuse d'opportunités pour avancer vers un règlement du conflit autour des provinces séparatistes pro-russes d'Ukraine.
Cette rencontre "est une tentative très utile pour sortir la France et si possible l'Europe d'une impasse" dans ses relations avec la Russie, a estimé l'ancien ministre français des Affaires étrangères Hubert Védrine, dans un entretien au Figaro samedi.
Depuis 2017, le Français et le Russe sont restés régulièrement en contact, sans qu'Emmanuel Macrons'abstienne de critiques.
Pour éliminer un point de crispation, la justice russe vient de libérer le banquier français Philippe Delpal, détenu depuis février sous l'accusation de fraude et désormais assigné à résidence. M. Macron avait évoqué son cas à plusieurs reprises avec le président russe.
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Sur la Syrie comme sur l'Iran, Paris explique vouloir demander au président russe "d'user de son influence" sur ses alliés.
La France juge "très préoccupante" la situation dans la province syrienne d'Idleb, où le régime est à l'offensive avec l'aviation russe, "nous avons un message très simple aux Russes: 'exercez votre influence auprès de Damas pour que cette opération cesse'", indique Paris, alors que la Russie participe militairement aux frappes du régime contre les rebelles, qui font aussi des victimes parmi les civils, et que la France craint à la fois un exode massif et la dispersion de groupes jihadistes dangereux.
La France espère enfin un appui plus fort de la Russie pour sauver l'accord sur le nucléaire iranien (JCPOA).
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Peut-être le président abordera-t-il aussi les arrestations massives de manifestants à Moscou qui réclament des "élections honnêtes". Lors de leur première rencontre es qualité à Versailles en 2017, M. Macron n'avait pas hésité à critiquer publiquement les arrestations d'homosexuels en Tchétchénie.
Laurence Benhamou et Fabien Zamora, AFP