Le président américain a annoncé augmenter les droits de douane sur les produits indiens à 50 %. Une sanction face aux achats de pétrole russe par New Delhi, accusés par Trump de financer la guerre en Ukraine.Pour faire plier Poutine, Donald Trump fait pression sur l'Inde. Ce mercredi, le président américain a annoncé augmenter les droits de douane les produits indiens importés aux États-Unis de 25 % à 50 %. Et ce, pour asphyxier l'économie russe et arrêter la guerre en Ukraine. « L'Inde n'achète pas seulement d'énormes quantités de pétrole russe, elle revend ensuite une grande partie de ce pétrole sur le marché pour réaliser d'importants profits », a-t-il affirmé.
Depuis le début de la guerre en Ukraine, la Russie a, en effet, réussi à maintenir une grande partie de ses exportations de pétrole malgré les sanctions occidentales, et ce, en grande partie grâce à l'Inde. Le pays dirigé par Narendra Modi a augmenté ses importations de brut russe qui représentent aujourd'hui environ 35 % de tout son pétrole contre seulement 2 % en 2021. Une demande telle qu'elle fait de New Delhi le deuxième importateur de barils russes, après la Chine, avec environ 1,6 million barils quotidiens. Et la demande indienne ne semble pas se tarir puisqu'elle a encore augmenté de 1 % depuis le début de l'année.
Une manne financière pour Moscou nécessaire à la guerre qu'il mène contre l'Ukraine. Ce qu'a bien compris Donald Trump qui, à défaut d'être écouté par Vladimir Poutine, souhaite asphyxier les finances russes en coupant le pays d'un de ses principaux financeurs.
Un pétrole bradé
Mais le gouvernement indien ne semble pas impressionné par les menaces américaines qui pourraient pourtant se traduire par une surtaxe de 100 % sur les exportations, selon les propos de Donald Trump. Qualifiant les surtaxes d'« extrêmement regrettables », l'exécutif a même refusé la demande américaine... avec fermeté. « Comme toutes les économies de premier plan, l'Inde va prendre les mesures nécessaires pour préserver ses intérêts nationaux et sa sécurité économique », a déclaré Randhir Jaiswal. Ce, avant que l'Inde déclare officiellement qu'elle comptait continuer à s'approvisionner en Russie.