Ne tirez pas sur l’ambulance des Nations unies !
François Clemenceau
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François Clemenceau
© LTD / DR
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John Kennedy avait dit de Dag Hammarskjöld qu'il resterait « le plus grand homme d'État du XX e siècle ». À la tête des Nations unies à partir de 1997, Kofi Annan avait ajouté : « Quelle meilleure règle de conduite pourrait se donner un secrétaire général que d'aborder chaque nouvelle crise en se demandant : qu'aurait fait Dag Hammarskjöld à ma place ? »
Ce diplomate suédois qui fut le deuxième chef de l'ONU, entre 1953 et 1961 - c'est-à-dire en pleine guerre froide - trouva la mort dans le crash de son avion alors qu'il tentait d'obtenir un cessez-le-feu au Congo, ce pays de toutes les guerres, probablement parce que c'était potentiellement - et encore aujourd'hui - le pays le plus riche d'Afrique.
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Au chevet des conflits, tous les secrétaires généraux des Nations unies ont fait ce qu'ils ont pu pour les prévenir ou en limiter l'impact. Mais, comme on le verra cette semaine tout au long de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le patron de l'ONU n'est pas le chef du monde. Il n'est que le représentant de ses souverainetés ajoutées, et son mandat a donc pour limite la somme de leurs antagonismes et de leurs contradictions. Ce qui n'empêche pas les Nations unies et ses agences d'œuvrer au quotidien pour soulager les souffrances du monde et aider ses pays membres les plus démunis à se développer. N'est-ce pas pour cette raison fondamentale que Dag Hammarskjöld, comme le rappelle cette semaine l'excellent site d'information International Intrigue, avait résumé cette ambition à ces mots : « Les Nations unies n'ont pas été créées pour emmener l'humanité au paradis mais pour la sauver de l'enfer » ?
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