Nouveau missile nord-coréen, "une menace pour la sécurité internationale"

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L’agence de presse étatique nord-coréenne KCNA a indiqué que ce tir a permis de lancer  un nouveau modèle de missile balistique stratégique de moyenne à longue distance, le Hwasong-12.
L’agence de presse étatique nord-coréenne KCNA a indiqué que ce tir a permis de lancer un nouveau modèle de missile balistique stratégique de moyenne à longue distance, le Hwasong-12. (Crédits : KCNA/via REUTERS)
Le régime communiste a déclaré, ce lundi 15 mai, avoir testé un nouveau type de missile d'une portée sans précédent selon plusieurs experts. A la suite de cette annonce, les Etats-Unis et le Japon ont réclamé une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU, qui pourrait avoir lieu demain.

La Corée du Nord fait dans la surenchère à l'armement. Alors que le régime communiste a effectué un nouveau tir de missile balistique ce dimanche 14 mai, le Japon et les Etats-Unis ont réclamé une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU. L'opération a été "personnellement" supervisée par le dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, qui a "étreint les responsables de la recherche balistique en leur disant qu'ils avaient travaillé dur pour réaliser de grandes choses".

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 Le leader nord-coréen Kim Jong Un lors de la visite d'une exposition le 13 mai dernier. (Crédits: KCNA/via Reuters).

Dans un communiqué, la porte-parole de l'OTAN, Oana Lungescu a déclaré que :

"Le lancement d'un nouveau missile balistique effectué ce matin (14 mai 2017) par la Corée du Nord est une autre violation flagrante d'une série de résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU, qui constitue une menace pour la paix et la sécurité internationale."

Une portée inédite selon les experts

Le missile a été tiré à un angle élevé pour éviter de mettre en cause la sécurité des pays voisins, rapporte l'agence Reuters. Il aurait parcouru 787 kilomètre atteignant une altitude de 2.111 kilomètres selon des indications de l'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA.  Dimanche, plusieurs experts ont estimé que ce nouvel essai, d'une portée supérieure à celle des tirs passés, illustrait les progrès du programme d'armement nord-coréen depuis le mois de février dernier.

Selon David Wright, membre de l'Union of concerned scientists et spécialiste en balistique, le missile aurait pu parcourir 4.500 kilomètres au plus, s'il avait été tiré à un angle normal. Kim Dong-yub, spécialiste de l'extrême-orient à la Kyungnam University de Séoul, juge lui que le missile aurait pu atteindre 6.000 kilomètres, soit une distance suffisante pour toucher Hawaï.

Les Etats-Unis inquiets

L'ambassadrice américaine aux Nations-unies Nikki Haley a dénoncé sur la chaîne ABC "la paranoïa du régime nord-coréen" et a rappelé que ce nouveau test n'était pas "le meilleur moyen" pour débuter un dialogue avec Donald Trump, comme le prévoyait un représentant de Pyongyang samedi dernier.

 "Il n'y a pas d'excuse pour justifier les actions de la Corée du Nord. [Le missile] est [tombé] près de la Russie. La Chine ne peut pas s'attendre à un dialogue. La menace est réelle."

Les autorités militaires américaines ont ajouté que "le commandement américain dans le Pacifique est pleinement engagé pour travailler étroitement avec nos alliés de république de Corée et du Japon pour maintenir la sécurité".

>> Lire aussi : Corée du Nord-Etats-Unis : une guerre est-elle possible ?

De son côté, Pékin a appelé toutes les parties à la retenue sans épargner son allié.

 "Les résolutions du Conseil de sécurité encadrent strictement l'utilisation de missiles balistiques par la Corée du Nord. La Chine s'oppose aux tirs auxquels la Corée du Nord a procédés qui sont contraires aux résolutions du Conseil de sécurité."

 La Corée du Sud prône une politique d'apaisement

Le nouveau président sud-coréen  Moon Jae-in a "condamné fermement" ce premier tir de missile nord-coréen depuis son investiture, qualifié de "violation claire" des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. "Le président a dit que, quoique la Corée du Sud reste ouverte à la possibilité d'un dialogue avec la Corée du Nord, cela n'est possible que si la Corée du Nord fait montre d'un changement d'attitude", a déclaré un porte-parole de la Maison bleue lors d'une conférence de presse.

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Le nouveau président sud-coréen Moon Jae-in, à la Maison bleue en conversation avec le président chinois Xi Jinping par téléphone le 11 mai dernier. (Crédits : Blue House/Yonhap via Reuters).

>> Lire aussi : Renouer avec la Corée du Nord, le défi du nouveau président sud-coréen

Le nouveau chef de l'Etat, dont les parents sont nés au nord de l'actuelle zone démilitarisée mais ont fui vers le sud pendant la guerre, prône une politique d'apaisement avec le régime communiste.

Le régime nord-coréen a multiplié ces derniers mois les tirs de missiles balistiques susceptibles de transporter une charge nucléaire, considérés comme des provocations par la communauté internationale.

>> Lire aussi : Corée du Nord : le régime annonce avoir acquis "le statut de puissance nucléaire"

(Avec agences)

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Commentaires
a écrit le 15/05/2017 à 17:24 :
Une petite bombe ciblée sur la tête du dictateur et rien que lui, bref un contrat et le tour est joué. Dans une dictature, c'est comme avec le vert solitaire, il faut couper la tête et c'est terminé.
a écrit le 15/05/2017 à 14:40 :
C'est pas vous qui nous avez fait un article pour nous dire que l'administration trump avait menti déjà plus d'une centaine de fois ?

Vous voulez que l'on vous rappelle les armes de destruction massive irakiennes ?

Étonnant comme sur certains sujets on doute complètement de trump affirmant que c'est un imbécile ou une brute mais par contre sur d'autres il est évident qu'il dit la vérité voyons...

La fabrique à opinion.

"Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges." Nietzsche
Réponse de le 15/05/2017 à 17:36 :
Les tests atomique de la Corée du Nord ne sont pas des inventions, et la brutalité envers son peuple du dictateur Kim Jong un l'est encore moins.
La Chine étant incapable de gérer cette situation, heureusement qu'il y'a les états-unis. Et même si on n'aime pas Trump, il est pourtant le seul en mesure de calmer cet excité.
Réponse de le 15/05/2017 à 19:47 :
"Et même si on n'aime pas Trump, il est pourtant le seul en mesure de calmer cet excité. "

A quel prix ?

Et figurez vous que pendant que vous allumiez tous trump il n'y a ne serait-ce qu'un mois que c'était un monstre et-c..., pour ma part je proposais d'attendre et de voir or maintenant de constater qu'il deviendrait un rempart contre la terreur nord-coréenne de la part des mêmes gens qui le critiquaient me fait mourir de rire.

Mais par contre totalement représentatif de notre société.

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