Paris suspend l'exportation en Turquie de "matériels de guerre susceptibles d'être employés en Syrie"
latribune.fr avec AFP

La France demande la tenue rapide d'une réunion de la Coalition contre Daech, explique le communiqué.
MURAD SEZER
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La France demande la tenue rapide d'une réunion de la Coalition contre Daech, explique le communiqué.
MURAD SEZER
"La France a décidé de suspendre tout projet d'exportation vers la Turquie de matériels de guerre susceptibles d'être employés dans le cadre de l'offensive en Turquie", ont annoncé samedi les ministère français des Armées et des Affaires étrangères. "Cette décision est d'effet immédiat", ont précisé les deux ministère dans un communiqué.
interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) a autorisé 460 nouvelles licences à destination de la Turquie (hors prorogation). Entre 2009 et 2018, la France a reçu de la Turquie, qui fait partie des quinze premiers exportateurs mondiaux de ventes d'armes, près de 600 millions d'euros de commandes (594,5 millions). Ce qui en fait un importateur d'armes tricolores modeste. D'où la relative facilité de la France à suspendre l'exportation des armements vers la Turquie. Sur la période 2009-2018, les industriels français ont livré pour 461,7 millions d'euros de matériels militaires à Ankara.
"La France réitère sa ferme condamnation de l'offensive unilatérale engagée par la Turquie dans le Nord-Est de la Syrie", poursuit le texte.
Une suspension analogue des ventes d'armes à Ankara a été annoncée vendredi et samedi par les gouvernements néerlandais puis allemand.
En réaction à la décision de Berlin, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, a assuré à la radio allemande Deutsche Welle que cette offensive dans le nord syrien était une "question vitale" et "une question de sécurité nationale, une question de survie".
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