Pétrole : l'Arabie Saoudite et la Russie réduisent (encore) leur offre
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Ce lundi, l'Arabie Saoudite et la Russie ont annoncé la réduction de leur offre de pétrole.
Reuters
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Ce lundi, l'Arabie Saoudite et la Russie ont annoncé la réduction de leur offre de pétrole.
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L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ferme encore un peu plus le robinet de l'or noir. Ce lundi, l'Arabie saoudite et le Russie, deux des trois plus grands producteurs mondiaux, ont annoncé une réduction de leur offre de pétrole. Alors que la première, qui fait partie de l'Opep, va diminuer sa production, la seconde, membre de l'Opep+, prévoit une baisse de ses exportations. Dans les deux cas, le but est de lutter contre la chute des prix et la forte volatilité des marchés auxquelles sont confrontées les pays producteurs alors que les retombées de l'invasion russe en Ukraine persistent et que la reprise économique de la Chine est toujours chancelante.
L'Arabie Saoudite a, en effet, annoncé poursuivre la baisse volontaire de sa production de pétrole en la réduisant d'1 million de barils pour soutenir les prix du baril en baisse.
Cette décision assure le maintien de la production à 9 millions de barils par jour pour le premier pays exportateur de pétrole.
La décision, annoncée en juin à la suite d'une réunion des producteurs de pétrole, a pris effet en ce début de mois de juillet.
Elle se poursuivra en août, et pourrait se prolonger, a déclaré le ministre saoudien de l'Énergie le prince Abdelaziz ben Salmane, en précisant que cette mesure était potentiellement « extensible ».L'Arabie Saoudite compte, en effet, sur des prix du pétrole plus élevés pour financer un programme de réformes qui pourrait permettre à son économie de se passer des énergies fossiles. Les analystes estiment que le royaume a besoin d'un prix du pétrole à 80 dollars le baril pour équilibrer son budget, bien au-dessus des moyennes enregistrées ces dernières années.
Même son de cloche en Russie.
Juste après l'Arabie Saoudite, Moscou a annoncé la réduction de ses exportations de pétrole brut
de 500.000 barils par jour au mois d'août, une mesure visant selon elle à « équilibrer le marché ».Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Au premier trimestre 2023, malgré les sanctions contre les hydrocarbures, les ventes de pétrole russe à l'étranger avaient atteint des records, notamment vers l'Asie où Indiens et Chinois se fournissent de plus en plus auprès de Moscou. « Les exportations russes de pétrole en mars ont atteint leur plus haut niveau depuis avril 2020 grâce à l'augmentation des flux de produits qui sont revenus à des niveaux observés pour la dernière fois avant l'invasion de l'Ukraine par la Russie », notait l'Agence internationale de l'énergie (AIE), basée à Paris, dans son étude mensuelle de mars.
La Russie avait, en outre, déjà annoncé au mois de février une baisse de sa production de brut de 500.000 barils par jour, une mesure qu'elle dit vouloir tenir jusqu'à fin 2024.
Du côté de la bourse, ce lundi offrait une quatrième séance consécutive de hausse au cours du pétrole.
À la suite de ces annonces, le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 0,80% à 76,01 dollars vers 10h50 GMT (12h50 à Paris). Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en août, gagnait 0,88% à 71,26 dollars.Déjà au mois d'avril, plusieurs membres de l'Opep+ avaient décidé de réduire volontairement leur production de plus d'un million de barils par jour. L'Irak, l'Algérie, l'Arabie Saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït, géants pétroliers du Golfe, avaient évoqué une « mesure de précaution » visant à stabiliser le marché. Cette décision surprise avait brièvement soutenu les prix, mais n'avait pas entraîné une hausse durable. La réaction des prix du pétrole était restée relativement limitée.
« Les inquiétudes sur la croissance mondiale dominent le marché » et empêchent les prix de l'or noir de décoller, estiment, en effet, les analystes de ANZ. Ils ajoutent néanmoins que « les baisses de production de l'Opep+ ne sont pas encore pleinement senties » et que, quand elles le seront, les prix devraient décoller.
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De manière générale, le Brent et le WTI ont cédé environ 12% au premier semestre, plombés par une demande chinoise qui peine à redémarrer après les longs confinements dus au Covid-19 et par les craintes d'une récession aux Etats-Unis.
Avec
AFP)latribune.fr