PODCAST Commerce, santé, paiements... Bienvenue dans une société du "sans contact"

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(Crédits : POOL New)
Talk Sapiens-La Tribune #10 | Pour prendre le temps de comprendre le monde d'aujourd'hui et d’anticiper celui qui vient, l’Institut Sapiens a développé en partenariat avec La Tribune un programme original réunissant chaque mois des experts qui décryptent un des grands enjeux du futur. Le dixième numéro de notre Talk Sapiens-La Tribune a abordé le thème de la distanciation par le numérique.

L'année 2020, marquée notamment par de longues semaines de confinement, s'est traduite en France par une accélération de l'usage des moyens de paiement dématérialisés, avec notamment une hausse "spectaculaire" du sans contact, a indiqué mardi la Banque de France lors d'une conférence de presse.

Le volume des moyens dématérialisés et numériques a ainsi gonflé durant le confinement pour représenter jusqu'aux deux tiers des opérations de paiement, hors usage des espèces. Après le déconfinement, il est redescendu à 60% environ, soit davantage que la part de 50% mesurée par la Banque de France en 2018.

Dans le même temps, le confinement a aussi accéléré la transformation numérique de la société. Multiplication par 10 du recours au télétravail (de 3% à 30% de population active), explosion de la télémédecine (1 million de téléconsultations par semaine en avril 2020, contre 600.000 sur toute l'année 2019), recours accru aux livraisons à domicile, le numérique s'est imposé comme un recours important pour assurer une continuité d'activité dans la société.

Mais derrière ces résultats, se déroule une véritable polarisation du monde. Le numérique avait apporté une promesse de liberté et d'égalité; il ne fait au final que renforcer la domination des grandes entreprises sur les petites, accentuer la fracture territoriale au profit des grandes métropoles connectées, et affaiblir notre démocratie en favorisant la diffusion d'infox.

Ces problématiques sont au cœur du 10e talk Sapiens-La Tribune, avec comme invités :

  • Olivier Babeau, président fondateur de l'Institut Sapiens, professeur à l'université de Bordeaux, auteur de « le nouveau désordre numérique » aux éditions Buchet Chastel.
  • François Momboisse, polytechnicien, président de la Fédération du E-commerce et de la Vente à Distance (FEVAD) et ancien membre du Conseil national du numérique.

Les débats sont animés par Philippe Mabille, directeur de la rédaction de La Tribune.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 23/09/2020 à 5:35 :
Et à la fin des rapports sociaux sans contacts, en mode Le meilleur des mondes ou the Island.
De toute façon, l'Histoire est en marche, car, au final, un régime d'essence dictatoriale finit par réguler la sexualité et la reproduction de son peuple. C'est l'une des prochaines étapes de la civilisation occidentale à tout le moins, le "nouveau" féminisme prônant la guerre des sexes en fait d'ores et déjà une réalité.
a écrit le 22/09/2020 à 20:44 :
Dans la réalité de tous les jours ?
Ceux qui osaient pas , ont osé les applications , un petit pas pour les citoyens et un pas de géant pour la société numérique.
a écrit le 22/09/2020 à 14:38 :
Avant on s'est déplacé à pied, à cheval, en carrosse, en canoë, ... puis vint le train à vapeur/charbon, le bateau, la voiture,le bus, le métro, l'avion, le vélo, la mobylette, la moto, le TGV ... Le nomadisme a gagné tous les territoires et la ville et la campagne se sont tournés le dos !

Un jour on s'est aperçu qu'il y a de plus en plus d'accidents et de décès, du réchauffement climatique, de la pollution, ... alors l'arsenal juridique s'est mis en place : radars, limitation de vitesse, promotion du vélo et de la trottinette... et grâce ou a cause du Coronavirus, on est livré chez-soi, on travaille chez-soi, on s'instruit chez-soi, on joue chez soi, on consulte chez soi, on commandera les robots à distance et pas que ... pas tous bien sûr !
Avec la 5G, la fibre optique, l'IA, les milliards d,'objets connectés... c'est quoi chez-soi ? C'est quoi la ville ? La campagne, la boulangerie, ...
Et a quoi ressembleront le véloet le radar du numérique ?
Bon appétit
a écrit le 22/09/2020 à 12:24 :
...et on "baise" comment?
Réponse de le 22/09/2020 à 17:13 :
Ça va venir :


La peur de la deuxième vague fait trembler les Bourses
a écrit le 22/09/2020 à 10:58 :
Sans contact, dit on, il n'y a plus d'échange! Les relations humaines en sont rendue difficile!
a écrit le 22/09/2020 à 9:27 :
Impossible de ne pas distinguer chacun de ses éléments si vous voulez en retirer une conclusion constructive étant donné que le sans contact bancaire ça fait longtemps que le consortium européen financier nous y mène par la force car générant d'énormes intérêts pour lui et lui seul.

Dans le commerce AMAZON est là pour nous rappeler que le mouvement lié à la livraison à domicile des biens que nous achetons se généralise depuis longtemps maintenant, phénomène motivé surtout par des prix beaucoup moins chers à l'achat pour le consommateur et une capacité de comparer via internet gigantesque.

Dans la santé la "télémédecine" a surtout brillé par son inefficacité avec des retours d'expériences catastrophiques ce qui était largement prévisible étant donné que ce sont les retraités qui passent le plus de temps chez les généralistes pour des renouvellements d'ordonnances en plus de parler systématiquement de toute sa famille au médecin et des gens que l'on connaît. Par chez moi je ne vais pas chez le médecin vu qu'il faut se taper plus de 4 heures d'attente générée essentiellement par tout ces gens bien trop angoissés par eux-mêmes mais je ne m'en porte pas plus mal. Nietzsche disait que dans la mesure du possible il fallait éviter le médecin et chercher à trouver des solutions au sein de son propre mode de fonctionnement.

Non le véritable phénomène générant une inconnue qui donne le tournis c'est l'absence de contact physique lors des rapports sociaux, je pense que les femmes peuvent y gagner évitant d'avoir à embrasser tout ces gens même si elles sont sympas ça doit être franchement pénible à la longue mais il ne faudrait pas que cela se transforme en rejet de la classe féminine ou bien plus globalement en rejet de l'autre.

Ne pas oublier que la cupidité maladive de notre oligarchie les a complément abruti et que vu qu'ils ont tous les pouvoirs ont peut s'attendre aux pires initiatives venant ce celle-ci, ne jamais oublier, jamais, que c'est l'oligarchie allemande qui a installé Hitler au pouvoir et que celle-ci n'a même pas été punie après guerre, qu'on l'a laissé telle qu'elle.

Alors certes nous sommes nombreux heureusement à ne pas dépendre de l'oligarchie allemande mais nous dépendons tous d'une oligarchie qui a sauvé les fesses de celle-ci.

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