Pourquoi la croissance des salaires est trop faible selon l'OCDE

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(Crédits : BLOOMBERG)
Les séquelles de la crise dans les pays développés sont encore visibles pour de nombreux travailleurs qui n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de revenu depuis 2008. La trop faible croissance des gains de productivité explique, en partie, cette lente évolution des salaires selon un nouveau rapport de l'OCDE.

Dix ans après la crise, le marché du travail dans les pays développés est loin d'avoir retrouvé des couleurs. Si l'économie mondiale s'est redressée jusqu'en 2017, la situation de l'emploi demeure dégradée dans un bon nombre de pays. La lente baisse du chômage en France illustre toutes les difficultés pour les chômeurs à retrouver un emploi stable et bien rémunéré. Au delà de l'emploi, la question des salaires est au centre des préoccupations pour beaucoup de travailleurs.

D'après un rapport de l'OCDE publié ce mardi 4 décembre, dans la plupart des pays de développés, "la croissance des salaires reste faible. De plus, la croissance de la productivité est passée de 2,5% environ avant la crise à approximativement 1,25 sur les cinq dernières années, tandis que les inégalités n'ont jamais été aussi marquées."

Pour le secrétaire général de l'institution internationale Angel Gurria, "le revenu disponible moyen des 10% les plus riches est environ neuf fois et demi supérieur à celui des 10% les plus pauvres dans la zone OCDE, alors qu'il n'était que sept fois supérieur il y a 30 ans."

Alors que le gouvernement français est actuellement confronté à l'exaspération et la colère de milliers de gilets jaunes, cette nouvelle publication pourrait venir alimenter les débats sur le pouvoir d'achat et les disparités de revenus.

 

Lire aussi : "Gilets jaunes" : un impact économique "sévère et continu" selon Le Maire

De faibles gains de productivité

La dégradation de la productivité au travail dans les pays développés inquiète particulièrement les experts de l'organisation basée à Paris. "Depuis ces vingt dernières années, la croissance de la productivité tend à ralentir dans presque toutes les économies de marché, développées et émergentes." En parallèle, les salaires médians ont progressé encore moins vite que cette productivité, "rendant la croissance moins inclusive." Pour les travailleurs faiblement ou moyennement rémunérés, les salaires ont stagné, voire diminué.

Les auteurs du rapport expliquent cette érosion "de la productivité par un moindre accroissement de l'intensité capitalistique (croissance du capital par travailleur) et une moindre croissance de la productivité globale des facteurs."

Ce coup de mou des gains de productivité freinerait sérieusement l'amélioration des niveaux de vie. "Les salaires médians réels ont progressé à un rythme inférieur à celui des salaires moyens réels, dans la grande majorité d'entre eux, si bien que les inégalités salariales se sont creusées"  rappelle le document.

Par ailleurs, les économistes soulignent que "la répartition des revenus s'est de plus en plus orientée vers le capital au détriment du travail, et la répartition des revenus et de la richesse est de plus en plus inégale."

 

Lire aussi : Inégalités : Stiglitz plaide pour une autre approche

Le danger de la polarisation du marché du travail

Outre les faibles gains de productivité, la polarisation accrue du marché du travail suscite de vives inquiétudes chez les économistes. Le processus de désindustrialisation entamé depuis plusieurs décennies dans les pays de l'OCDE a profondément transformé le travail. Ce processus "s'est traduit par des transferts massifs d'emplois du secteur manufacturier vers celui des services."

Dans le même temps, le poids de travailleurs dans l'emploi moyennement qualifié a chuté d'environ 10 points de pourcentage tandis que "celle des travailleurs peu qualifiés et très qualifiés a augmenté."

La montée en puissance des robots dans l'économie et les chaînes de production pourraient encore accentuer cette polarisation. Si les chiffres relatifs à la part d'emplois automatisables sont loin de faire l'unanimité, la plupart des économistes s'accordent à dire que beaucoup d'emplois vont être transformés dans les années à venir. Ces mutations posent la question fondamentale de l'apprentissage et des compétences pour des travailleurs parfois confrontés à une accélération des transformations ou des destructions d'emplois.

"Un marché du travail qui offre aux actifs occupés la possibilité de développer constamment leurs compétences non seulement stimule la croissance de la productivité, mais concourt également à en distribuer plus largement les gains."

Lire aussi : Automatisation : l'emploi et les compétences au centre des inquiétudes

Favoriser les emplois de qualité

Face à la précarisation de l'emploi, les experts de l'OCDE préconisent d'élargir les prestations sociales à plus grand nombre de travailleurs. "Mettre en place de nouveaux régimes de prestations spéciaux ; faire une plus grande place aux régimes non contributifs ; appliquer un niveau minimum de prestations sociales."

Par ailleurs, le développement de l'économie des plateformes ces dernières années a parfois amené les travailleurs indépendants à effectuer des missions à la tâche, à l'instar des livreurs à vélo. Si ces travailleurs ne représentent qu'une faible partie de la population active, ils sont parfois confrontés à de véritables difficultés en cas d'accident du travail ou de période d'inactivité. "De plus, ils perçoivent en général une rémunération inférieure, reçoivent moins de formation et souffrent davantage de tensions au travail."

Enfin, certaines catégories de population sont parfois surreprésentées. "En général, les femmes, les jeunes, les travailleurs les moins qualifiés, les salariés de petites entreprises et les immigrés."

Pour améliorer la situation de ces travailleurs, l'OCDE recommande aux pouvoirs publics "de s'efforcer d'offrir une protection adéquate à tous les travailleurs." En France, le dernier arrêt rendu la semaine dernière par la Cour de cassation ouvrant la voie au salariat pour un ancien livreur de Take Eat Easy pourrait constituer un tournant pour tous ces travailleurs au statut souvent précaire.

 

Lire aussi : Coursiers à vélo : et si le salariat était possible ?

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Commentaires
a écrit le 06/12/2018 à 14:26 :
Les premiers responsables sont les banques à qui on permet de prendre des risques énormes avec votre argent sur vos comptes sur lesquels vous payez en sus des agios et des frais extraordinaires.Faites le test de comptabiliser vos frais.Ensuite les compagnies d'assurances qui veulent installer un mouchard dans votre bagnole et font payer des primes énormes et un jeune ne peut pas assurer son véhicule neuf en tous risques alors que c'est devenu le seul moyen de trouver du boulot et de se déplacer.(voir les taxes et les frais sur un contrat d'assurances)L'assuré devient un sponsor de la compagnie et il n'y a plus "mutuallisation" des risques càd chacun pour soi grâce à la doctrine néeolibérale tant aimée dans les commentaires car nous sommes devenus des veaux hypnotisés que dis-je des bas de cordées,des riens,des gaulois réfractaires à la tonte par Jupiter.Merci aux gilets jaunes d'inverser cette tendance et j'espère qu'ils seront mis au ban de la société mais retrouveront du boulot sans problème comme Fillon.A propos qui a payé depuis 2008 et la débacle de Lehman brothers et les dérives financières usa et les banques européennes gavées de fric facile?J'attends une réponse.
a écrit le 05/12/2018 à 23:53 :
L'érosion de la productivité est moins en cause que la finance spéculative et l'optimisation fiscale ! Taxons les GAFA à hauteur de ce que l'économie européenne leur fait gagner. La diminution de la pression fiscale induite par cet impôt sur les entreprises (notamment du numérique) contribuera à élever le revenu disponible de la plupart des français.
a écrit le 05/12/2018 à 23:31 :
Pour info contraire à ceux qui veulent baisser les salaires: il existe des moyens simples de se débarrasser de ces dettes qui vous terrorisent: barrières douanières et inflation. Ce n’est pas très corporate de dire ça, mais c’est en revanche très efficace. Et franchement, ce serait normal et souhaitable. C’est à négocier, mais il me semble que notre balance commerciale est déficitaire... Non? Du coup, on a toutes les cartes en main. Comme est en train de le prouver Trump. De toute manière, les banques et les créanciers détestent les impayés plus que les pertes de valeur. On a toujours fait comme ça. Quand il y a peu de dettes, le banquier est apprécié. Quand il y en a trop, on brûle les dettes (mais plus le banquier de nos jours, on est civilisé).
a écrit le 05/12/2018 à 12:33 :
C'est effarant de lire les commentaires débiles.Il semblerait qu'il est impossible d'augmenter les salaires.Comment expliquer la fortune d'Arnault et de Gates dont celle-ci a été possible grâce au travail de tous leurs Salariés.Ils ont investi OK mais est-ce l'argent hérité ou prêté par la communauté(l'épargne privée et publique)les autorise à pareil enrichissement bien aidé en cela par les politiciens(certains Sarkho sur le yacht de Bolloré Arnault avec Squarcini etc)La richesse est crée(pas seulement à travers le PIB mais tous les paradis fiscaux croulent sous le fric fraudé et blanchi et il faudrait se résoudre à ne pas augmenter les salaires de manière décente.Ayant été directeur dans une banque,je peux affirmer que les coffres sont remplis avec l'argent fraudé par les indépendants et les professions libérales,ces malheureux qui déclarent ce qu'ils ont décidé de déclarer mais dont les enfants feront les grandes écoles(ENA par exemple pour Macron,Hollande.....)et ce sont leurs enfants qui détiendront le povoir économico-financier passeront par Bercy et finiront dans le privé avec des revenus importants(Fillon et tutti quanti)Un salarié est taillable et corvéable et c'est plus simple de le faire payer)Le vrai problème c'est qu'on privilégie l'économie de l'offre(aide aux entreprises) au dépens de l'augmentation des salaires qui permettrait d'augmenter la consommation( augmentation des rentrées tva et des recettes de l'Etat via les impôts )mais les tenants de l'offre vous diront que cela augmentera l'inflation et on se mord la queue(on peut bloquer celle-ci par un blocage sur les prix indispensables tels la nourriture,les assurances,les frais bancaires à interdire si un revenu est versé sur le compte et permettre la suppression de tous les frais liés au compte y compris pas d'agios jusqu'à un débit de 300 euros )Augmenter la tva sur les portables à 50 % et augmenter les garanties d'utilisation à 3ans ou plus.Etc
a écrit le 05/12/2018 à 11:04 :
... de parler de hausses salariales abusives, faudrait peut-être parler d'impératives hausses de productivité; celle-ci étant lamentable en france. ne parlons même pas du manque de compétences, de savoir-faire et de courage des "travailleurs" (ah oui, vraiment ?) français. Déjà qu'ils ne travaillent - officiellement - que très peu d'heures et qu'ils en font encore moins dans les faits concrets (temps perdu devant la machine à café, temps perdu devant les sites Internet, avec les réseaux sociaux, avec les mails privés etc etc), faudrait pas, en plus,augmenter les salaires quand même ! C'est bien d'en foutre toujours moins et de vouloir toujours plus de pognon. On s'en fout, ce sont les méchants patrons et les "sales riches" qui payent. Mais c'est une équation qui ne marche pas et la situation socio-économique de la france le prouve toujours davantage. ce qu'il faut, c'est augmenter la productivité. travailler - réellement !! - 48 h/semaine à raison de 6 jours prestés et de 8 heures réellement prestées par jour (heures auxquelles on rajoute entre 1h et1h30 pour les pauses, le temps de midi etc etc). Quand les français commenceront à travailler plutôt que s'écouter pérorer et remuer de la paperasse juste pour faire du vent, il pourront prendre la parole. En attendant, on ne paye pas (encore plus §) les fainéants et les incompétents pour ne rien faire de correct et de productif. Avant de parler pognon, petits français, mettez-vous - enfin ! - au boulot; Votre pays ne sera plus au moyen-âge et arriéré par rapport aux pays compétitifs et développés qui sont, eux au moins, en phase ascendante. Ah oui : mais là, les gens bossent pour de vrai !
a écrit le 05/12/2018 à 9:09 :
L'OCDE n'est pas au bout de ses mauvaises surprises. Elle oublie que l'activité économique et la fameuse "productivité" reposent sur d'abondantes ressources naturelles (accessibles sans trop d'efforts) alors que beaucoup sont en cours de raréfaction, que la population explose et accroît ses prélèvements et que l'environnement se dégrade profondément (le climat n'est qu'un problème parmi d'autres). Il faut sortir de la fonction de production de Solow : Y = c K^a W^b avec un coup de pouce du progrès technique et c tendant à augmenter. Nous ne reviendrons jamais aux années 50.
a écrit le 05/12/2018 à 8:40 :
Prenez le cas de la Suisse. Avec un salaire net mensuel équivalent à 4.000 euros, il est impossible de se loger correctement seul à Genève. Et avec des revenus mensuels nets équivalents à 2.500 euros, on a droit à des aides sociales parce que l'on est considéré comme sous le seuil de pauvreté. Augmenter les salaires de manière inconsidérée est une absurdité parce que tout le reste augmente forcément dans le même temps : non seulement les produits et services, mais aussi toutes les taxes s'y rapportant (x % de tva sur 10 euros ou le même taux de tva sur 100 euros, ça fait beaucoup plus d'argent dépensé, même si le taux est identique). Si les salaires augmentent (et, notamment dans le cas de la france, de manière totalement abusive), tout augmente aussi. Et en finalité, personne n'a plus d'argent à la fin du mois. Du coup, il faut encore augmenter les salaires. Et du coup aussi, tous les produits et services coûtent encore beaucoup plus cher. Et ainsi de suite. Une course à l'échalote qui n'est plébiscitée que par quelques économistes mercenaires qui ont tout intérêt à faire augmenter les salaires (et donc les impôts et les taxes, forcément, histoire d'encore conforter les gaspillages de l'état) et par des crétins qui sont trop stupides que pour réfléchir; Ce n'est pas augmenter les salaires qu'il faut faire, mais les baisser drastiquement; Car quand, à case des salaires, tous les produits et services auront encore augmenté, il faudra envisager de nouvelles "aides" et de nouveaux "accompagnements" (d'où plus d'impôts, par la force des chose) pour ceux que l'on appelle les plus démunis. Qui, en bons assistés typiquement français, préfèrent s'abonner à la tv, s'acheter le dernier smartphone ou la dernière box de jeux, plutôt que se chauffer ou bouffer correctement. Hausser les salaires ? C'est une ineptie intenable qui ne mène nulle part. Baisser les salaires est la voie vers plus de compétitivité internationale, plus de PIB et donc moins de chômage. Faut vraiment être demeuré pour ne pas arriver à comprendra ça. Augmenter les salaires, c'est augmenter tous les coûts, toutes les taxes et tous les impôts pour, en fin de compte, avoir moins d'agent à la fin du mois. Ca, c'est vraiment intelligent et productif !
Réponse de le 05/12/2018 à 12:57 :
raisonnement très juste et même, dirais-je, irréfutable. L'exemple de la Suisse est d'ailleurs bien choisi : les Suisses gagnent beaucoup plus que les français mais payent tout beaucoup, beaucoup plus chers. Et, en plus, eux, ils payent leurs impôts ! Avant de critiquer de manière débile les "riches", les "patrons" et ceux qui détiennent le vrai pouvoir économique, il faudrait que les français commencent à faire quelque chose de tout nouveau pour eux : travailler réellement ! Et pas seulement quelques heures par semaine. Si les "riches" sont riches, c'est parce qu'ils ont eu le courage de prendre des risques, d'investir, de faire vivre de très nombreux salariés etc etc. Il n'est que juste qu'ils en retirent le plus de bénéfices possible. Sinon, à en écouter certains, ce ne serait plus de l'investissement, mais de la vulgaire charité en faveur des assistés et de la piétaille fainéante. Cela dit, poursuivre les augmentations salariales abusives ne conduira qu'à une chose : tous les produits et services deviendront encore plus onéreux et ceux qui demandent des hausses salariales aujourd'hui n'auront pas plus d'argent en poche à la fin du mois. Et même peut-être moins. Que tous ceux qui se plaignent sans y réfléchir de fins de mois difficiles commencent à investir, quitte à emprunter : bien réalisés ,des investissements peuvent être juteux. Rien ne les empêche de devenir à leur tout investisseurs, entrepreneurs, "patrons"... plutôt que de rester dans un statut de salarié où, en plus de ne rien foutre, ils n'arrêtent pas de râler et de mendier. Et qu'ils commencent aussi par consommer de manière plus intelligente... si possible. Faire ses courses dans les grandes surfaces quand on se plaint de ne pas avoir assez d'argent est une aberration totale. S'offrir des nouveaux smartphones, des grandes télés, des box et des abonnements pas vraiment indispensables quand on prétend ne pas arriver à boucler son mois ou bouffer correctement est un comportement crétin et amoral. Mais bon : il est toujours plus facile de réclamer des salaires plus élevés (en échange de quoi de plus pour l'entreprise ?) que se retrousser les manches et prendre sa vie et ses budgets en mains. Une pitoyable mentalité de mendiants et d'assistés. Ca, au moins, les français savent faire !
a écrit le 05/12/2018 à 7:35 :
Parce que l'argent s'évapore. Avant on achetait un produit chinois à une marque française dans une boutique française. Tout cet argent restait en France, à part la partie productive (quelques pourcents qui retournait en Chine) et pouvait être ré-investi localement en salaires, impôts et dépenses.
Aujourd'hui les gens achètent des produits chinois à une marque chinoise qui vend sur un site marchand basé en Irlande (Amazon). Pratiquement tout cet argent sort de France. Les premiers responsables de leur malheur sont les français eux-mêmes.
a écrit le 05/12/2018 à 0:45 :
Analyse intéressante, on s'en serait douté tout de même, dans mon coin en pays de la loire il y a partout des panneaux recrute recrute!
Ils nous font franchement rigoler!, Le fiston s'est fait un contrat d'intérim dans une boîte comme soudeur, contrat fini cdi proposé à 1000€ par mois!, il en a qui ne doutent de rien, faut jamais accepter un cdi derrière un contrat d'intérim sauf s'il est identique à ce touchait avant ,un peu moins de 1500€,
Puis faut être (?) pour accepter de toucher moins que l'assedic.
a écrit le 04/12/2018 à 21:50 :
" Mettre en place de nouveaux régimes de prestations spéciaux ; faire une plus grande place aux régimes non contributifs ; appliquer un niveau minimum de prestations sociales." : L'OCDE qui a pour mission de promouvoir le libéralisme économique, le libre-échange, la flexibilisation du marché du travail .... se préoccupe tout à coup de prestations sociales, d'aide aux statuts les plus précaires ! Les gilets jaunes auraient ils envahi son siège du château de la Muette dans le 16 ème ? La répartition des revenus orientée vers le capital plutôt que vers le travail : bonne piste en effet, ce qui ne favorise pas les gains de productivité , c'est sûr ! Mais ce n'est pas un statut de salarié des livreurs de Take Eat Easy qui changera les choses ...
a écrit le 04/12/2018 à 20:29 :
Comment expliquer que les grands patrons de toutes les grandes entreprises et les quelques (entre 5 ou 10) managers qui les entourent ont des salaires qui augmentent de 10 voir 14%, doublés par des milliers d'actions gratuites et des fortunes en stock-options, tandis qu'ils donnent une aumône de 1% à tous les autres salariés. Le salarié de base n'arrive plus à supporter cela. Le feu couve partout depuis longtemps.Tous ces goinfres n'ont qu'à bien se tenir, les gilets jaunes annoncent de mauvais jours.
a écrit le 04/12/2018 à 18:45 :
Cher Bob,ton commentaire macronien est effarant.C'est bien connu il suffit de traverser la rue(Macron te tiendra la main au passage piétons)pour trouver du boulot et s'enrichir ou prendre un vélo pour livrer des pizzas.Tu est probablement indépendant car s'enrichir en étant salarié est impossible.Ayant une carrière de directeur salarié d'une agence bancaire je peux te l'affirmer mais il est vrai que les indépendants déclarent ce que l'expert fiscal leur conseille et la plupart fraudent(pour un salarié c'est impossible)mais c'est vrai que les indépendants et les professions sont altruistes contrairement aux fainéants de salariés qui ne prestent que 35H alors que l'on a des millions de chômeurs goinfrés d'allocations sociales.
a écrit le 04/12/2018 à 18:41 :
Cher Bob,ton commentaire macronien est effarant.C'est bien connu il suffit de traverser la rue(Macron te tiendra la main au passage piétons)pour trouver du boulot et s'enrichir ou prendre un vélo pour livrer des pizzas.Tu est probablement indépendant car s'enrichir en étant salarié est impossible.Ayant une carrière de directeur salarié d'une agence bancaire je peux te l'affirmer mais il est vrai que les indépendants déclarent ce que l'expert fiscal leur conseille et la plupart fraudent(pour un salarié c'est impossible)mais c'est vrai que les indépendants et les professions sont altruistes contrairement aux fainéants de salariés qui ne prestent que 35H alors que l'on a des millions de chômeurs goinfrés d'allocations sociales.
a écrit le 04/12/2018 à 16:43 :
Les salaires augmentent peu car il y a peu d'inflation, il y a la concurrence des pays en cours de développement, il y a aussi une manque de qualification : cherchez un plombier compétant, c'est très très rare . le lavage de cerveau des 30 dernières années fait encore des ravages. On manifeste et on casse pour faire comme les autres, en plus on nous laisse faire.
Réponse de le 04/12/2018 à 18:16 :
Un exemple :
Le CAP soudeur a été fermée par l'Education nationale en 1988.
a écrit le 04/12/2018 à 15:14 :
On se demande pourquoi il y a un nombre grandissant de democratie qui se tournent vers les populistes, la raison est pour partie dans ces chiffres. Stagnation des salaires, explosion des inegalites avec des riches qui ne cessent de s'enrichir... L'histoire ne se repette pas mais c"est 10 ans apres le crash de 1929 que la 2nd guerre mondiale a eclatee. On a eu la pire crise depuis 1929 voila 10 ans, et on a prete aux banques et aux plus riches a des taux zero ou proche de zero quand on coupait les depenses sociales, les hausses de salaire , la protection sociale, qu'on saisissait des maisons et des biens ..
Réponse de le 04/12/2018 à 15:26 :
"Des riches qui ne cessent de s'enrichir" ??? Mais, cher Bob, personne ne vous empêche d'en faire autant !! Ce serait - improbable en france, certes - le nivellement par le haut et pas le très franchouillard nivellement par le bas. Ah oui mais... Pour "s'enrichir", comme vous dites, encore faut-il prendre des risques et bosser plus que les 35 misérables petites heures hebdomadaires, dont une grande partie passée à glander devant la machine à café, sur les réseaux sociaux ou Internet. Le tout aux frais des employeurs, des investisseurs et des "riches", justement... Quand les français cesseront d'être des assistés chroniques vivant d'"aides" diverses et d'"allocations" somptuaires (dont les scandaleuses alloc familiales et "de rentrée" - que ceux qui font des gosses les assument financièrement !) et de fainéants, le pays, l'économie et le portefeuille de chacun s'en porteront mieux. Au lieu de critiquer les "riches", retroussez vos manches et tentez d'en faire autant ! Après, vous pourrez discuter. Avant, par contre...
a écrit le 04/12/2018 à 14:26 :
... rémunérer les salariés français en fonction de leurs compétences et productivité REELLES (ne parlons pas du temps passé à la machine à café ou sur les réseaux sociaux aux frais des employeurs), il faudrait diviser les salaires par deux ou trois; Et encore ! Ce serait toujours cher payé pour pas grand-chose de bon !
a écrit le 04/12/2018 à 13:05 :
Quel mystère ! Renvoyons à la mesure du mastrichien Delors, ci-devant socialiste, qui a desindexé les salaires… : depuis les dividendes flambent et la part des salaires baisse tous les ans à proportion dans le pib…
a écrit le 04/12/2018 à 13:02 :
Il est complètement stupide et fondamentalement contre-productif de vouloir encore augmenter des salaires, notamment dans la plupart des pays européens, france en tête. Il ne faut pas s'appeler Einstien ni avoir fait de longues études d'économie pour comprendre avec réalisme que les augmentations constantes de revenus sont une idiotie sans nom. D'une part, avec des salaires toujours plus élevés, les entreprises occidentales, européennes et françaises sont toujours moins compétitives par rapport à celles d'autres rands pays producteurs. Notamment asiatiques, mais pas uniquement. Avec des salaires trop élevés, comme c'est déjà le cas actuellement, les entreprises françaises perdent inévitablement des marchés, sont contraintes de moins produire et donc de licencier. Dans ce cadre, les hausses aberrantes de salaires sont un facteur de non-compétitivité, de marchés loupés, de faillites et de chomage. Voilà pour le premier point qui s'intéresse plus à l'international. Mais sur la scène nationale, c'est hausses inconsidérées de salaires sont aussi complètement idiotes et encore plus contre-productives. Si une entreprise augmente ses salariés, cela implique que les produits qu'elle commercialise coûtent forcément plus chers. Donc, pour que ces produits trouvent preneurs, encore faut-il que les autres salariés et ouvriers voient aussi leurs salaires augmenter. Du coup, ces derniers demandent aussi des hausses de salaires. Et ce qu'ils produisent coûte aussi toujours plus cher. Inévitablement, les salaires sont plus élevés, les services et produits sont forcément toujours plus chers (voire totalement surfaits) et, au final, tout le monde a un peu moins dans son portefeuille à la fin du mois. Dans ce contexte, les injustifiables hausses de salaires sont un frein à la consommation intérieure et au PIB. Elles provoquent ici aussi des baisses des ventes, des fermetures d'entreprises et donc du chômage. Ce qu'il faut, c'est impérativement baisser tous les salaires, en france notamment, afin que les services et produits retrouvent des justes prix sur la scène intérieure et que les entreprises hexagonales retrouvent un semblant de compétitivité sur la scène internationale, puisqu'elles ne peuvent jamais jouer la carte de la qualité et du savoir-faire. Ne reste plus qu'à jouer sur les prix. Et donc sur les salaires. Des salaires revus à la baisse, c'est plus de compétitivité, moins de chômage et donc plus de croissance.
Réponse de le 04/12/2018 à 13:31 :
Et l'augmentation constante des dividendes, tu en pense quoi ? La fortune des riches est inversement-proportionnelle à l'appauvrissement des pauvres. Cet argent est investi dans des niches fiscales comme les œuvres d'art, les bijoux et toute la luxure en général. Les causes du manque de compétitivité sont nombreuses : le dumping pratiqué en Europe a favorisé le moins disant en faisant disparaitre les meilleurs, les couts de l'énergie et du transport, la main d'oeuvre off-shore sous-qualifiées, les taxes, la baisse des services de santé, et surtout l'investissement off-shore de la richesse produite en France depuis plus de 20 ans qui a empêché nos entreprise de se moderniser.
Réponse de le 04/12/2018 à 13:54 :
Voilà une théorie particulièrement osée, en totale opposition avec les délires actuels, mais qui a au moins le mérite de la franchise, de l'honnêteté et du courage. Et donc : Bravo ! Oui, les salaires français, européens et occidentaux sont beaucoup trop élevés, totalement surfaits et hors de toute réalité. Ils doivent impérativement baisser pour retrouver une certaine compétitivité sur la scène internationale. Et donc sauver (voire créer, soyons fous !) des marchés. Sauver (voire créer) des entreprises françaises, européennes et occidentales qui n'ont plus aucun attrait actuellement. Sauver (voire créer) des emplois et donc inverser les courbes du chômage. N'importe quel économiste pas trop crétin, voire même n'importe quel prolo de base peut comprendre que plus un employé ou un ouvrier coûte cher, plus le service ou produit qu'il fournit coûte cher aussi. Et comme diverses taxes, dont la tva, sont un pourcentage du prix, ces taxes (dont la tva) augmentent également. Il suffit de deux neurones en état de fonctionnement pour comprendre cela. Quant à ceux qui se retranchent lâchement derrière les dividendes des actionnaires, il n'y a rien d'anormal ni d'amoral là-dedans. ce sont justement les actionnaires qui risquent leur argent dans les entreprises, qui créent l'emploi. Qui font - vraiment - tourner l'économie ce que ne font pas les plébéens qui se ruent sur les chaînes low-cost et les produits de bas de gamme. Il est donc juste, équitable et motiuvant qu'ils soient rémunérés à la hauteur de leurs investissements et des risques, parfois très grands, qu'ils prennent pour que les salariés (qui n'ont pas les c... de se lancer, même à petit échelle, et qui peuvent donc franchement la boucler) puissent avoir un boulot. Des salairers plus bas, nettement plus bas, ce sont des produits et services moins onéreux. Donc plus faciles à vendre. A l'intérieur des frontières comme à l'extérieur. Continuer à hausser de manière complètement folle, dangereuse et nuisible les salaires, c'est couler irrémédiablement ce qu'il reste des entreprises françaises et européennes. Ceux qui quémandent des hausses de salaires sont les fossoyeurs de l'économie et des vrais égoïstes car ils ne lègueront que des cadavres d'entreprises à leurs mouflets.
Réponse de le 04/12/2018 à 14:34 :
D'abord, on parle de "luxe" et pas de "luxure", ce n'est pas du tout la même chose. Ensuite, il n'est que juste, normal et moral que les investisseurs - ceux qui risquent vraiment leurs fonds, contrairement aux salariés qui mendient - soient largement rémunérés; S'ils n'y trouvent pas un intérêt, ils ne continueront plus à investir (logique et normal !) ou ils iront voir ailleurs (ce qui est tout aussi juste et normal). Ils ne sont pas là pour faire de la charité à la plèbe, ils sont là pour faire du business et des juste profits. La seule chose à faire, c'est que l'ensemble des salariés qui vivent grâce aux investisseurs s'agenouillent et disent "merci" ! Quant aux soi-disant pauvres... Lorsque l'on voit que ces pseudo-pauvres s'achètent des smartphones, des tv grand écran, des abonnements tv et internet... et autres dépensent totalement inutiles et superflues, faut pas qu'ils viennent pleurer s'ils n'ont plus de quoi acheter à bouffer à la fin du mois. S'ils ne savent pas gérer leur pognon, c'est leur problème, pas celui des investisseurs qui, eux au moins, savent ce que gérer veut dire.
Réponse de le 04/12/2018 à 15:27 :
l'augmentation constante des dividendes est une partie du probleme, l'evasion, pardon, l'optimisation fiscale en est une autre.
Comment ne pas augmenter les salaires quand en parallele les prix des energies augmentent (plus vite que les salaires), que le prix des assurances augmentent, que le cout des logements augmente depuis des decennie, que le cout des voitures neuves augmente... Si on baisse les salaires, on aura une baisse de la consommation et tout ce qui s'en suis. Ce que vous proposez c'est de la decroissance,
Réponse de le 04/12/2018 à 16:55 :
Discours absolument scandaleux! Lisez l'article, les salaires augmentent moins que la productivité, hors selon la doctrine que vous semblez embrasser à savoir libérale, les salaires doivent être égaux à la productivité marginale, donc ils doivent augmenter! On peut prendre votre raisonnement et l'inverser totalement: une hausse des salaires entraine une hausse de la demande pour les entreprises ce qui gonfle leur revenus et les oblige à embaucher plus de travailleurs pour répondre à la hausse de la demande, ce qui conduit à une baisse du chômage donc une hausse du revenu des individus anciennement chômeur qui vont eux même consommer plus et etc etc selon le raisonnement keynésien.
De plus la desinflation compétitive que vous suggérer n'a fait que des ravages sur les économies avancées en insufflant une hausse des inégalités responsable de l'arrivé au pouvoir de partis populistes! Vous auriez dû faire peut être un peu plus d'économie...
Réponse de le 04/12/2018 à 18:19 :
@Absurde et contre-productif

"Des salaires revus à la baisse, c'est plus de compétitivité, moins de chômage et donc plus de croissance".

Il te reste plus qu'à montrer l'exemple.
Réponse de le 07/12/2018 à 8:03 :
A ceux qui traitent les salariés de "mendiants", il faut savoir que ce sont aussi des investisseurs en temps et en savoir faire : ils investissent leur vie. L'argent seul ne produit rien et c'est pourquoi les entreprises pleurent de ne plus avoir de "bon salariés"' (elles n'ont que ce qu'elle méritent). Le salaire n'est pas une mendicité, mais l'équivalent d'un dividende.
a écrit le 04/12/2018 à 11:34 :
Il est illusoire d'annoncer la prospérité pour tous les peuples européens lorsque l'on supprime les frontières commerciales. "Crise et mondialisation sont liées" comme le rappelle Maurice Allais dans ses écrits et sa belle "Lettre aux Français" - les économistes me la copierons 100 fois.
a écrit le 04/12/2018 à 10:34 :
Pour résumer, pour être augmenté dans ce pays ,éviter si possible tout les métiers qui sont en compet avec des pays à bas coûts puisque que l'on nous sort à chaque fois l'augmentation des coûts pour ne rien donner ou alors avoir un statut au sein de la boite qui permet d'y echapper.
a écrit le 04/12/2018 à 10:24 :
Bloomberg a fait un article en juillet reprenant les données de l'OCDE sur l'évolution des salaires réels entre 2000 et 2007. la progression a été plus régulière et importante en France que dans les autres grands pays développés et que la moyenne de l'OCDE : https://www.bloomberg.com/news/articles/2018-07-04/wage-growth-is-missing-in-action-and-workers-are-not-happy
la Direction Générale du Trésor montrait par ailleurs en février dernier que la part des salaires dans le PIB n'a quasiment pas baissé en France depuis 1991 contrairement aux autres grands pays développés et aux grands pays émergents ("La déformation du partage de la valeur ajoutée aux USA", Trésor français, Trésor-éco N° 216, 02/2018).
mais ce sont les Français qui protestent. va comprendre, Charles.

noter aussi que la France tend à remplacer des emplois moyennement qualifiés par des emplois plus qualifiés, alors que le UK remplace plutôt par des moins qualifiés ("UK economy shows shift to low-skilled jobs, research finds", Financial Times, 19/01/2015).
étude intéressante récente :
https://wid.world/fr/news-article/1990-2018-trois-decennies-inegalites-et-redistribution-france/ (en résumé, la France limite/réduit les inégalités plus par les politiques publiques d'éducation ou santé que par la redistribution monétaire).
Réponse de le 04/12/2018 à 11:08 :
Ha, ok, mais alors comment se fait-il? Bon, on va vous réexpliquer tranquillement. Vous pouvez d'un coté augmenter les salaires et de l'autre augmenter les impôts, le coût de l'immobilier, les dépenses contraintes, etc...
A la fin, il reste un revenu disponible. Celui là, je n'ai pas l'impression qu'il augmente. Quand vous augmentez le coût de l'immobilier, en recourant par exemple à des artifices type PTZ ou en diminuant les quantités de biens construites, vous favorisez la fortunes de grands détenteurs de foncier. Ce n'est pas difficile à faire et c'est d'ailleurs fait avec une redoutable efficacité. Voilà des revenus en moins, pour rien. Les banques sont contentes car les clients épargnent. Ceux qui ont du patrimoine sont content, car leur patrimoine augmente artificiellement, Bercy est content car ça limite les importations et augmente les droits de mutation et l'imbécile qui a emprunté est content, car son patrimoine augmente. Les perdants? Ceux qui ne peuvent pas acheter, ceux qui ne parviennent pas à joindre les 2 bouts. Donc si on veut parler objectivement, parlons objectivement. Sinon, ce n'est pas sérieux.
Ce qui donne une impression de richesse ou de pauvreté, c'est la possibilité d'arbitrer des choix non contraints. Hors les dépenses contraintes sont énormes (Impôts, taxes, droits, cotisations, abonnements plus ou moins obligatoires, loyers, remboursement d'emprunts)... Ce qui donne un sentiment de confiance, c'est d'avancer sans avoir sans cesse l'impression qu'un autre ailleurs, sans ces contraintes, pourra vous piquer votre travail et votre dignité.
Réponse de le 04/12/2018 à 12:58 :
@gfx
Pourquoi donc il y autant de precarité, de gilets jaunes et 85 pour cent de la population française qui soutient leur mouvement ? Les chiffres n'expliquent pas tout. Piqûre de rappel à nos technocrates énarques qui n'ont aucune conscience des réalités du quotidien de la majorité des Français.
a écrit le 04/12/2018 à 10:03 :
Il n'y a que des économistes pour croire que l'on peut augmenter notre productivité à l'infini alors que nous vivons dans un monde fini. Tout détenteur de BAC S a les connaissances pour savoir que notre système économique basé sur une croissance du PIB perpétuelle rencontrera le mur de la réalité avant l'épuisement de nos ressources.
a écrit le 04/12/2018 à 9:32 :
C’est dit en termes bien savant, mais c’est vrai. Dans une usine, un ouvrier de base peut devenir OS, contremaître, chef d’équipe, de ligne de fabrication, de production. L’ascenseur social est là. Les ouvriers qui montent font tourner les commerces et apportent des devises à un territoire. La mondialisation, c’est Paris qui se désolidarise de Chalon pour s’acoquiner avec Shenzen. C’est la destruction des liens économiques entre les grandes agglomérations et la province qui provoque le rejet de l’état. D’autant plus que les obligations de la province, elles, demeurent intactes: payer les impôts pour gonfler des ministères et des emplois plus ou moins fictifs à Paris, ou des dépenses somptuaires. Aussi, quand des crétins montrent que le PIB de la région parisienne a une part importante vis-à-vis de celui du reste de la France, c’est simplement odieux. Refaisons nos usines en France, recréons du lien. Sortons de ces ensembles supranationnaux qui font des lois qui s’appliquent chez nous et vis-à-vis desquels nous n’avons aucuns droits. Arrêtez ces paix contre vos concitoyens à qui vous donnez des cacahuètes sous forme de subventions en leur faisant bien comprendre qu’ils vivent à vos crochets. Restaurez la dignité de vos concitoyens. Arrêtez vos tours du monde incessants, qui flattent vos orgueils, vous grisent mais n’apportent rien à la France.
a écrit le 04/12/2018 à 9:22 :
Excellent article.

On ne peut plus arriver à boucler les fins de mois, alors c'est certainement une volonté de nos néolibéraux qui veulent que l'on s'endette, faire gagner du fric aux banques leur seule raison d'être, mais ça va pas durer longtemps le truc hein parce que s'il me manque 50 euros à la fin du mois rien ne les rattrapera.
Réponse de le 05/12/2018 à 7:35 :
La croissance des salaires est trop faible donc c est la faute des banque ? Belle analyse
Vous m avez habitué à mieux quand meme, là c est une peu leger hein ?
Réponse de le 05/12/2018 à 19:11 :
@ mutipseudos:

"La croissance des salaires est trop faible donc c est la faute des banque ?"

Non il a pas compris comem d'habitude, le monsieur a dit que le gouvernement nous apauvri afin que nous nous endettions pour payer des intérêts.

Est-ce qu'ils sait ce que c'est des intérêts ?

Il veut que le monsieur lui explique aussi ?
Réponse de le 05/12/2018 à 21:45 :
Ha enfin un ne explication de cm1.
Vous dites le gouvernement nous apauvri donc nous nous endettons.

Parlez pour vous ! Si vous vous appauvrissez, nul besoin d emprunter. Plein de solutions pour ca.
Et sachez que les banques font de l argent avec de l argent,plus non s appauvri moins ca rapporte a long terme. Regardez les derniers bilans bancaires.
Et dites moi, les taux d intérêts de puis 10 ans ? Ils sont comment ?
Et vous pendant ce temps là ? Combien d iPhone?
Réponse de le 06/12/2018 à 7:10 :
"On arrive pas à boucler les fins de mois"
Donc pour vous ça veut dire que le gouvernement nous appauvri.
Donc raccourci.
Avec vous,il faut savoir lire entre les lignes et quand ça vous arrange en plus.
Continuez votre messe insipide. Sans arguments.
a écrit le 04/12/2018 à 9:21 :
la france a un potentiel de croissance nul ( cf artus); ca va , c'est coherent avec les investissements et le poids de l'industrie
pourtant les salaires continuent d'augmenter plus vite que la productivite depuis 20 ans...... le cercle vicieux est enclenche depuis longtemps, la facture arrive aujourd'hui........ le dessert, ca sera quand les taux vont remonter et qu'il faudra rembourser les dettes, vu que hollande a depense comme jamais, mais a profite de la politique de draghi ' pour rentrer dans les clous des 3%'
faites le calcul, avec une duration a 7 ans et des taux qui passent de 1 a 4%.....
Réponse de le 04/12/2018 à 11:43 :
A Churchill.
Helas, mille fois, vous touchez dans le mille.
Les annees a venir vont etre terribles pour le pays France.
Réponse de le 04/12/2018 à 11:46 :
Avant Hollande on a eu Sarkozy. C'est lui qui a décuplé la dette de la France. Quand on dit que les caisses sont vides, on ne baisse pas les impots et taxes.
C'est Sarkozy qui en fin de mandat constatant son erreur a fait voté des mesures d'augmentation des impots qui se sont appliquées au début du mandat de son successeur. Après Hollande a poursuivi. Avait il vraiment le choix?
Réponse de le 04/12/2018 à 18:28 :
A Gerard
Faut pas abuser, et tout mettre sur le dos de Sarko. Tout a commencé en 81 avec Tonton le démago qui a mis la retraite à 60 ans et la 5ème semaine de congés. La courbe d’évolution de la dette s’est d’un coup infléchie vers le haut, et avec l’idéologie socialo on a serré le frein à main, on recule depuis trente ans dans les classements. Hier j’ai entendu Ségo dire qu’on est 5 ème puissance mondiale. Même pas au jus qu’on a encore reculé cet été ...

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