Pourquoi les banques centrales stockent toujours plus d'or dans leurs coffres
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Les banques centrales et autres fonds souverains ont ainsi acheté 1.136 tonnes d'or (+ 450 tonnes), en net en 2022.
Reuters
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Les banques centrales et autres fonds souverains ont ainsi acheté 1.136 tonnes d'or (+ 450 tonnes), en net en 2022.
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Dans les actifs qui se veulent indépendants de la politique des Etats, l'or physique a eu raison en 2022 de ses concurrents numériques, avec le crash des cryptomonnaies provoqué par la chute de la plateforme FTX de Sam Bankman-Fried. La « relique barbare » comme l'appelait Keynes a discrètement cumulé quelques records l'année dernière.
Les banques centrales et autres fonds souverains ont ainsi acheté 1.136 tonnes d'or (+ 450 tonnes), en net, soit le plus important volume depuis 55 ans. « Les achats pour le seul quatrième trimestre 2022 ont atteint 417 tonnes, portant le total du volume pour le second semestre à plus de 800 tonnes », soulignent les experts du World Gold Council (WGC), dans leur rapport annuel. Si l'on prend en compte l'ensemble de la demande mondiale, elle a augmenté de 18% sur un an pour atteindre 4.741 tonnes, son plus haut niveau depuis 2011.
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Mais il n'y a pas que les institutions monétaires qui sont pris de la fièvre de l'or. « La demande des investisseurs a connu une hausse de 10% en 2022, une hausse résultant de deux facteurs, un ralentissement notable dans les ETF et une vigoureuse demande de lingots et pièces d'or », indique le WGC qui note que ce sont les investisseurs européens, notamment allemands, et ceux du Moyen Orient qui ont été les plus gros acheteurs.

Face à cette demande, l'offre mondiale n'a progressé que de 2% en 2022, à 4.755 tonnes. Quant aux volumes extraits des mines aurifères, il a atteint son meilleur niveau depuis 4 ans, à 3.612 tonnes.
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Un configuration qui a soutenu les cours. Sur le Comex, le marché des métaux précieux de New York, l'once (31,1 grammes) s'échangeait ce mercredi autour de 1.925 dollars. Ce n'est plus très loin des plus de 2.050 dollars atteint le 8 mars dernier, après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et c'est pratiquement 20% de hausse depuis son dernier point bas le 23 septembre.
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