Proche-Orient : la riposte contre le Hamas coûtera au moins 6,4 milliards d'euros à Israël
Nathalie Hamou, à Tel Aviv
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Comment l'économie israélienne sera-t-elle affectée par l'onde choc de l'opération militaire déclenchée à Gaza, au lendemain de l'attaque terroriste du Hamas du 7 octobre qui a provoqué dans l'Etat hébreu, la mort de plus de 1.200 personnes (civils pour l'essentiel) et l'enlèvement de 130 autres Selon les premières projections de la banque Hapoalim, cette contre-offensive - baptisée « Glaives de fer » coûtera à Israël au bas mot 6,4 milliards d'euros (27 milliards de shekels). Cette estimation prend en compte le rappel massif de 300.000 soldats de réserve qui doivent quitter leur emploi. Soit la plus grande mobilisation depuis la guerre de Kippour en 1973.
Depuis l'attaque du Hamas, Israël a riposté en pilonnant sans relâche Gaza et a déployé des dizaines de milliers de soldats autour de l'enclave et à sa frontière nord avec le Liban pour éviter un deuxième front. (voir encadré ci-dessous).
« À l'heure actuelle, on peut supposer que les coûts de la guerre actuelle s'élèveront à au moins 1,5 % du PIB, ce qui signifie une augmentation du déficit budgétaire d'au moins 1,5 % du PIB dans l'année », explique la banque
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La projection de la Banque Hapoalim est en partie basée sur les coûts des guerres précédentes qu'Israël a menées. Les dépenses de la Seconde Guerre du Liban en 2006, qui a duré 34 jours, ont été estimées à 2,1 milliards d'euros, soit 1,3 % du PIB, selon l'Institut d'études sur la sécurité nationale (INSS). Le coût de l'Opération Plomb Durci de décembre 2008 à janvier 2009 a été estimé à 838 millions d'euros. Ces deux conflits avaient pénalisé une partie du pays, mais ils n'avaient pas duré suffisamment longtemps pour paralyser complètement l'ensemble de l'économie, qui a vite rebondi.
Nathalie Hamou, à Tel Aviv