Sahra Wagenknecht, l’ambitieuse « Mélenchon allemande »
Hélène Kohl correspondante à Berlin
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En meeting jeudi à Erfurt (Thuringe), Sahra Wagenknecht a été aspergée de peinture.
© LTD / RONNY HARTMANN/AFP
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En meeting jeudi à Erfurt (Thuringe), Sahra Wagenknecht a été aspergée de peinture.
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Compter les affiches et tenir des paris. Cet été, Katja Wolf, la candidate de l'alliance BSW (Bündnis Sahra Wagenknecht) en Thuringe, a lancé un drôle de défi aux médias qui l'ont suivie pendant la campagne : trouver dans l'espace public les pancartes où son visage apparaît. La mission est en fait un piège. Car partout il n'y en a que pour la fondatrice du mouvement, Sahra Wagenknecht, devenue en quelques mois l'icône de l'extrême gauche allemande.
Ce dimanche, la leader du mouvement n'est candidate ni en Saxe, ni dans cette Thuringe où elle a grandi. Et pourtant elle sera une actrice centrale de ces deux scrutins régionaux. Sa formation, créée en janvier seulement, est créditée de 20 % des suffrages en Thuringe et de 15 % en Saxe. Face à une extrême droite autour de 30 %, le front républicain passera forcément par une alliance entre Sahra Wagenknecht et les vieux partis de gouvernement. Même la CDU, conservatrice et atlantiste, semble se résigner à cet incongru rapprochement.
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Dès lors, Wagenknecht a traversé l'été en pop star. « C'est elle qui fait venir les foules », affirme Katja Wolf. Sauf que, parfois, elle s'attire aussi leurs foudres ! Jeudi soir, à Erfurt, un homme l'a aspergée de peinture rouge alors qu'elle achevait un discours sur une place du centre‐ville. « On voit que certains ne veulent pas de nous ici ; Je trouve cela bien, ça parle en notre faveur », a réagi la quinquagénaire, revenue sur scène quelques minutes après l'incident.
Hélène Kohl correspondante à Berlin