Sous pression, Trump recule et ratifie le plan de relance de l'économie
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Donald Trump a finalement validé le plan de relance censé apporter des aides aux ménages et aux petites entreprises.
CHERISS MAY
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Donald Trump a finalement validé le plan de relance censé apporter des aides aux ménages et aux petites entreprises.
CHERISS MAY
Moins d'un mois avant son départ de la Maison Blanche, Donald Trump a effectué une volte-face spectaculaire dimanche soir : le président américain a abruptement ratifié, après des jours de résistance, le nouveau plan de relance économique de 900 milliards de dollars accordant des aides aux ménages et aux petites entreprises.
Le locataire de la Maison Blanche a également signé dans la foulée la proposition de loi de financement de l'Etat fédéral, ce qui permet d'éviter la fermeture mardi des services publics.
Ce coup de théâtre soudain est un revirement pour M. Trump, qui a créé mardi dernier un drame politique de toutes pièces en menaçant d'opposer son veto à ce plan d'aides négocié entre républicains et démocrates avec l'assentiment de son ministre de l'Economie et des Finances.
Mais l'expiration samedi à minuit de deux programmes d'assistance fédérale pour 12 millions de personnes ayant perdu leur emploi à cause de la pandémie a changé la donne et forcé le milliardaire républicain à battre en retraite.
D'autant que les critiques ont fusé de tous les bords politiques dimanche, l'enjoignant à agir au plus vite pour éviter un désastre économique et social.
Il attribuait son refus d'apposer son sceau au fait qu'il fallait une revalorisation des chèques d'aide aux familles en difficulté, s'opposant ainsi aux élus de son propre parti républicain et mettant à risque des millions d'Américains.
Cette opposition de dernière minute avait pris de court même dans son propre camp car il a passé son temps, lors des négociations du compromis, à dénoncer des fraudes supposées ayant conduit selon lui à sa défaite lors de l'élection du 3 novembre.
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De son côté, l'influent sénateur républicain Mitt Romney s'est déclaré "soulagé".
"L'aide dont ils en ont désespérément besoin est maintenant en route vers les travailleurs, les familles et les petites entreprises à travers le pays", a-t-il tweeté.
Et la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a affirmé qu'il s'agissait "d'un acompte à ce qui nécessaire pour enrayer le virus, mettre de l'argent dans les poches des Américains et honorer nos héros". "Nous devons rapidement prendre davantage de mesures", a-t-elle tweeté.
Le nouveau plan de relance prolonge jusqu'à mi-mars ces aides fédérales versées aux chômeurs, accorde des prêts garantis aux entreprises, prévoit des milliards de dollars d'aides aux PME, aux sociétés de la restauration, de l'hôtellerie, du transport aérien etc, prolonge le moratoire interdisant les expulsions de personnes ne pouvant payer leur loyer, suspend les saisies immobilières et prévoit des fonds pour la distribution des vaccins anti-Covid.
Sans la signature de Donald Trump, toutes ces mesures ne pouvaient entrer en vigueur. Ces aides sont cruciales d'autant que la reprise économique est au point mort, freinée par de nouvelles restrictions à l'activité et aux déplacements dues à la flambée des infections de Covid-19.
Elles sont, selon Andrew Stettner du groupe de réflexion progressiste The Century Foundation, "la seule bouée de sauvetage évitant à des millions de familles de tomber dans la pauvreté".
Le retard pris par M. Trump pourrait aggraver les blessures économiques causées par la pandémie, en l'occurrence un bond du chômage de longue durée.
Sans dire expressément qu'il allait opposer son veto au plan de soutien à l'économie, il avait demandé que soit triplé, de 600 à 2.000 dollars, le montant des chèques devant être envoyés directement aux ménages.
Les démocrates, favorables à un accroissement des versements, ont tenté jeudi de faire voter un amendement en ce sens à la Chambre des représentants, mais il a été bloqué par la minorité républicaine.
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Une autre session parlementaire est prévue lundi. Il est plus que probable que l'issue en soit identique au vu des réticences des républicains, qui redoutent subitement des dérapages budgétaires.
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