Un nouveau ballon chinois détecté à Taïwan
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Image d'un précédent ballon chinois détruit par Taïwan.
RANDALL HILL
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Image d'un précédent ballon chinois détruit par Taïwan.
RANDALL HILL
[Article publié lundi 25 novembre 2024, mis à jour à 10h29] C'est le premier depuis le mois d'avril. Un ballon chinois a été détecté dimanche soir près du nord-ouest de Taïwan, dans la zone d'identification de défense aérienne de l'île, a indiqué le ministère taïwanais de la Défense ce lundi. Dans le détail, il a été repéré à environ 111 kilomètres au nord-ouest de l'île, à une altitude de 33.000 pieds (10.058 mètres), a déclaré le ministère de la Défense, qui publie des données quotidiennes sur la présence militaire de la Chine autour de Taïwan. Il a quitté la zone d'identification de défense aérienne à 20h15, selon la même source. En plus du ballon, 12 avions de chasse et sept navires de guerre ont été détectés autour de Taïwan, entre 6 heures dimanche et 6 heures lundi.
De son côté, la Chine a nié avoir envoyé des ballons au-dessus de Taïwan, accusant Taïpei de tenter d'accentuer les tensions avec le continent. Questionnée à propos de ce ballon par des journalistes ce lundi, Mao Ning, la porte-parole du ministère chinois Affaires étrangères a déclaré: « Tout d'abord, Taïwan ne dispose pas de ''ministère de la défense''. Par ailleurs la question que vous me posez n'a aucun rapport avec la diplomatie ».
Pour rappel, la Chine communiste revendique Taïwan comme partie intégrante de son territoire. Elle n'exclut pas de recourir à la force pour en prendre le contrôle. Pendant la campagne présidentielle qui a précédé l'élection de Lai Ching-te en janvier, des ballons ont traversé jour et nuit les eaux entre Taïwan et la Chine, et certains ont survolé l'île. Aucun ballon n'avait toutefois été détecté depuis avril. Taïwan considère cette pratique comme une forme de harcèlement dit « de zone grise », c'est-à-dire hostile mais ne relevant pas de la guerre ouverte.
De leur côté, les États-Unis ont renforcé leurs alliances dans la région, irritant Pékin par le déploiement régulier de navires et d'avions de chasse dans le détroit de Taïwan et en mer de Chine méridionale. Washington planche même sur des scénarios prévoyant des déploiements militaires au Japon et aux Philippines en cas de crise liée à Taïwan, a rapporté l'agence nippone Kyodo ce lundi.
Ces scénarios seront intégrés dans un premier plan d'opération conjoint devant être élaboré en décembre, selon des sources familières des relations nippo-américaines, a indiqué Kyodo dimanche soir. Un régiment de Marines américains possédant un système de roquettes d'artillerie à haute mobilité et à lancement multiple, sera déployé le long des îles Nansei, une chaîne d'îles japonaises s'étendant de la pointe sud de Kyushu jusqu'à Yonaguni, près de Taïwan.
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Dès lors que l'éventualité d'une crise concernant Taïwan deviendra imminente, des bases temporaires seront installées sur des îles habitées, ajoute l'agence. L'armée japonaise devrait principalement s'engager dans du soutien logistique, notamment en fournissant du carburant et des munitions, selon la même source. Kyodo a ajouté que l'armée américaine déploierait aux Philippines des unités de tir à longue portée d'un détachement spécialisé dans les opérations « multidomaines ».
Interrogée ce lundi lors d'un point presse sur ce plan supposé des Etats-Unis, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Mao Ning, s'est contentée d'affirmer que « Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois ». « La Chine s'oppose fermement à ce que les Etats-Unis utilisent la question de Taïwan comme prétexte pour renforcer son déploiement militaire dans la région, pour provoquer tensions et confrontations, ainsi que pour saper la paix et la stabilité régionales », a-t-elle aussi souligné.
Quoiqu'il en soit, la pression militaire chinoise monte depuis ces derniers mois sur Taïwan. Les autorités de l'île avaient déclaré le 3 novembre avoir détecté 37 avions et drones chinois, dont des avions de chasse, dans le cadre de vols d'entraînements de « longue distance » menés par Pékin.
Le mois dernier, Pékin a organisé des exercices militaires de grande envergure autour de Taïwan, qui ont été condamnés par Taïpei et son principal allié, Washington. Le ministère taïwanais de la Défense a déclaré le 27 octobre, avoir détecté 19 aéronefs chinois, dont des avions de chasse et des drones, près de l'île pendant près de quatre heures, dans le cadre d'une « patrouille conjointe de préparation au combat » de Pékin avec des navires de guerre.
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Il s'agissait alors de la troisième patrouille de ce type signalée par le ministère de la Défense en octobre. L'armée chinoise avait également déjà effectué des vols d'entraînement sur de longues distances fin septembre, a indiqué précédemment le ministère taïwanais. Au cours de ces manœuvres, Pékin avait tiré un missile balistique intercontinental dans l'océan Pacifique.
(Avec AFP)
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