Wikileaks a promis dans la nuit de mardi à mercredi une récompense de 20.000 dollars à toute personne qui ferait fuiter des documents importants de l'administration américaine.
Le Twitter officiel du site a ensuite ajouté :
Pour Assange, cette récompense se justifierait par la disparition de plus de deux téraoctets de données concernant l'affaire des emails de Clinton en novembre dernier. La plupart des documents n'étaient pas déclassifiés.
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Dans une interview accordée à la chaîne de télévision américaine Fox News ce mardi 3 janvier, Julian Assange est revenu sur l'affaire des documents subtilisés de John Podesta, le directeur de campagne d'Hillary Clinton. Le dirigeant de Wikileaks a refusé de donner la source de ces fuites qui avaient fait grand bruit. Certains courriers électroniques avaient en effet révélé le soutien « logistique et financier » du Qatar et de l'Arabie Saoudite, alliés des États-Unis, à l'organisation État islamique (EI)
Julian Assange a ensuite été interrogé sur le rôle de la Russie dans ces fuites. Il a martelé que "la source n'est pas le gouvernement russe". Quelques semaines auparavant, Hillary Clinton avait accusé le Kremlin d'être responsable de ces opérations, tout comme l'administration américaine. L'Australien a enfin jugé "impossible de dire" si la révélation de ces emails avait eu une influence sur l'élection du milliardaire à la Maison-Blanche en novembre dernier. Pour Julian Assange, ce sont les déclarations tenues par la candidate démocrate et son entourage dans les messages électroniques qui ont "fait basculer l'élection".
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Wikileaks avait également mis en ligne juste avant la convention démocrate de juillet 2016, près de 20.000 emails internes au parti. Ces échanges avaient révélé un possible favoritisme de ses responsables en faveur d'Hillary Clinton pendant les primaires, ce qui avait provoqué la démission de la présidente du comité national du parti démocrate. Ce piratage a entraîné l'expulsion de 35 diplomates russes du territoire américain et des sanctions contre deux services de renseignement russes à la fin du mois de décembre comme l'explique le New-York Times.
Quelques heures après l'entretien du président de l'organisation controversée, Donald Trump a apporté du crédit aux déclarations de Julian Assange sur Twitter en déclarant :
Julian Assange est encore réfugié à l'ambassade équatorienne de Londres depuis juin 2012 pour éviter notamment l'extradition vers la Suède. Il est sous le coup d'un mandat d'arrêt dans le cadre d'une enquête pour viol, après la plainte déposée par une Suédoise en 2010.
(Avec Agences)
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