Musk dans l'administration Trump : « Je le trouve formidable, mais il dirige aussi une grande entreprise »
La Tribune (avec agences)

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ROBIN LEGRAND / AFP
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[Publié le 2 avril 2025 à 18h32, mis à jour le 2 avril à 23h42]
Elon Musk se retirera de l'administration du président américain Donald Trump à l'issue de sa mission au sein du département de l'Efficacité gouvernementale (DOGE), a annoncé la Maison-Blanche mercredi. Cette clarification fait suite à un article publié parle site d'informations Politico, s'appuyant sur trois sources proches du président, qui affirmait que Donald Trump avait informé son entourage du départ imminent d'Elon Musk. Interrogé lundi sur son souhait de voir Elon Musk rester en poste au-delà de son mandat de 130 jours, Donald Trump a déclaré aux journalistes : « Je le trouve formidable, mais il dirige aussi une grande entreprise. À un moment donné, il devra revenir. Il en a envie. »
Le président n'aurait pas désavoué le milliardaire, se disant satisfait de ses efforts de Musk pour « rationaliser » les agences gouvernementales, mais cette décision intervient après des tensions internes et des critiques croissantes sur la gestion imprévisible du patron de Tesla. Nommé à la tête du département de l'efficacité gouvernementale (DOGE), le PDG de Tesla et SpaceX avait pour mission de réduire drastiquement les dépenses publiques et de démanteler plusieurs agences fédérales.
D'après les sources de Politico, Donald Trump et Elon Musk ont récemment convenu qu'il était temps pour l'entrepreneur de se retirer et de se recentrer sur ses activités privées. Elon Musk avait obtenu le statut d'« employé spécial du gouvernement », lui permettant de contourner temporairement certaines règles relatives aux conflits d'intérêts. Cette dérogation, valable pour une période de 130 jours, arrivera à expiration fin mai ou début juin, rappelle Politico.
« Ce scoop ne vaut rien », a répliqué sur X la porte-parole de l'exécutif américain, Karoline Leavitt. « Elon Musk et le président Trump ont tous deux dit publiquement qu'Elon quitterait son rôle d'employé spécial du gouvernement lorsque son incroyable travail à la tête du DOGE serait fini », a-t-elle ajouté.
Le mois dernier, des responsables de la Maison-Blanche assuraient que le milliardaire « allait rester » et que Donald Trump chercherait une solution pour prolonger son engagement au-delà de cette limite réglementaire.
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Le départ d'Elon Musk ne signifierait pas nécessairement la fin du DOGE, car le mandat de son équipe expire le 4 juillet 2026, conformément au décret signé par Donald Trump le 20 janvier.
Le tournant majeur dans la disgrâce de Musk a été la défaite cuisante de Brad Schimel, candidat conservateur soutenu par Musk, lors des élections pour la Cour suprême du Wisconsin. Malgré un investissement massif d'environ 20 millions de dollars dans cette campagne, Schimel a perdu face à Susan Crawford, une juge progressiste soutenue par les démocrates. Cette défaite a été interprétée comme un rejet non seulement du candidat mais aussi de l'influence politique de Musk.
Les critiques envers Musk ne se limitent pas aux résultats électoraux. Son approche agressive pour réduire les dépenses publiques — sa fameuse « tronçonneuse » — a suscité des inquiétudes parmi les membres du cabinet et les alliés politiques. Ses décisions abruptes, comme la suppression de programmes tels que la prévention contre Ebola, ont provoqué des remous au sein de l'administration.
La popularité d'Elon Musk a également chuté. Selon un sondage récent, son taux d'approbation est tombé à 41 %, le plus bas depuis le début du mandat de Trump.
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L'action du pionnier de Tesla a rebondi à la Bourse de New York mercredi, après avoir lâché jusqu'à plus de 6% à l'ouverture, revigorée par l'article de Politico. Vers 19h30, heure de France, le cours de Tesla prenait 5,25% à 282,56 dollars.
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