L’État pose ses conditions face à la croissance des demandes d’investissement étranger
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Le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris.
Gonzalo Fuentes
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Le ministère de l’Économie et des Finances, à Paris.
Gonzalo Fuentes
Comment la France concilie-t-elle ses objectifs d'attractivité économique - Choose France et autres appels de phare envoyés aux investisseurs étrangers - avec les préoccupations nationales croissantes autour de la souveraineté, qui impliquent de rester maître de ses infrastructures et de ses entreprises ?
Au ministère de l'Économie et des Finances, un tout petit service est au carrefour de ces injonctions contradictoires. Le bureau du contrôle des investissements étrangers en France (CIEF), animé par une petite dizaine de hauts fonctionnaires et de contractuels au sein de la Direction générale du Trésor, est chargé d'ausculter les demandes d'autorisation de grands acteurs non européens - fonds d'investissement, industriels et entrepreneurs fortunés - qui voudraient prendre le contrôle d'entreprises françaises, en outrepassant le seuil des 10 % des parts d'une entreprise cotée et des 25 % d'une entreprise non cotée.
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À la faveur de la torpeur estivale, le CIEF a publié son rapport annuel 2024. Ses chiffres soulignent une tendance nette : il n'y a jamais eu autant de sollicitations pour monter au capital d'entreprises françaises depuis que la DG Trésor a commencé à tenir les comptes de ces opérations, en 2014 : 392 dossiers ont été déposés en 2024, soit plus que les 309 de 2023 (+27 %), et au-delà du record des 328 dossiers soumis en 2021, année frénétique du point de vue des investissements.
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