Le déficit public 2024 révisé à 5,8 %, la dette atteint des sommets
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Le ministre de l'Economie Eric Lombard.
Saboor Abdul
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« L'Himalaya » budgétaire de François Bayrou sera peut être moins difficile à gravir. Anticipé précédemment à 6 % du produit intérieur brut (PIB), le déficit public s'est finalement établi à 5,8 % en 2024, selon les comptes nationaux de l'Insee dévoilés ce jeudi 27 mars. « C'est inférieur aux 6 % car il y a eu de bonnes nouvelles sur l'exécution du budget de l'Etat et les comptes de la sécurité sociale », a expliqué le directeur général de l'Insee Jean-Luc Tavernier, lors d'un point presse.
La semaine dernière, la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin avait laissé entendre que le solde des administrations serait inférieur à 6 %. Cette révision offre certes un léger répit à l'exécutif, mais la montée des tensions géopolitiques sur le continent européen et la croissance atone vont donner du fil à retordre à Bercy au moment où les dépenses militaires doivent bondir.
Le chef du gouvernement s'est engagé à tenir un déficit de 5,4 % en 2025 et de parvenir à 3 % d'ici 2029. Ce qui nécessiterait un effort de 150 milliards d'euros sur la période pour rester dans les clous des traités européens. Du côté de la dette en pourcentage du PIB, elle s'élève à 113 % contre 109,8 % en 2023. Elle retrouve son niveau de 2021 en pleine crise sanitaire.
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Côté dépenses, elles ont légèrement augmenté passant de 56,9 % à 57,1 % de la richesse nationale. Pour rappel, le gouvernement de Gabriel Attal avait annulé 10 milliards d'euros de crédits en février 2024 au moment où les clignotants budgétaires s'allumaient. À l'époque déjà, plusieurs notes de la direction générale du Trésor avaient fait état d'une violente dérive des comptes publics en 2023. En dynamique, les dépenses ont accéléré de 3,9 % contre 3,7 % en 2023. Cette accélération est tout de même inférieure à son niveau de 2021 (4,3 %).