Nicolas Bouzou : « La souveraineté technologique ne devrait pas être absente du débat présidentiel »
Propos recueillis par Laurence Bottero
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Jacques Witt-Sipa.
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LA TRIBUNE - L'avenir va se bâtir avec la confiance. C'est encore plus vrai en économie et pour les chefs d'entreprise qui ont besoin de confiance pour investir et créer de la croissance. Or, selon de récents baromètres, cette confiance est très fluctuante. Comment la retrouver et la reconquérir ?
NICOLAS BOUZOU - La crise est plutôt bien gérée au niveau mondial. Nous disposons d'outils technologiques et de process qui permettent de la gérer. Nous sommes en capacité de voir les choses en amont pour s'adapter. Avec les outils dont nous disposons, on peut avoir une certaine confiance. D'ailleurs les entreprises recrutent et investissent. Et le fait d'être aidé par les pouvoirs publics, encourage cet investissement.
On a beaucoup dit pendant les confinements en 2020/2021 que les jeunes représentaient une génération sacrifiée, l'est-elle vraiment ?
Parler de génération sacrifiée me semble être une expression excessive. On investit énormément pour l'avenir, à l'image des 7 milliards d'euros par an dans le Ségur de la santé, mais aussi dans la transition énergétique, ou encore dans l'urbanisme des villes. On investit dans beaucoup de domaines. L'apprentissage n'a jamais été aussi élevé en France. Il y a bien évidemment des défis. Mais les opportunités pour les jeunes n'ont jamais été aussi nombreuses.
La COP26 est considérée comme un échec. Cela envoie-t-il un mauvais signal quant à l'avenir climatique ?
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La COP26 n'est pas l'alpha et l'oméga. Le fait que la COP existe est déjà un bon signe. Le mouvement de décarbonation est enclenché. Il existe en économie ce que nous appelons le découplage, qui consiste à poursuivre la croissance tout en continuant à baisser les émissions de CO2 et plus globalement les atteintes à l'environnement. Ce découplage est là mais il n'est pas encore assez puissant. Il faut continuer à décarboner l'économie, isoler les bâtiments, électrifier les transports, décarboner l'électricité. Tout cela génère des opportunités et fait émerger de nouveaux métiers.
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