Anne Hidalgo, la vie après les Jeux

Caroline Vigoureux
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Le 11 août, lors de la cérémonie de clôture des JO au Stade de France, à Saint‑Denis.
© LTD / PHIL NOBLE/REUTERS

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Le 11 août, lors de la cérémonie de clôture des JO au Stade de France, à Saint‑Denis.
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La nuit de dimanche à lundi fut courte pour Anne Hidalgo. Dimanche soir, dans sa longue jupe bleue, la maire de Paris affiche un grand sourire sur la scène du Stade de France, le drapeau des Jeux paralympiques à la main. Cette soirée vient conclure un été extraordinaire durant lequel sa ville a triomphé aux yeux du monde, non seulement sans le moindre accroc mais surtout dans une euphorie générale qui va bien au-delà de tout ce qu'elle aurait pu imaginer. Le lendemain matin, elle est l'invitée de la matinale de RTL, où elle est censée faire le bilan des Jeux. À la fin de l'entretien, en répondant à une question des auditeurs, Anne Hidalgo annonce que la vitesse sur le périphérique parisien passera à 50 km/h le 1er octobre, soit sept jours avant le prochain Conseil de Paris.
Ses équipes découvrent la nouvelle à la radio. Certes, l'idée était dans les tuyaux depuis plusieurs années mais personne ne savait qu'elle l'annoncerait ici et maintenant, avec une mise en œuvre si rapide. Logiquement, l'annonce lui vaut un tumulte de critiques, avec en premier adversaire Valérie Pécresse. En privé, la présidente de la Région Île-de-France s'agace de se retrouver dans une nouvelle « situation de conflit » avec Anne Hidalgo, avec qui l'entente était bonne ces derniers temps. Elle fait voter une motion lui demandant de renoncer au projet. Les affaires reprennent.
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La maire de Paris n'a laissé passer qu'une seule nuit pour rompre avec la trêve olympique. « Elle a réaligné la totalité de son camp en sortie de Jeux, c'est un pur animal politique, décrypte l'un de ses proches. Tout le monde a vu un Paris piétonnisé, végétalisé et sans bagnoles. Son action a été validée, donc elle passe à l'étape suivante. » Anne Hidalgo en a été si fière qu'elle a proposé que la tour Eiffel garde les anneaux olympiques à vie, sans avoir consulté personne, pour être sûre que cette parenthèse ne se referme jamais. Mais face à l'hostilité de la famille Eiffel, des associations de défense du patrimoine, ils ne seront finalement maintenus que quatre ans, jusqu'aux Jeux de Los Angeles. « Elle a misé 1000 pour avoir 500 », s'amuse un proche, qui définit ainsi la méthode Hidalgo : « Pour elle, consulter c'est ne pas faire. »
Caroline Vigoureux
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