La solidité du Nouveau Front populaire sera soumise à un nouveau test mardi. Le bureau de l'Assemblée nationale doit se prononcer sur la recevabilité de la proposition de destitution d'Emmanuel Macron présentée par La France insoumise. Que feront leurs alliés de gauche ? Les socialistes sont clairement embarrassés. Ils n'ont en rien soutenu cette démarche de Jean-Luc Mélenchon, annoncée dans La Tribune Dimanche le 18 août sans même qu'ils aient été consultés. Mais peuvent-ils pour autant désavouer LFI ? De retour au Palais-Bourbon depuis son élection en juillet, François Hollande plaide pour que les députés PS s'y opposent, quand le président du groupe socialiste, Boris Vallaud, fait simplement valoir que cette initiative n'a aucune chance d'aboutir. Les communistes comme les écologistes voteront, eux, pour la motion. « Après les mois que nous venons de vivre, le débat doit avoir lieu publiquement et non dans le huis clos du bureau », considère Cyrielle Chatelain, la présidente du groupe écologiste et social. Son homologue LFI, Mathilde Panot, a déjà prévenu ses partenaires sur X : « Voter contre la recevabilité, c'est s'opposer au débat. La dignité du Parlement est en jeu. »