Comment Mycea veut réduire l’usage des pesticides grâce aux champignons
Valentine Ducrot

Les équipes de Myrcea travaillent sur les vertus des champignons pour lutter contre l'usage des pesticides.
Myrcea
Valentine Ducrot

Les équipes de Myrcea travaillent sur les vertus des champignons pour lutter contre l'usage des pesticides.
Myrcea
En juillet dernier, la toute jeune société Mycea (créée en avril 2018) a procédé sa première levée de fonds. Objectif ? Poursuivre activement sa recherche de solutions naturelles pour lutter contre les maladies phytopathogènes de cultures.
Inscrivant sa démarche au cœur des enjeux planétaires de protection de l'environnement, Mycea veut réduire, voire stopper l'usage intensif d'engrais et pesticides chimiques en agriculture, en utilisant certaines propriétés naturelles des champignons.
Afin de disposer de son propre laboratoire et d'avoir suffisamment d'espace pour accueillir l'équipe composée aujourd'hui de 8 salariés (majoritairement des femmes), la société Mycea est hébergée depuis l'été dernier à Minéa, l'incubateur d'Irstea à Montpellier.
Dans le laboratoire de R&D, les équipes travaillent sur deux axes principaux : le bio-contrôle (recherche des extraits ou molécules permettant de lutter contre les maladies fongiques des végétaux) et la biostimulation (recherche de champignons mycorhiziens utilisés pour biostimuler la croissance des plantes).
Sur la base d'un business model classique, Mycea mise à terme sur des partenariats industriels pour « pousser la technologie et les produits sur le marché ». Elle est soutenue et accompagnée par le BIC de Montpellier, la BPI, la SATT AXLR, la Région Occitanie et l'Europe (dans le cadre du programme DIVA).
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Forte de son expertise, la société a développé une activité commerciale sur la détection et l'identification des champignons dans des matrices complexes comme le sol, le bois ou les végétaux.
Pour aller encore plus loin dans ses prospections, Mycea développe actuellement un appareil d'imagerie permettant de suivre tous les phénomènes biologiques se passant dans le sol. Sorte de scanner, cet appareil, autonome en énergie, prend des images qui sont retransmises sur une plate-forme web qui les analyse.
Dédié au marché de l'agronomie, l'appareil devrait être commercialisé d'ici 2020. Un chef de projet va prochainement être recruté pour sa commercialisation et sa distribution.
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