Sécheresse et autres problématiques liées à l’eau : 600 hydrologues du monde entier ont rendez-vous à Montpellier
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LA TRIBUNE - Qu'est-ce que l'Assemblée scientifique de l'association internationale des sciences hydrologiques (AISH), qui se tiendra du 30 mai au 3 juin à Montpellier ?
Eric SERVAT - L'AISH est une société savante internationale dans les sciences de l'eau, sans doute la plus importante, avec plus de 10.000 scientifiques adhérents dans 190 pays. Tous les quatre ans, elle tient son assemblée scientifique. On y traite la question de l'eau sous tous les angles possible, de l'eau souterraine à ce que la télédétection peut nous apprendre, en passant par les hydrosystèmes, etc. C'est une pluralité d'approches et de compétences. Cette année, l'AISH fête ses 100 ans et pour la première fois, son assemblée a lieu en France, à Montpellier. On attend environ 600 hydrologues venus du monde entier, ce qui constitue un nombre exceptionnellement élevé par rapport aux assemblées précédentes, notamment parce que l'eau est un problème qui émerge de manière importante en lien avec le changement climatique.
L'approche de l'AISH est pluridisciplinaire. Quelle évolution observez-vous dans la façon de travailler de ses différents adhérents ?
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Il y a une évolution particulièrement intéressante qui est à l'œuvre depuis une dizaine d'années : c'est la volonté de rapprocher les domaines scientifiques purs des questionnements posés par la société civile : nous arrivons au bout d'une décennies d'études sur les changements en hydrologie versus les changements dans la société. L'AISH veut être consciente des questions que se pose la société. L'assemblée internationale de l'AISH n'est pas responsable des résultats des scientifiques mais ce qui la concerne, c'est d'être un creuset de réflexion partagée entre scientifiques du monde entier. Longtemps la science hydrologique est restée sur une approche mathématique, scientifique, alors qu'aujourd'hui, elle s'ouvre aux sciences humaines et aux sciences sociales. Ce qui contribue indéniablement à la sensibilisation générale car les scientifiques sont des relais.
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