Brexit : le plan de Boris Johnson pour éviter un nouveau report

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(Crédits : Henry Nicholls)
Le gouvernement de Boris Johnson estime possible de contourner l'amendement adopté par le parlement britannique et qui l'a contraint à demander formellement un report du Brexit. Selon Michael Gove, si le parlement adopte dans la semaine les textes nécessaires à l'accord du Brexit, alors celui-ci sera possible au 31 octobre.

Le gouvernement de Boris Johnson s'échinait à assurer dimanche pouvoir encore honorer sa promesse de sortir de l'Union européenne le 31 octobre, malgré la confusion semée la veille par une lettre de Londres, envoyée à contre coeur à Bruxelles, pour demander un report du Brexit.

La journée de samedi, avec un vote historique prévu au Parlement britannique sur le nouvel accord de Brexit triomphalement annoncé deux jours plus tôt à Bruxelles, devait enfin apporter une clarification après plus de trois ans de saga suivant le référendum de 2016. Bilan : les députés ont décidé de repousser leur décision et les Européens se retrouvent dimanche avec trois lettres, dont l'AFP a obtenu copie, disant tout et son contraire. Et moins de deux semaines pour éviter une sortie sans accord qui donne des sueurs froides aux milieux économiques.

"Nous avons les moyens" de sortir de l'UE

La première lettre, non signée, demande une prolongation de trois mois du Brexit. La deuxième, signée par Boris Johnson, dit qu'il ne veut pas de ce délai. Et la troisième, de l'ambassadeur britannique auprès de l'UE, Tim Barrow, précise que le report n'a été demandé que pour se plier à laloi.

Malgré cette demande, "nous allons sortir le 31 octobre. Nous avons les moyens et l'habilité de le faire", a déclaré dimanche Michael Gove, bras droit de Boris Johnson, lors d'un entretien avec Sky News. "Nous savons que l'Union européenne veut que nous sortions, et nous avons un accord qui nous permet de le faire".

Sur la BBC, le ministre britannique des Affaires étrangères Dominic Raab s'est aussi estimé "confiant", jugeant qu'"il y avait beaucoup de gens dans l'UE qui ne veulent pas d'un report".

A Bruxelles, Donald Tusk a indiqué samedi soir "commencer à consulter les dirigeants de l'UE sur la manière de réagir", après avoir parlé au téléphone avec Boris Johnson. D'après une source européenne, les consultations "pourraient prendre quelques jours".

Selon Downing Street, le dirigeant conservateur s'est également entretenu avec Emmanuel Macron et Angela Merkel. Si la présidence française a fait savoir qu'un "délai supplémentaire (n'était) dans l'intérêt de personne".

"Fanfaron" face à la loi

Pour Jeremy Corbyn, chef de l'opposition travailliste, c'est une victoire : "malgré sa posture irritable et fanfaronne", Boris Johnson a dû "obéir à la loi" et "l'accord dommageable (de Boris Johnson) a été défait", a-t-il dit sur Twitter.

La loi qui a forcé Boris Johnson à réclamer cette extension a été adoptée en septembre pour éviter un "no deal", Boris Johnson s'étant dit prêt à cette option s'il s'agissait du prix à payer pour sortir le Royaume-Uni de l'UE le 31 octobre.

Elle stipule que si aucun accord de sortie n'était approuvé par le Parlement d'ici au 19 octobre, le Premier ministre doit réclamer un report du Brexit au 31 janvier 2020.

Boris Johnson espérait y échapper en faisant approuver samedi son nouvel accord de retrait de l'UE. Mais par l'un de ces coups de théâtre dont la démocratie parlementaire a le secret depuis le début de cette crise, la Chambre des Communes l'a contraint samedi à s'y conformer en repoussant son vote sur l'accord.

Semaine prochaine

Cette nouvelle journée folle à Westminster a relancé la grande incertitude au Royaume-Uni sur la manière dont le pays va sortir de l'UE. Le Brexit, initialement prévu le 29 mars, a déjà été repoussé deux fois.

Vent debout contre une nouvelle prolongation "dommageable", Boris Johnson a assuré qu'il présenterait "la semaine prochaine" au Parlement la législation nécessaire à la mise en œuvre de son accord de Brexit. "Si nous passons la législation à temps, alors il n'y a pas d'extension. Le 31 octobre est en vue", a souligné Michael Gove.

Les rebelles conservateurs prêts à rentrer dans le rang

Ils pourront désormais compter sur le soutien de certains rebelles conservateurs, ayant été expulsés du parti pour avoir justement soutenu la loi qui a contraint Boris Johnson à demander un report. Maintenant que le report a été demandé pour "éviter un Brexit sans accord", "je soutiendrai l'accord du Premier ministre", a ainsi annoncé l'ancienne ministre Amber Rudd sur Sky News.

Le ministre allemand de l'Economie, Peter Altmaier, a déclaré au journal Bild qu'une sortie rapide et ordonnée était encore possible si Johnson tentait aussi de contacter ses adversaires. "Si une prolongation de quelques semaines est nécessaire, cela ne me poserait aucun problème", a-t-il dit.

Le texte règle les conditions du divorce après 46 ans de vie commune, permettant une sortie en douceur assortie d'une période de transition courant au moins jusqu'à fin 2020.

Faute d'accord adopté, le Royaume-Uni est menacé d'un "no deal", scénario redouté des milieux économiques faisant craindre le chaos aux frontières, des pénuries de produits alimentaires et médicaments et une poussée des prix, voire une récession.

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a écrit le 21/10/2019 à 17:54 :
Seul un dictateur peut oser contourner le parlement de son pays et donc les électeurs .
Réponse de le 22/10/2019 à 14:13 :
Pourquoi tout inverser ainsi ?
Les électeurs ont voté pour le Brexit.
C'est le Parlement qui les "contourne" tyranniquement. En appliquant une loi datant de septembre alors que le Brexit devrait être effectif depuis mars. Cette loi postérieure n'est pas censée s'appliquer. Elle ne sert, en réalité qu'à empêcher la volonté populaire de s'appliquer.
Donc oui, il leur faudrait un (bon) dictateur pour mettre fin à la tromperie parlementaire et ainsi servir (enfin !) l'intérêt du peuple.
a écrit le 21/10/2019 à 16:13 :
@bruno_bd Le chômage de masse était à des années-lumière de ce qu' il est aujourd' hui au moment de Maastricht, les CDI étaient la règle et les CDD l' anomalie; quant à la France, elle ne piétine JAMAIS les GOPE qui s' imposent à chaque pays sous peine d' amende voir "DÉCOUVREZ LE « SGAE » : LA DISCRÈTE ADMINISTRATION QUI VOLE AUX FRANÇAIS LEUR DÉMOCRATIE – par Guillaume Pellissier de Féligonde", un incontournable de l' UPR.

Je rappelle que les français ont dit non à une supra constitution européenne à 54 % en 2005 et se pastillent l' arbitraire des GOPE que Sarko a fait revoter par les parlementaires dans le dos des français, il s' agit donc là par ailleurs d 'une forfaiture parfaitement anti-démocratique au sens étymologique ; ou comment l' UE a réussi à rouler le pays France -comme les autres- dans la farine.

Stiglitz -mais pas que-, prix Nobel d' économie ajoute qu' il faut fuir l' euro lequel dans un contexte installé bien avant Maastricht de différentiel de compétitivité des pays intra UE, ce qui l' amène à écrire que ceux qui quitteront l' euro seront seuls gagnants. Le net abonde de commentaires sur le sujet.

Nous observons dans le même temps que seuls les pays ne disposant pas de l' euro sont ceux qui se portent le mieux et si vous aviez regardé la vidéo suggérée, "les illusions économiques.." qui pose TOUS les bilans, vous le sauriez..

Sur TARGET II, inspirez-vous des analyses de V. Brousseau responsable des questions euro à l' UPR, ex cadre de haut niveau à la BCE et démissionnaire de l' institution dont les analyses font autorité et qui décrivent le futur peu appétant de l' Allemagne qui s' est largement empiffrée à coups d' excédents des économies voisines en même temps que des créances pourries de ses voisins, notamment italiens. La créance de Bundesbank sur Target 2 flirte donc ainsi avec 1000 milliards en ce moment même.


Psitt, comment pensez-vous une bonne fois rendre la France compétitive face aux salaires à 400 euros à l' est qui ont à la fois absorbés les usines et les emplois ? Car bidonner éternellement les chiffres du chômage à grand coups de radiations des fichiers ne saurait constituer une réponse.

Mais je comprends que vous ayez intérêt en bon européiste à développer la narrative officielle sur l' ensemble de ces sujets, excusez donc ma position absolument antonyme qui m' appelle, elle, à promouvoir les Brexit et Frexit avec l' UPR et pendant qu' il est encore temps ..
CQFD-
Réponse de le 22/10/2019 à 16:17 :
Tissu de mensonges : le chômage était à 10,7% de la population active en 1992 et est monté à 12,2% en 1993, principalement à cause de la guerre des monnaies engagée par certains pays (Italie, Espagne, Portugal, UK) rendue impossible par le passage à l' € (donc grâce à l'adoption du traité de Maastrcht). Il a depuis reflué à 8,5%. Donc si on s'en tient au fait et non aux fantasme de l'UPR, grâce (ou à cause) de Maastricht, le taux de chômage a diminué de près d'un tiers.
Autre mensonge, Sarko n'a PAS fait voter par les parlementaires dans le dos des français, il avait très clairement annoncé ses intentions lors de sa campagne de 2007 contrairement à sa principale adversaire qui avait été très ambigüe sur le sujet. C'est donc en parfaite connaissance de cause par les électeurs qu'il a été très bien élu, recueillant sur son nom plus de suffrages que le "non" au référendum de 2005 auquel vous vous cramponnez comme un ivrogne à son lampadaire.
Pour la compétitivité, il n'y a plus guère qu'en Bulgarie et en Roumanie que les salaires sont au niveau que vous énoncez. Et vous oubliez un facteur, la productivité horaire qui reste à un niveau élevé en France. Il y a moyen d'améliorer aussi la compétitivité française en baissant les coûts salariaux, par exemple en supprimant certaines charges patronales telles que le 1% logement, la cotisation transport ou encore le financement de la politique familiale dont on ne voit vraiment pas pourquoi ce devrait être aux entreprises de les financer. Evidemment il faut éviter de se tirer des balles dans le pied en matière de compétitivité, comme les 35h.
Enfin et sur le rôle de l'€, il est intéressant de comparer les performances économiques de la Slovaquie et de la République tchèque, quasi identiques et partant quasiment du même point lors de la chute finale du communisme, la première ayant adopté l'€ et l'autre pas. Au passage, la couronne tchèque est très stable par rapport à l'€... (ce qui est logique car ce pays est largement ouvert sur l'UE) et ces deux pays, à parité de pouvoir d'achat, ont désormais un niveau de vie assez comparable à la France.
Donc désolé, la complainte Calimero de l'UPR qui cherche à exonérer les choix franco-français de la situation inquiétante de l'économie française (chômage restant à un niveau trop élevé depuis près d'un demi-siècle-donc bien avant l'intégration économique européenne et l'adhésion des pays de l'est, lourd déficit budgétaire sans volonté nette de le réduire en révisant pour de bon la dépense publique et sociale, endettement public préoccupant avec une volonté à peine masquée de le laisser filer en raison de la quasi gratuité des intérêts, déficit abyssal du commerce extérieur alors que le pétrole est redevenu relativement bon marché, incapacité pour diverses raisons à mener désormais le moindre grand projet...) et à en rejeter la responsabilité sur l'UE, elle me semble inacceptable et même dangereuse. Je n'ose même pas espérer que votre gourou et vous-même auront l'honnêteté de le reconnaître lorsque les effets du brexit seront patents en termes d'appauvrissement et de perte d'influence du Royaume-Uni, et surtout, bien entendu, des plus modestes des britanniques.
Réponse de le 22/10/2019 à 18:07 :
Je vous rappelle juste que le parti Animaliste a fait un meilleur score que l'UPR aux dernières européennes. Votre analyse ne semble donc pas rencontrer un grand succès.
Vous êtes démocrates ?
Réponse de le 23/10/2019 à 6:57 :
@Fake News
Forcément : l'affiche des animalistes représentait un sympathique beagle et celle de l'UPR un pitbull décati. Ah pardon, c'était Asselineau.
a écrit le 21/10/2019 à 14:48 :
Vite, vite un brexit , dehors à ceux qui ont toujours eu un pied dehors et un pied dedans et qui ont toujours empêché l'Europe d'avancer.
a écrit le 21/10/2019 à 10:35 :
Les Britanniques devraient revoter pour clarifier la situation.
a écrit le 21/10/2019 à 9:41 :
l'UE a trouvé un nouveau moyen de se discréditer : dire AMEN a tous les caprices et errances des anglais !
Réponse de le 22/10/2019 à 15:28 :
Depuis le début, c'est la démarche britannique qui est complètement erratique
-près d'un an pour déclencher l'article 50
-incapacité à formuler exactement leurs demandes.
Dans cette histoire le discrédit est à 100% du côté britannique, la gestion du dossier en général par l'UE et en particulier par Barnier étant irréprochable. Je pense que l'attitude plutôt conciliante de l'UE face à un partenaire britannique aussi instable, indécis, peu fiable et peu crédible procède surtout maintenant de la volonté de s'en débarrasser au plus vite, et de le laisser se ramasser la gueule tout seul, et sans pouvoir en rejeter une fois de plus la responsabilité sur l'UE (selon un discours largement répandu dans trop d'exécutifs européens-pas qu'au Royaume-Uni, ce qui marche bien c'est grâce à eux, ce qui ne marche pas ou est trop contraignant c'est la faute de l'UE... discours que trop de naïfs prennent pour argent comptant).
a écrit le 21/10/2019 à 9:15 :
Mr Johnson a trouvé une solution, et fait un discours simple et superbe devant le parlement anglais samedi dernier : si ça ne marche toujours pas, c'est le parlementarisme qui a un problème.
Réponse de le 22/10/2019 à 15:34 :
les élections législatives remontent à moins de temps que le référendum. Et le résultat en est plus que clair, un net recul des partis soutenant le brexit. Ca ne marche pas parce que Johnson n'a plus de majorité parlementaire, point barre. Le problème n'est pas le parlementarisme mais le premier ministre. et ce d'autant plus qu'il a largement manoeuvré pour tenter de museler tout débat parlementaire, il est logique que les parlementaires ne lui fassent aucun cadeau. Y compris certains de son bord car il a largement torpillé Theresa May... qui n'avait pas l'air très attristée des déboires de Johnson...
a écrit le 21/10/2019 à 8:31 :
"Pour gouverner si on veut être efficace il faut savoir cacher ses intentions." Nicolas Machiavel
a écrit le 21/10/2019 à 0:16 :
Boris Johnson pense vraiment que si le 31 octobre l'accord n'est pas voté, l'U.E. pliera pour faire plaisir aux Anglais, une fois de plus ? Il serait temps qu'il réalise qu'un divorce, ce n'est pas une séparation amicale. Quand on se quitte, c'est fini les gentillesses, quand on aime on ne compte pas, mais on ne perd pas pour toujours la capacité à utiliser une calculette.
a écrit le 20/10/2019 à 18:18 :
a qui perd gagne ! les européens sont discrédités aux yeux du monde . chomage élevé en France la régression est elle en marche ? a lire la presse oui
Réponse de le 21/10/2019 à 6:48 :
Les causes du chômage en France sont franco-françaises ; à peu près toutes les décisions en matière économique et sociale prises depuis 40 ans ont joué contre l'emploi (une seule exception, le CICE mais largement sous-dimensionné). Ajoutons-y une forte propension à se tirer des balles dans le pied en sabordant les secteurs où la France était performante (le nucléaire en abaissant sans raison sa part dans le mix énergétique ce qui va conduire à arrêter des centrales encore en parfait état, le diesel, actuellement la motorisation thermique la plus propre et émettant le moins de CO2...).
Réponse de le 21/10/2019 à 9:49 :
Je pense que pour "le monde" l'Europe" s'est un peu transformée en paillasson, je devrais ajouter hélas. Actuellement nous ne pourrions plus faire Concorde quand aux dernières industries..J'avoue préférer l'approche de Maurice Allais, notre prix Nobel d'Economie bâillonné - Il est mensonger de promettre prospérité et plein emploi aux Européens en conservant des frontières ouvertes, il plaidait pour un protectionnisme raisonné et raisonnable.
Réponse de le 21/10/2019 à 12:44 :
@bruno-bd Les causes du chômage résultent des GOPE ou feuille de route de Bruxelles appliquées à la France et qui flinguent tous les pays du sud au seul bénéfice de l' Allemagne qui hérite elle du solde Target II qui fera exploser le système. Vous en voulez à nouveau la preuve ?

Visionnez "les illusions économiques de l' Union européenne" de C H Gallois responsable des questions économiques à l' UPR qui vient d' être édité en version manuscrite. Vous aurez la photo de l' économie de la France à l' instant T et à aujourd' hui, quasi tout s' est délocalisé, évaporé à l' est et l' euro trop fort pour notre pays comme pour tous les pays du sud a parachevé le suicide économique.

Et tel que l' anticipait Seguin dans son discours fleuve de 92 qui ne laisse pas un poil de sec et quand tous nos européistes en chef serviles et avides de pouvoir poursuivaient la fuite en avant de l' intégration européiste pour satisfaire à l' agenda..
"Philippe Seguin, discours à l'Assemblée Nationale 1992"
CQFD-
Réponse de le 21/10/2019 à 14:24 :
@gedeon : Comme si le chômage de masse avait commencé avec l'entrée en application du traité de Maastricht ou vos GOPE que d'ailleurs la France piétine allègrement. La première fois où le chômage a dépassé les 3 millions en 1992, c'est quand certains pays de l'UE (UK, Espagne, Portugal, Italie) avaient déclenché une guerre monétaire en dévaluant fortement leurs monnaies nationales... Ca a coûté entre 500000 et 1 million de chômeurs à la France. C'est justement pour éviter ce genre de trucs qu'on a inventé l'€. Pour le reste, inutile de chercher des boucs émissaires à notre chômage, la cause est bien la préférence française (honteuse) pour le chômage manifestement trop bien indemnisé qui empêche un ajustement de l'offre de travail à la demande de travail en jouant sur le prix du travail. Salaires et coûts salariaux top élevés sont la cause principale de notre chômage (ajoutons-y un droit du travail demeurant trop rigide malgré les améliorations indéniables apportées par les lois El Khomri et ordonnances Pénicaud). Ca et le CICE font que notre chômage a tendance -enfin- à refluer.
Réponse de le 21/10/2019 à 14:52 :
@Albert : Maurice Allais, mort il y a près de 10 ans, aurait bien du mal à s'exprimer, pas besoin de le bâillonner pour le faire taire. Et oui, il existe des pays de l'UE qui sont au plein emploi malgré les mêmes règles de protectionnisme que la France, il faut donc chercher ailleurs les causes de notre chômage... Et non, l'UE n'est pas ouverte à tous vents, beaucoup de normes s'imposent aux importations.
a écrit le 20/10/2019 à 17:27 :
Tout ce que je retiens des déclarations des britanniques c'est que ce n'est pas l'UE qui empêche le RU de partir, bien au contraire. Ils ont le choix: ils acceptent l'accord ou c'est le no-deal.
a écrit le 20/10/2019 à 17:17 :
Parler de pénuries et de chaos pour faire peur aux "Brexiters" et aux "Frexiteurs" potentiels, c'est toujours les mêmes techniques qui consistent à agiter les peurs pour mieux canaliser les opinions publiques...
Si la Grande-Bretagne sort de l'UE, les désordres n'excéderont pas quelques jours ou quelques semaines tout au plus.
La seule vraie peur, c'est celle des dirigeants européens qui craignent, in fine, que la Grande-Bretagne puisse s'en sortir mieux que les pays membres, ce qui signerait la mort de l'UE dans son mode de fonctionnement actuel...
Réponse de le 20/10/2019 à 18:28 :
C'est exactement ça ! 100% d'accord !
Réponse de le 21/10/2019 à 6:51 :
On voit mal comment la fermeture de marchés pourrait améliorer la situation économique de la Grande Bretagne qui n'aura d'autre choix pour s'en sortir que de pratiquer les dumpings sociaux, fiscaux et environnementaux.
Réponse de le 21/10/2019 à 9:43 :
Pas faux cette analyse !
Réponse de le 21/10/2019 à 13:00 :
Pas mieux @photon, pas mieux et ça circule déjà à la gosse commission d' où les efforts déployés à affoler l' opinion sur les XIT..
a écrit le 20/10/2019 à 14:24 :
Vous n'avez pas trouvé de solution à votre problème social en france. Non seulement le Maroc, Zian, un jeune fils marocain. du peuple, nous sommes solidaires avec lui et vous devez vous en excuser.
Réponse de le 21/10/2019 à 0:10 :
La drogue abîme le cerveau, il est urgent de se mettre à l'eau, aux légumes et à l'exercice physique pour retrouver "mens sana incorpore sano".
a écrit le 20/10/2019 à 14:24 :
"Scénario redouté des milieux économiques". Ça, c'est un "truc" où on n'y est pas. En gros, ça veut dire, circulez ya rien à voir. La démocratie, les palabres, la politique, les manifestations, aux orties. La loi, c'est la notre, celle de la finance, du capitalisme, néolibérale jusqu'au bout des ongles. Boris Johnson ? Un pantin qui mange dans la main qui le nourrit et qui fera ce nous voulons qu'il fasse.
Réponse de le 20/10/2019 à 16:19 :
"Boris Johnson ? Un pantin qui mange dans la main qui le nourrit et qui fera ce nous voulons qu'il fasse. " Vous étiez si bien parti, quel dommage de gâcher le final... C' est vrai quoi, vous auriez pu rappeler que B Johnson ne veut que réintroduire du fait démocratique en honorant le résultat d' un référendum populaire bafoué par les parlementaires depuis deux ans.
Réponse de le 20/10/2019 à 17:20 :
Ben justement, le résultat du référendum de 2016 est plus qu'ambigu. 51,9% de leave avec une participation de 72%, on ne peut pas dire que ça démontre une volonté populaire très affirmée, d'autant plus que les promoteurs du leave on reconnu presque immédiatement après le référendum avoir menti comme des arracheurs de dents sur les bénéfices escomptés du leave (y'aura pas un penny de plus pour le NHS...) et donc avoir roulé les électeurs dans la farine. Le fait démocratique, ç'aurait été de considérer le référendum de 2016 comme nul et non avenu et demander aux électeurs de trancher sur la base de l'accord sur et de choisir l'une des trois options.
Réponse de le 20/10/2019 à 17:53 :
Bruno, on ne refait pas l'histoire. Le résultat d'un référendum en démocratie est intangible même s'il ne vous convient pas.
C'est sûr que les milieux économiques st policés et ne vont pas manifester ds la rue.
Mais imaginez un seul instant que le vote de millions de personnes soit bafoué et remis en question par simple calcul politique de l'élite et la crise politique et sociale qui s'en suivrait serait d'une ampleur telle que la crise des GJ en France serait en comparaison ramenée à une sympathique et petite animation de rue.
Réponse de le 20/10/2019 à 19:03 :
@bruno -bd Toujours cette propension pour les européistes à discuter le résultat du match, à tenter de le rejouer et le défaire politiquement. Cette situation doit cesser. Car en France aussi le fait démocratique se doit d' être réintroduit, pluralité d' accès aux médias pour tous les partis politiques dans un temps équitable et strict respect de la charte de Münich du journalisme.
Réponse de le 20/10/2019 à 19:23 :
Leon, je vous rejoints sur votre analyse concernant le résultat d'un référendum.
Mais imaginez un seul instant que le vote des personnes soit bafoué et remis en question par simple calcul politique.
Et pourtant, Hulot, Phillippe et Macron se sont bien assis sur le référendum en relation avec Notre Dame Des Landes. Comme quoi les plus démocrates ne sont pas toujours ceux que nous croyons.
Réponse de le 21/10/2019 à 7:01 :
Désolé pour le point Godwin, mais c'est grâce à un référendum largement remporté qu'Adolf Hitler a assis son pouvoir absolu (en lui permettant de cumuler les fonctions de président et de chancelier). C'est de l'histoire que l'Allemagne a acquis une grande méfiance des référendums et a constitutionnalisé leur interdiction. A l'exception de l'adoption de la constitution de la Vè , de l'adoption ric-rac de Maastricht et du statut de la Nouvelle Calédonie qui y a ramené la paix civile, je ne vois aucune décision positive résultant d'un référendum en France (parmi les plus catastrophiques l'élection du président au suffrage universel direct et le quinquennat). Au Royaume-Uni les référendums n'ont pas un caractère délibératoire mais consultatif. Vu son résultat particulièrement peu clair et obtenu par la tromperie, il eût été parfaitement légitime et conforme à la démocratie britannique à prééminence parlementaire de s'asseoir dessus.
Réponse de le 21/10/2019 à 9:46 :
.....@bruno_bd ....votre conception de la démocratie et des sytèmes de vote relève plus d'une conception de l'état totalitaire que d'une république !
Réponse de le 22/10/2019 à 14:19 :
@Bill bocquet : toutes les dictatures, toutes les démocratures (Russie, Turquie, Venezuela, Hongrie) ont tenté de s'appuyer sur des référendums pour asseoir des pouvoirs personnels ou des annexions (Crimée en 2014 par exemple). Vous comprendrez aisément ma profonde méfiance à propos des référendums et ma préférence pour la démocratie représentative. Je ne suis pas sûr que le résultat du référendum de 2016 au Royaume-Uni aurait été le même si on avait présenté aux britanniques la réalité de ce qu'implique le brexit (et qui commence seulement à se dessiner).
a écrit le 20/10/2019 à 14:23 :
Franchement la Tribune, "pénuries de produits alimentaires alimentaires, médicaments"...
Faudrait arrêter un peu le jaja !!!
C'est vrai que ce journal a versé depuis un moment maintenant dans l'ultra libéralisme,forcené, l'atlantisme convulsif, et est aux ordres des marchés, et plus précisément de ceux qui dominent la finance mondiale, et qui en l'espèce ne veulent rien moins que conserver ce marché unique européen , ce qu'est devenu cette union européenne, précisément sous l'influence et la domination des britanniques et des ultra libéraux hollandais et allemands, qui feront tout pour accorder un énième délai !
Réponse de le 20/10/2019 à 17:26 :
En cas de sortie sans accord, le rétablissement de contrôles douaniers systématiques entre le RU et l'UE, d'où sont importés ou par où transitent une grande partie des produits alimentaires et des médicaments consommés au RU auront bien pour effet des pénuries. Le RU partage avec la France le triste privilège d'une très forte dépendance aux produits importés...
Réponse de le 20/10/2019 à 22:14 :
@bruno-bd On voit que vous n' êtes pas un logisticien, quelle propension à parler de sujets que vous ne maitrisez pas!
Réponse de le 23/10/2019 à 7:00 :
@Leon ; on verra bien, on n'a jamais été aussi près de pouvoir constater de visu si le brexit provoque ou pas le chaos dans les chaines logistiques qui approvisionnent le RU.
a écrit le 20/10/2019 à 14:22 :
Franchement le Monde, "pénuries de produits alimentaires alimentaires, médicaments"...
Faudrait arrêter un peu le jaja !!!
C'est vrai que ce journal a versé depuis un moment maintenant dans l'ultra libéralisme,forcené, l'atlantisme convulsif, et est aux ordres des marchés, et plus précisément de ceux qui dominent la finance mondiale, et qui en l'espèce ne veulent rien moins que conserver ce marché unique européen , ce qu'est devenu cette union européenne, précisément sous l'influence et la domination des britanniques et des ultra libéraux hollandais et allemands, qui feront tout pour accorder un énième délai !

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