Brexit : le Royaume-Uni promet à Nissan un accès libre au marché unique

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L'usine Nissan de Sunderland, dans le nord de l'Angleterre, la plus importante du pays, fabrique quelque 500.000 véhicules par an et emploie 7.000 ouvriers, techniciens et ingénieurs, sans oublier 28.000 emplois côté fournisseurs et sous-traitants.
L'usine Nissan de Sunderland, dans le nord de l'Angleterre, la plus importante du pays, fabrique quelque 500.000 véhicules par an et emploie 7.000 ouvriers, techniciens et ingénieurs, sans oublier 28.000 emplois côté fournisseurs et sous-traitants. (Crédits : Reuters)
Le constructeur japonais Nissan a décidé de produire le nouveau modèle de son 4X4 Qashqai à Sunderland (nord-est de l'Angleterre), après que le gouvernement britannique s'est engagé à chercher à conserver un accès libre au marché unique européen, a indiqué dimanche le ministre aux Entreprises.

Dimanche, le ministre britannique aux Entreprises, Greg Clark, a déclaré à Nissan que le Royaume-Uni négocierait avec l'Union européenne une franchise de droits de douane pour son industrie automobile après le Brexit.

Cette déclaration fait suite à celle, jeudi dernier, de Nissan qui avait annoncé qu'il souhaitait fabriquer sa nouvelle génération de Qashqai et d'X-Trail au Royaume-Uni, ajoutant avoir reçu des assurances du gouvernement britannique, mais sans indiquer lesquelles.

Garanties anti-"Hard Brexit"

Fin septembre, son PDG Carlos Ghosn avait demandé aux autorités britanniques des "compensations" face à d'éventuelles nouvelles barrières douanières, alors que Londres semble s'engager sur la voie d'un Brexit "dur", avec un contrôle strict de l'immigration synonyme d'accès restreint au marché unique. Puis, mi-octobre, Carlos Ghosn avait rencontré Theresa May, qui l'avait rassuré.

Dimanche, Greg Clark précisait à la BBC:

"J'ai dit que notre objectif serait de veiller à conserver un accès aux marchés européens -- et vice versa -- sans barrières douanières ni entraves d'ordre bureaucratique."

La relance industrielle de Theresa May est en jeu

En donnant de telles garanties au constructeur automobile, le gouvernement britannique souhaite que Nissan augmente ses investissements en Grande-Bretagne et sécurise les milliers d'emplois qui en dépendent. L'usine Nissan de Sunderland (au nord de l'Angleterre), la plus grande du pays, emploie en effet 7.000 ouvriers, techniciens et ingénieurs. Sans oublier quelque 28.000 emplois chez les sous-traitants et fournisseurs du secteur. Elle fabrique quelque 500.000 véhicules par an (près d'un tiers des 1,6 millions de véhicules construits au Royaume-Uni) et exporte 55% de sa production vers l'Europe.

L'avenir de la filière automobile est cardinale dans le projet politique de Theresa May, qui, le 2 août à Londres, avait annoncé vouloir relancer une politique industrielle enterrée il y a trente ans par Margaret Thatcher. Avec la totale approbation des patrons de l'industrie britannique qui taclaient au passage l'ex-Premier ministre David Cameron.

Pas de compensation financière mais un accord spécial

Greg Clark a également indiqué qu'il n'était pas question de verser de somme d'argent s'agissant de l'accord avec Nissan en termes de compensations. Greg Clark a insisté, dans le cadre des assurances données à Nissan, sur le maintien dans l'union douanière de l'UE, ou la négociation d'un accord de libre-échange spécial pour l'industrie, en raison d'intérêts mutuels bien compris de part et d'autre de la Manche :

"En matière automobile, les pays d'Europe continentale exportent énormément chez nous, et nous exportons énormément chez eux (...). Si nous menons les négociations de manière sérieuse, constructive et civilisée, alors nous pouvons tomber d'accord sur beaucoup de points", a souligné le ministre.

(Avec AFP et Reuters)

>Lire aussi : Brexit: aéronautique et labos veulent les mêmes garanties que Nissan

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 15:24 :
la bonne nouvelle ou la mauvaise c'est selon, avant d'enclancher l'article 50 devra obligatoirement demander l'avis du parlement, ce qui s'était fait lors de l' adhesion,
donc la course d'obstacle ne fait que commencer , mise en minorité (ce n'est pas impossible) May n,'aura qu'une porte de sortie rejoindre Cameron et démissionner
oublier que l'on a un parlement c'est d'ailleurs une faute institutionnelle grave qui prouve une fois de plus l'improvisation et l'impréparation du gouvernement britannique sur ce dossier explosif
a écrit le 02/11/2016 à 13:45 :
Lire ""perfectionnement passif"parmi les exemples des régimes douaniers .
a écrit le 02/11/2016 à 13:34 :
L'union douanière est un système cohérent qui permet la libre circulation des produits d'origine tierce après dédouanement dans tous les États membres .Elle repose sur un tarif commun avec des droits de douane ou anti dumping reversés en grande partie au budget de l'union .Seuls les spécialistes connaissent les subtilités des régimes douaniers européens tels que l'admission temporaire ,l'exportation temporaire,le perfectionnement actif,le perfectionnement actif,les règles sur la valeur en douane ou l'origine .En quittant l'union la GB devient un État tiers.Elle doit donc négocier un accord d'association et l'accès au marché unique suppose une égalité de traitement pour des pièces de voitures d'origine tierce... A mon avis les britisch sont coincés en voulant sortir d'un système qui fonctionne bien.
a écrit le 01/11/2016 à 17:49 :
Je suis étonné de la confiance que Carlos Ghosn accorde à ces politiciens qui n'ont pas hésité à mentir à leur peuple. Je suis aussi surpris par le pari qu'il fait d'un Brexit avec un libre accès au marché européen.
L'avenir nous dira si son pari est fondé !!!
a écrit le 01/11/2016 à 11:13 :
De toute évidence, à lire certains commentaires, il y en a qui n'ont toujours pas compris le film : la GB est en position de force pour négocier avec Bruxelles et pour cause, c'est l'UE qui exporte le plus au RU. Une fois qu'on sait cela et tant que le moteur et le motivateur principal c'est le fric, toujours le fric, Teresa May peut promettre qu'il n'y aura pas de hard Brexit. Ah, ces eurolâtres béats, ils ne se referont jamais !
Réponse de le 01/11/2016 à 13:34 :
Argument sur-utilisé. Que représente le marché European pour les exportateurs britanniques et vice-versa pour les exportateurs européens? Je n'ai pas les chiffres mais étant donné le différentiel de taille entre les deux marches je serai très surpris que l'UE soit plus dépendante du royaume-uni plutôt que l'inverse.
Réponse de le 01/11/2016 à 13:59 :
Ce qui compte, ce n'est pas l'équilibre ou le déséquilibre absolu des échanges GB-UE, mais la part de la GB dans le total des export de l'UE contre la part de l'UE dans le total des exports britanniques. Sous cet angle, le rapport de forces est beaucoup moins favorable à la GB. Le "film" est donc beaucoup plus compliqué pour les anglais que le western un peu primaire dont vous rédigez le scénario. Il reste que les intérêts respectifs des multinationales des deux ensembles pèseront sur la négociation, mais les anglais risquent d'avoir, au bout du compte, à beaucoup reculer.
Réponse de le 01/11/2016 à 14:02 :
Ce qui compte, ce n'est pas l'équilibre ou le déséquilibre absolu des échanges GB-UE, mais la part de la GB dans le total des export de l'UE contre la part de l'UE dans le total des exports britanniques. Sous cet angle, le rapport de forces est beaucoup moins favorable à la GB. Le "film" est donc beaucoup plus compliqué pour les anglais que le western un peu primaire dont vous rédigez le scénario. Il reste que les intérêts respectifs des multinationales des deux ensembles pèseront sur la négociation, mais les anglais risquent d'avoir, au bout du compte, à beaucoup reculer.
a écrit le 01/11/2016 à 10:24 :
Elle est gonflée l'anglaise, de garantir l'accès à l'UE quand on en sort.
Le seul moyen est de transférer l'usine en France.
Réponse de le 01/11/2016 à 11:25 :
il est gonflé le consommateur français qui fait tourner les exportations chinoises tout azimut. à choisir plutot acheter des produits britanniques que chinois!!!
a écrit le 01/11/2016 à 9:55 :
Il n'y a pas à faire la moindre concession aux anglais. Ils ne sont pas en droit de critiquer aujourd'hui cette structure européenne qu'ils ont contribué à construire durant 45 ans. Libre accès économique = libre circulation/contribution financière. Ils sont libres de refuser cette règle, mais qu'ils assument les conséquences de leurs choix, et nous assumerons les nôtres. Comment justifierions-nous un traitement de faveur à leur égare tandis que les autres partenaires européens devraient s'acquitter de leurs charges?
a écrit le 01/11/2016 à 9:18 :
quitter L'Ue, le mariage légal pour se retrouver dans le marché unique, (obligatoire pour le marché financier) un peu modifié car pour un des membre actuel la Norvège c'est déja non) le concubinage, qui sera aussi onéreux mais qui n'apporta plus aucune compensation financière, et ne permettra aucun contrôle aux frontières (le traité de Porto de 1993 qui ne sera en aucun cas remis en cause)
ne pas oublier que ce fameux traité de sortie si un jour il arrive à être finalisé! devra être accepté par une majorité du parlement européen et par une majorité des chefs d'états signataires la France et l'Allemagne possédant techiquement la possiblité de dire non cf les 5 lignes de l'article 50 ) c'est finalement une solution tellement absurde que ce referendum sommes toute " consultatif" risque en fait de tomber dans l'oubli
que disait Teresa la traite qui voulait et a eu le poste il y a 3 mois aux dirigeant d'une banque: tous ensemble on est plus fort et mieux protégés !!!!!!!
que dit celui qui doit recevoir la notification D Tusk Brexit dur ou pas de brexit du tout
en attendant 4 mois rien de fait la £ qui ne cesse de tomber l'écosse l'irlande qui menacent
et qui dit un commissaire europeen plein d'humour : le bexit ou l'histoire des trois sots
"le sot portait dans son seau le sceau du roy, le cheval fit un saut et tous les XXXXX tombèrent
regler le brexit c'est resoudre cette équation !!!!!!!! "fantastic but imposible" surtout quand le personnel necessaire aux neg n'est toujours pas recruté au UK
a écrit le 01/11/2016 à 2:01 :
la Reine peut commencer à vendre ses bijoux, parce que si Mr Ghosn a du levier c'est rien à côté du poids économique de la City, va falloir compenser, compenser et encore compenser.
a écrit le 01/11/2016 à 1:54 :
ce n'est pas la version que j ai lu dans le Guardian...il parle de compensations énormes pas directement dans la poche de Nissan, mais par le biais de financement divers, tel que la formation pro, des infrastructures etc...a ce rythme leur contribution au budget de l UE va ressembler à une obole en comparaison...avec 4.5% de déficit, pas loin de 100% de dettes et une Livre qui tire la tronche, vous le voyez venir le mur?
a écrit le 31/10/2016 à 17:50 :
Ghosn , comme beaucoup d' autres ne va pas atteler la charrue avant les bœufs et attendre les négociations . May vend la peau de l' ours, non-non elle enfume ses citoyens , à savoir Jaguar et Rover réclament eux aussi. Bref elle fait du Hollande .
Réponse de le 01/11/2016 à 10:07 :
Jaguar et Land Rover appartiennent aux Indiens de Tata. Ce ne sont pas plus des entreprises britanniques que Nissan. Si les conditions d'exportation deviennent trop défavorables ils iront produire ailleurs. Idem pour Mini (BMW) d'ailleurs.
a écrit le 31/10/2016 à 16:49 :
Non, non, si les anglais quitte l'union européenne, ils n'est pas question qu'ils soit dispense de payer la taxe pour avoir accès au marcher unique europenne.... Soit s'est avec nous ou avec le reste du monde, mais il n'y a pas de place intermédiaire....
a écrit le 31/10/2016 à 16:47 :
Carlos Ghosn exige de la Grande Bretagne et met à genoux le gouvernement Français depuis 15 ans

mais en Russie Avtovaz engendre une perte abyssale de plus 1,8 milliard d'euros,

ou Carlos Ghosn se fait petit minuscule et avale toutes les couleuvres de Poutine...

piètre affairiste ce carlos
Réponse de le 31/10/2016 à 20:57 :
Il faut ajouter les pertes énormes de Mitsubishi plus 2 milliards euro aux pertes de Avtovaz, 1,8 milliard

total des pertes qui vont impacter Renault : plus de 3,8 milliards d'euro !!!

pour ceux qui aiment perdre de l'argent en bourse, ils seront bien lotis ;
Réponse de le 31/10/2016 à 21:01 :
Il faut ajouter les pertes énormes de Mitsubishi plus 2 milliards euro aux pertes de Avtovaz, 1,8 milliard

total des pertes qui vont impacter Renault : plus de 3,8 milliards d'euro !!!

pour ceux qui aiment perdre de l'argent en bourse, ils seront bien lotis ;
Réponse de le 01/11/2016 à 10:22 :
Vous oubliez Dacia qui est en forme olympique, et la prise de contrôle de Mitsubishi Motors. Ce sont les difficultés économiques de la Russie dues à l'attitude de Poutine à l'international (Anschluss de la Crimée et soutien criminel et inconditionnel à Bachar El Assad) qui causent les difficultés d'Avtovaz en raison de la déprime du marché russe (divisé par 2), de la fermeture du marché ukrainien et de l'instauration de taxes à l'importation au Kazakhstan. Pour y pallier l'actuel patron d'Avtovaz (et ancien patron de Dacia) réoriente la production vers l'exportation au Moyen-orient et l'Afrique, de manière à ce qu'Avtovaz retrouve l'équilibre vers 2018. Cette politique est la bonne puisqu'elle met Avtovaz plus à l'abri des foucades de Poutine.
a écrit le 31/10/2016 à 16:16 :
Fini Bruxelles. Ouf de soulagement. Les anglais vont enfin avoir un constructeur "anglais". Les fonctionnaires neo libéraux de Bruxelles avaient quand même réussi a détruire la totalité des constructeurs automobiles britaniques. Faut le faire ?
Réponse de le 31/10/2016 à 19:48 :
Les "fonctionnaires néo libéraux de Bruxelles" n'ont rien à voir avec la disparition de l'industrie automobile britannique.
Cette industrie s'est auto détruite avec des modèles complètement obsolètes, des syndicat destructeurs d'emplois pour ne citer que ces deux éléments.
C'est incroyable combien les commentateurs anti européens attribuent tous les échecs à l'Europe et particulièrement aux fonctionnaires de Bruxelles dont la commission n'est en fait qu'un exécutif qui applique les règles définies en amont notamment par nos chefs d'états et les élus du parlement.
Réponse de le 01/11/2016 à 10:36 :
Nissan n'est en rien un constructeur britannique, mais d'origine japonaise, et contrôlé par le groupe français Renault. Il produit partout, notamment en Espagne et bientôt en France (les Micra à partir de 2017). Si les conditions d'exportation depuis le Royaume-Uni vers l'UE deviennent trop défavorables en cas de hard Brexit, Nissan ira produire ailleurs, par exemple en Espagne, redevenue très compétitive, et où est déjà assemblé le proche cousin du Qashqai, le Renault Kadjar. Ce sera d'autant moins difficile que contrairement à Mini, Jaguar, Land Rover, Bentley et Rolls-Royce, l'image de Nissan n'est pas associée au Royaume-Uni.
Réponse de le 02/11/2016 à 16:53 :
Les néo-libéraux de l'UE sont moins violent que ceux de l'UK.
Le modèle économique britannique actuel a été forgé par Thatcher et Blair, avec une orientation nettement plus libérale que celle des partenaires européens. C'est un choix démocratique du peuple Anglais, ce n'est pas l'UE qui a imposé le contrat 0 heure !
a écrit le 31/10/2016 à 15:53 :
Qui peut croire un instant que la GB a la possibilité de promettre un libre accès au marché de l'UE ?
Soit C. Ghosn a négocié des compensations, soit il n'a pas encore pris sa décision.
Réponse de le 01/11/2016 à 10:40 :
Moyennnant certaines conditions (contribution au budget de l'UE, application des normes et liberté de circulation en GB des ressortissants européens) le Royaume-Uni obtiendra l'accès au marché unique. Mais ça signifie aussi l'abandon de la totalité des promesses qu'ont cru ceux qui ont voté pour le Brexit...
a écrit le 31/10/2016 à 14:31 :
Pour ceux qui l'aurait oublié ou qui ne le savait pas: les constructeurs étrangers se sont installés en Grande-Bretagne pour contourner les quotas et bénéficier de taxes moins élevées. Ce fut un choix, mais maintenant, la roue a tourné et Ghosn va devoir revoir son plan, sauf si bien entendu les Britanniques arrivent à obtenir le beurre et l'argent du beurre dans leur négociation de sortie de l'UE ... ce qui n'est pas impossible avec les neuneus qui nous dirigent :-)
Réponse de le 31/10/2016 à 16:18 :
T'as raison. Une preuve qu'il y a encore une vie après Bruxelles. A quand le frenchsortie ?
Réponse de le 01/11/2016 à 10:42 :
Le plan B existe : le transfert en Espagne des activités de Nissan au Royaume-Uni.
a écrit le 31/10/2016 à 13:54 :
goshn est malin et a assure ses arrieres a titre perso
pour le reste, y a aucune garantie de rien venant de l'ue; donc l'addition sera pour le uk, sauf s'il explose avant et que la facture revient a l'angleterre et a wales
a écrit le 31/10/2016 à 13:14 :
Les anglais veulent les avantages et pas les inconvénients et ils les auront.

May l'a déjà annoncé, ils auront la libre circulation des capitaux, des biens et des services, mais un strict contrôle de l'immigration.
Réponse de le 01/11/2016 à 10:47 :
Dans l'UE et n'étant pas membre de Schengen, le Rpyaume-Uni avait déjà toute latitude pour contrôler l'immigration, et ce d'autant plus facilement que sa position insulaire limite le nombre de points d'entrée 'les ports, les aéroports et le tunnel sous la Manche). Il n'a pas su ou pas voulu le faire jusqu'ici, pourquoi en serait-il autrement demain ?
a écrit le 31/10/2016 à 13:00 :
agueu agueugueu ? c'est le pays qui quitte l'UE qui peut accorder l'accès libre au marché UE ? a ga quoi ? non sans rire ? il faut arrêter de fumer la moquette dans les ministères anglais !
Réponse de le 31/10/2016 à 20:37 :
Dans les ministères britanniques, apparemment, on n'a pas la moindre idée de la manière de démêler cette affaire sans provoquer une Berezina économique par un hard brexit. Les industriels et les financiers semblent en train de siffler la fin de la partie et être en mesure d'imposer au gouvernement britannique de demander le maintien de l'accès au marché unique, et d'en accepter les contreparties en matière de contribution britannique au budget de l'UE, de respect des normes de l'UE et de liberté de circulation des ressortissants de l'UE. Ceux qui ont cru que le Royaume-Uni tirerait un quelconque avantage, économique ou de souveraineté, par un Brexit en seront pour leurs frais. Après tout, comme disait le regretté Pasqua, les promesses n'engagent que ceux qui y croient.
a écrit le 31/10/2016 à 11:52 :
Mr GHOSN n'est vraiment pas du genre à croire aux vagues promesses d'un gouvernement et c'est un fin négociateur.
Le bon moment pour lui de demander une contrepartie avant de s'engager dans un investissement qui aurait été fait brexit ou pas brexit, et qui sera peut-être revu in fine à la baisse.
Réponse de le 31/10/2016 à 20:41 :
Ghosn vient effectivement d'ajouter Mitsubishi Motors à son escarcelle, quand on est face à un groupe de ce poids, on l'écoute.
a écrit le 31/10/2016 à 11:44 :
Les Anglais sont d'excellents négociateurs et vont réussir le Brexit en divisant l'Europe comme toujours ce qui n'est pas très difficile.
Réponse de le 31/10/2016 à 18:12 :
L 'union dictatoriale est au bout du rouleau rt ce n' est plus qu' une question de mois avant d' entendre retentir l' hallali ..
Réponse de le 31/10/2016 à 20:46 :
@Mauricius : pour l'instant on n'entend aucune proposition cohérente venir de Londres. Les qualités de négociateurs de nos amis britanniques semblent singulièrement émoussées, ils temporisent.
@Marceu58 : effectivement, on pourrait bien reparler de sortie de l'Irlande du Nord et de l'Ecosse du Royaume-Uni.
a écrit le 31/10/2016 à 11:30 :
Ah comme a leur bonne vieille habitude nos amis Anglais veulent le beurre, l'argent du beurre sans compter le reste. Ils sont parti alors qu'il en assument les conséquences a tous les niveaux. Dans le cas contraire si cela devait bien se passer, et en plus si l’Europe fais des fleurs à l'Angleterre ils faudra s'attendre à une contagions légitimes d'autre pays à vouloir quitter l'UE.
Réponse de le 31/10/2016 à 20:54 :
On a déjà beaucoup trop cédé au Royaume-Uni : la ristourne Thatcher sur sa contribution, sa non-appartenance à l'€ (et donc à Maastricht), sa non appartenance à l'espace Schengen, les opt-out concédés à Cameron avant le référendum. On l'a trop habitué à ce qu'il puisse tout se permettre. Il est temps de dire stop. Pour avoir le beurre il faudra qu'il donne l'argent du beurre.
a écrit le 31/10/2016 à 11:23 :
UK ne veut que les avantages de l UE et du marché commun mais pas les inconvénients.
Pas normal !!
a écrit le 31/10/2016 à 11:04 :
Pour le moment il ne peut s'agir de la part des anglais que de promesses puisque les négociations du brexit n'ont pas encore commencé.

Et les promesses n'engagent que ceux qui y croient, dans les deux sens, si Nissan décide dans deux ans d'aller produire ailleurs, rien ne peut l'empêcher.
Réponse de le 31/10/2016 à 12:38 :
Nissan ira effectivement produire ailleurs si le Royaume-Uni perd l'accès au marché unique, ce qui semble passer par le maintien de la contribution britannique quasiment au niveau actuel, le respect des normes de ce marché et la libre circulation des ressortissants de l'UE. Pour Nissan c'est très simple, il suffit d'investir dans l'usine espagnole qui construit les Renault Kadjar, cousine proche du Qashqai, à Palencia en Castille-et-Leon, l'Espagne étant devenue très compétitive en matière industrielle. De plus Palencia a le bon goût de ne pas être concerné par les errements indépendantistes catalans... Rajoy serait certainement ravi par une telle perspective... Piquer 7000 (ou 30000 en comptant la sous-traitance et les équipementiers) emplois au Royaume-Uni et surtout ne pas les réimplanter en Catalogne, c'est le scénario rêvé.
a écrit le 31/10/2016 à 10:06 :
L’Angleterre va donc, au grand dam de toute l'oligarchie européenne, finir par bien s'en tirer.

L'Europe au lieu sans cesse de voir la poutre dans l'oeil de celui qui ne pense pas comme elle ferait mieux de se préoccuper d'elle même.
Réponse de le 31/10/2016 à 11:29 :
Donc sur la seule base de déclarations d'intention britanniques ("chercher à conserver un accès au marché unique"), vous nous affirmez deux ans avant la sortie effective de l'UE que le RU "va finir par bien s'en sortir"....si ce n'est pas un point de vue partisan, c'est quoi ?
Réponse de le 31/10/2016 à 12:39 :
Oui, peut-être... à condition de vider le Brexit de tout contenu réel.
Réponse de le 31/10/2016 à 13:42 :
@bruno_bd : pas mal votre analyse. Ca change des "trolls"
Réponse de le 31/10/2016 à 13:59 :
à Clairvoyant, vous avez quand même pseudonyme gonflé pour faire la morale aux autres, enfin bon je suis habitués...

C'est faux ce que vous dites mais là aussi on est habitué, ce n'est pas sur cette seule déclaration, c'est également sur le fait que les médias de masse promettent tous les jours l'enfer aux anglais depuis le brexit alors qu'il ne se passe strictement rien.

Depuis le temps ce pays devrait être complètement à l'agonie non ?

Or nos experts néolibéraux semblent s'être encore largement trompés et je pense que c'est moi qui fait le pari le plus raisonnable en estimant qu'ils continueront de se tromper, ils nous y ont tellement habitué à se planter que c'est de loin l'estimation qui semble être la plus judicieuse et de loin.

bruno db: "Vider le brexit de tout contenue réel"

Vous pourriez être plus clair peut-être pour une fois svp ? Merci.
Réponse de le 31/10/2016 à 15:13 :
Finir par bien s'en tirer c'est vite dit. Par exemple, je doute franchement qu'un requin comme Carlos Ghosn n'ai pas obtenu de Theresa May des compensations financières déguisées. Surtout que quand un homme comme lui menace de délocaliser, on sait que connaissant son cv, il le fera sans aucun état d'âme.
Et jusqu'à preuve du contraire, on ne sait pas à quelle sauce la Grande-Bretagne va être mangée. Theresa May ne pourra pas satisfaire les franges populistes de la population, les industriels et les financiers.
Réponse de le 31/10/2016 à 15:58 :
@Citoyen Blasé: Où voyez vous la MOINDRE morale dans mes propos ? Je dis seulement que vous prenez des déclarations unilatérales comme parole d'Evangile, ce que je trouve bien imprudent, voire partisan.
Des négociations ça se fait à deux vous savez, et le RU ne pourra pas imposer sa volonté et sa souveraineté à un bloc qui a aussi sa volonté et sa souveraineté...et qui représente accesoirement un PIB neuf fois plus gros.

Apparemment les déclaration des Cassandre pro-Brexit vous ont bien agacé, ce n'est nullement une raison pour basculer dans l'excès inverse en tirant des conclusions hâtives et caricaturalement optimistes ("depuis le temps, ce pays devrait-être à l'agonie, non?" --> NON personne n'a dit ça, et on jugera dans 3-5 ans toute les conséquences économiques) alors que les négociation de rupture ne commencent qu'en février 2017 !
On ne sait PAS ce quel sera exactement le futur statut du RU, et les différents scénarios possibles auront des conséquences économiques tout à fait différentes.

On sent que vous voulez absolument nous vendre du "regardez, tout va bien pour eux malgré le Brexit"...c'est aussi ridicule comme discours que ceux qui prédisaient un effondrement économique dans les 3 mois après le vote, il faut que vous réalisiez que l'économie c'est du temps LONG, d'autant plus lorque la politique s'en mêle.
Réponse de le 31/10/2016 à 16:12 :
Correction de mon post précédent, il fallait lire "les propos des Cassandre ANTI-Brexit", bien évidemment.
Réponse de le 31/10/2016 à 16:40 :
"Et jusqu'à preuve du contraire, on ne sait pas à quelle sauce la Grande-Bretagne va être mangée."

Jusqu'à preuve du contraire les médias nous ont affirmé que dès le lendemain du vote pour le brexit les anglais se feraient manger tout entier, et 6 mois plus tard toujours rien, même pas une bouchée.

Alors je suis d'accord, attendons de voir, le problème étant que les médias et leurs actionnaires refusent d'attendre et continuent d'affirmer que demain l’Angleterre va sombrer.

Donc pour l'instant grâce à la désinformation médiatique permanente c'est moi qui ai raison.
Réponse de le 31/10/2016 à 19:46 :
"NON personne n'a dit ça,"

Vous mentez ou bien vous ne regardez jamais les médias de masse étant donné que depuis le vote du brexit au moins un millier d'articles annoncent la fin de l’Angleterre d'une façon ou d'une autre.

Je veux bien débattre mais avec des gens de la vie réelle, celle de tous les jours, pas des théoriciens qui ne font que se contempler leur propre nombril tout le long de la journée adorant se la raconter.

Merci.
Réponse de le 31/10/2016 à 20:28 :
@CitoyenBlasé. : sur le vidage du Brexit de tout contenu réel je me suis déjà exprimé mais je vais essayer d'être plus clair encore :
-tant la survie des services financiers que le maintien des implantations industrielles internationales, comme Nissan ou même Jaguar ou Land Rover (groupe Tata) qui ne peuvent se contenter des débouchés fournis par le seul marché du Royaume-Uni tiennent au fait que le Royaume-Uni conserve un accès au marché unique européen sans droits de douanes et avec un passeport européen pour les institutions financières. Le Royaume-Uni, qui n'a plus de constructeur purement national (Mini et Rolls-Royce appartiennent à BMW, Jaguar et Land Rover à Tata, Bentley à VW) produit presque autant de voitures que la France, perdre cette industrie et les équipementiers qui vont avec mettrait une bonne centaine de milliers de britanniques au chômage.
-la conséquence c'est qu'en contrepartie le Royaume-Uni devra accepter un statut comparable à la Norvège (même si l'AELE dont est membre la Norvège refuse que le Royaume-Uni la rejoigne), c'est à dire verser une contribution au budget de l'UE à peu près au même niveau qu'actuellement, appliquer l'ensemble des normes et règlements européens et permettre la libre circulation des ressortissants de l'UE (la Norvège est même membre de Schengen) . En contrepartie le Royaume-Uni pourra accéder à certaines politiques intégrées comme Erasmus ou les PCRD en matière de recherche. En revanche il perdra tout rôle décisionnaire dans l'UE et ne pourra donc plus participer à l'élaboration des normes qu'il devra appliquer.
Voilà ce que j'appelle vider le Brexit de son contenu. La sortie de l'UE ne permettra pas de dégager un cent pur le NHS et ne donnera pas un iota de marge de manoeuvre supplémentaire au pays. Quant à la légende selon laquelle le pays redevient maître de ses frontières, elle est risible : n'étant pas membre de Schengen le Royaume-Uni n'en a jamais cédé le contrôle à qui que ce soit. Si, état insulaire et donc avec relativement peu de points de passage à contrôler (les ports, les aéroports, le tunnel sous la Manche), il a été incapable (ou n'a pas eu la volonté) d'empêcher une immigration clandestine massive, on ne voit pas ce que le Brexit y changera.
Réponse de le 01/11/2016 à 9:05 :
@Citoyen blasé
"Jusqu'à preuve du contraire les médias nous ont affirmé que dès le lendemain du vote pour le brexit les anglais se feraient manger tout entier, et 6 mois plus tard toujours rien, même pas une bouchée."
J'ai peut-être un début de piste qui pourrait expliquer ça : vos copains Brexiters sont subitement passés, le 23 Juin au résultat du vote, d'une attitude de "il faut sortir d'urgence de cette UE mortifère" à "mouais, on va déclencher l'article 50 un jour à l'occasion", ladite "occasion" étant sans cesse retardée. Pour l'instant, ils disent viser Avril 2017, soit 9 mois après le référendum. Et ils vont probablement ajouter d'autres délais. Donc effectivement, pour l'instant, les conséquences du Brexit sont assez limitées. Pour l'instant, on se contente d'une chute de la Livre à son plus bas niveau depuis 31 ans, et des industries (financière et autres) qui préparent tranquillement leur délocalisation.
Réponse de le 01/11/2016 à 10:45 :
"vos copains Brexiters"

N'importe quoi, elle est complètement naze votre remarque et ne fait que prouver votre aveuglement et votre incapacité à débattre.

Puisque votre seul but c'est d'avoir le dernier mot c'est avec plaisir que je vous le laisse même si cela vous enlève rien qu'un peu de ressentiment ce sera déjà ça de pris pour l'humanité.

"empêcher une immigration clandestine massive"

Vous avez décidément des obsessions que je n'ai pas, veuillez arrêter de me troller si c'est pour à chaque fois revenir sur vos peurs irrationnelles et éternelles.

Vous voulez le pouvoir mais vous ne faites que démontrer vos peurs, ce n'est pas raisonnable, les gens qui ont peur ne sont pas en état de gouverner.

Bref le troll habituel qui me colle, c'est d'un lassant...

J'arrête de vous répondre maintenant je vois bien que cela ne sert à rien, il n'y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir.
Réponse de le 01/11/2016 à 13:51 :
Les articles sur la Tribune concernant le Brexit ne sont pas alarmistes.
Comme quoi il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour sortir de la "désinformation médiatique permanente".
Au lieu de critiquer la pensée unique des médias, allez lire les médias qui pensent par eux même, ces médias sont plus nombreux que vous le pensez.
a écrit le 31/10/2016 à 10:00 :
J'espère qu'il n'y aura pas de "laisser-faire" vis à vis de la GB. Ils ont choisi de cette UE qu'ils décrient tant. Maintenant, ils doivent assumer.

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