Brexit : le risque d'une absence d'accord est "inconfortablement élevé"

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(Crédits : POOL)
Le risque d'une absence d'accord sur le Brexit est "inconfortablement élevé" et "indésirable", même si un tel scénario reste "improbable", a prévenu vendredi le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney.

C'est "une possibilité relativement improbable, mais c'est une possibilité", a précisé Mark Carney, qui doit quitter son poste à l'été 2019, peu après la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne fin mars 2019.

"La possibilité d'une absence d'accord est inconfortablement élevée à ce stade", a-t-il déclaré sur BBC Radio 4.

"C'est hautement indésirable" mais "encore improbable", selon lui, ajoutant que le système financier britannique était "prêt" à une telle éventualité.

Alors que les négociations patinent entre Londres et Bruxelles et que l'échéance de fin octobre pour parvenir à un accord de sortie se rapproche, la perspective d'un Brexit dur est évoquée de plus en plus ouvertement, ce qui effraie les milieux d'affaires.

L'absence d'accord de divorce, et de période de transition à l'issue du Brexit, entraînerait "des perturbations dans le commerce tel que nous le connaissons et, en conséquence, une perturbation à un certain niveau d'activité économique, des prix plus élevés pour un certain temps", a prévenu le gouverneur de la Banque d'Angleterre.

Jeudi, l'institution a décidé à l'unanimité, et sans surprise, de relever son taux d'intérêt de 0,25 point à 0,75%, pour la deuxième fois depuis la crise financière, se gardant des marges de manoeuvre pour affronter les potentielles turbulences du Brexit.

"Nous reconnaissons tous qu'il y a un très large éventail d'issues potentielles aux négociations sur le Brexit et que nous entrons dans une phase critique", a expliqué Mark Carney.

"Pour un certain nombre de ces issues possibles, nous pensons que les taux d'intérêt devraient être autour de leur niveau actuel ou potentiellement plus élevés. Il y a d'autres scénarios où il pourrait être nécessaire de baisser les taux d'intérêt", a-t-il précisé.

Le Brexit, priorité de la rencontre Macron-May vendredi

Emmanuel Macron et Theresa May s'entretiendront vendredi des obstacles à franchir pour boucler l'accord de retrait du Royaume-Uni de l'Union européenne et des relations futures entre les deux entités, sans pour autant négocier, a déclaré jeudi une source à l'Elysée.

Seul le négociateur européen, Michel Barnier, a cette capacité, il a toute la confiance de la France et il s'est exprimé très clairement sur les récentes propositions britanniques, a ajouté la source. L'ancien commissaire européen français a rejeté le 26 juillet des éléments clés des propositions britanniques concernant les relations qu'entretiendront le Royaume-Uni et l'Union européenne après la période transitoire qui suivra la sortie du pays de l'UE fin mars 2019.

"Toutes ces questions seront explicitées par Mme May mais il ne s'agit pas demain de conclure un accord politique", a dit la source.

Theresa May et son époux seront reçus en fin d'après-midi au fort de Brégançon (Var).

"Il ne s'agit absolument pas de faire une négociation, de se substituer à notre processus et notre cadre de négociation, qu'on a à coeur de respecter, qui ne doit pas être bilatéral et qui est piloté par Michel Barnier", a ajouté la source.

Dans une tribune publiée jeudi, le négociateur européen se dit convaincu que les discussions avec Londres peuvent aboutir à un "bon résultat", respectant les principes de l'Union tout en créant "un nouveau partenariat ambitieux".

Il souligne toutefois que "le plus grand risque lié au Brexit se trouve sur l'île d'Irlande".

 L'Irlande, principal problème pour l'accord de retrait

La question irlandaise est le principal obstacle à la conclusion d'un accord de retrait du Royaume-Uni de l'UE, auquel les deux parties veulent parvenir d'ici octobre pour garantir que le processus soit bouclé avant fin mars.

Les Européens défendent l'idée convenue en décembre d'une clause de sauvegarde ("backstop"), selon laquelle l'Irlande du Nord continuerait d'appliquer les règles européennes pour éviter d'ériger une frontière entre la République d'Irlande, membre de l'UE, et l'Irlande du Nord, une partie du Royaume-Uni.

Cette solution risque cependant d'impliquer la mise en place d'une frontière entre l'île d'Irlande et le reste du Royaume-Uni, une solution inacceptable pour nombre de Britanniques.

L'accord de retrait serait accompagné d'un document portant sur les relations futures entre les deux entités, qui ne seront détaillées et formalisées qu'à l'issue d'une seconde négociation qui ne peut être bouclée qu'après la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Après la présentation en juillet de propositions britanniques sur ces relations futures, Michel Barnier a exprimé des désaccords sur les questions douanières, l'accès facilité des marchandises à l'Union souhaité par les Britanniques et les règles du jeu à respecter, a déclaré la source à l'Elysée.

"Michel Barnier a formulé ça de manière extrêmement claire", a-t-elle ajouté.

Dans sa tribune publiée jeudi, Michel Barnier souligne que "le Royaume-Uni souhaite maintenir la libre circulation des marchandises entre nous, mais pas celle des personnes et des services" et qu'"il propose d'appliquer les règles douanières de l'UE sans faire partie de l'ordre juridique de l'UE".

"Le Royaume-Uni souhaite donc reprendre la souveraineté et le contrôle de sa propre législation, ce que nous respectons, mais il ne peut pas demander à l'UE de perdre le contrôle de ses frontières et de ses lois", ajoute-t-il.

(avec agences)

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a écrit le 11/08/2018 à 10:42 :
Le Retrait de l'Union Européenne (le RUE ,parlons français )c'est comme le coitus interruptus cela manque de charme .Mais les autres membres du club sont prévenus !On est dedans ou dehors !Bonnes vacances !
a écrit le 05/08/2018 à 16:27 :
Les britanniques parlent de soft brexit avec l'idée que l 'UE change ses règles .C'est loufoque .Est il possible que la Reine siffle la fin de la récréation et impose un nouveau référendum ?Il est probable que les politiciens qui ont fait voter pour la sortie n'avaient aucune connaissance de droit communautaire...de la jurisprudence de la CJ ...Au moins ils auront appris quelque chose !
Réponse de le 06/08/2018 à 8:03 :
La Reine à signé le décret (le document quoi) actant le Brexit, donc la fin de la récré a été sifflée, et ce ne sont pas les politiciens qui ont voté mais le peuple. Et rassurez-vous j'ai une entière confiance dans les britanniques pour ne pas se laisser faire par tous les "commissaires" (non élus) de cette commission européennes qui ne représente qu'elle ?
Réponse de le 06/08/2018 à 11:56 :
Oui ,JCLM le peuple a voté mais sans information sur les conséquences .Un exemple:une voiture japonaise achetée à Belfast par un Irlandais doit être déclarée en douane et cette importation entraine le paiement prévu au tarif extérieur commun : 10 % !Et cela quel que soit le statut douanier de la voiture en GB .Ce système est très pratique et il faut bien réfléchir avant de le quitter !Savez vous que si les britanniques étaient de nouveau candidat a l'Union après leur sortie ils devraient s'engager à adopter l'Euro ?Vive l'Union Européenne malgré ses inconvénients !
a écrit le 04/08/2018 à 9:08 :
L'UE est protégée économiquement par des droits de douane, des réglementations sanitaires, écologiques complexes, appellations d'origine contrôlée (par exemple les réglementations Diesel ou appellations Rocquefort) et des politiques communes de subventions. Pas facile d'y retrouver les principes du libre échange ou du multilatéralisme. De vrais discussions de marchands de tapis à couvert.
a écrit le 03/08/2018 à 19:41 :
"des prix plus élevés pour un certain temps" voire très longtemps, le temps de négocier des accords commerciaux très avantageux avec d'autres pays sur la planète.
Le chômage en GB va baisser, il faudra quantité de personnel pour faire douanier (& gestionnaire, administratif, ...). Et aussi d'autres pour faire négociateur de contrats commerciaux avantageux.
a écrit le 03/08/2018 à 18:44 :
Je regrette que la rédaction de La Tribune ne décrive pas de manière approfondie l'Union douanière qui est la réussite la plus certaine de l'Union européenne .En quittant cette zone sans contrôles douaniers visibles le RU redevient un pays tiers ,comme les États Unis . Cela suppose des déclarations en douane et pour les importations l'application d'une réglementation très complexe maîtrisée par des spécialistes .La négociation actuelle ne concerne pas la sortie de l'Union ,qui semble actée ,mais les relations futures .Pourquoi ''contrôles douaniers visibles '' ?Dans les échanges intra communautaires il y a des déclarations d'échange de biens pour des raisons statistiques et de paiement de la TVA ,il y a également des documents spécifiques pour les produits soumis à accises (vins,bières ,alcool ,tabac ).les déchets ,les oeuvres d'art ,l'arme ment etc etc sont également suivis !
a écrit le 03/08/2018 à 17:41 :
Voilà ce que cela fait que de vivre historiquement d'expédients!.. Au revoir!...
Réponse de le 03/08/2018 à 20:06 :
De toute façon la GB sortira vainqueur
soit l'europe cède
soit la GB sèmera la zizanie à l'intérieur de l'europe
Réponse de le 03/08/2018 à 20:07 :
De toute façon la GB sortira vainqueur
soit l'europe cède
soit la GB sèmera la zizanie à l'intérieur de l'europe
Réponse de le 04/08/2018 à 15:16 :
@l'anglais
"De toute façon la GB sortira vainqueur"
Les deux ministres qui ont démissionné n'ont visiblement pas l'impression que ça en prend la direction.
Moi non plus.
a écrit le 03/08/2018 à 15:30 :
Vous nagez en pleine théorie du complot. Faites attention à ne pas vous noyez...
Réponse de le 03/08/2018 à 17:39 :
Vous pensez à la piscine à vagues de Brégançon ?
a écrit le 03/08/2018 à 14:01 :
Cette méthode diplomatique d'annoncer des prédictions cela ne vous rappelle personne ? Ben oui c'est malin ça permet de parler aux patrons des chefs d'état européens, à savoir l'oligarchie européenne, sans s'adresser à eux et évitant donc leurs profondes peurs d'être découverts. Comme si personne ne voyait l'autruche qui a la tête cachée en plein champ de bataille...

Les états unis et le RU savent parfaitement que les politiciens européens ne sont que des guignols maos comme leurs patrons se cachent totalement il faut bien essayer de trouver des méthodes pour essayer de réveiller ces derniers de leur torpeur néolibérale hein.

Moi j'ai une meilleur méthode qui les éjecterait du lit: Vite un frexit !
Réponse de le 03/08/2018 à 15:15 :
Pourriez vous préciser qui est l'oligarchie européenne qui est le patron des chefs d'Etat ? Vous pensez que c'est l'oligarchie Europénne qui a demandé à Cameron de faire son référendum stupide ?
Et en quoi un Frexit supprimerait cet oligarchie ? La preuve, malgré le future Brexit, l'oligarchie a toujours le pouvoir sur Mme May.
Réponse de le 03/08/2018 à 16:04 :
"Vous pensez que c'est l'oligarchie Europénne qui a demandé à Cameron de faire son référendum stupide ?"

S'il vous plait, de grâce même, avant d'intervenir et de démontrer à tous que vous ne comprenez pas ce que j'écris, posez des questions c'est bien plus sérieux, merci.

"Et en quoi un Frexit supprimerait cet oligarchie ?"

En diminuant la puissance de la finance, l'union européenne n'étant plus que cela, un consortium financier européen.

"La preuve, malgré le future Brexit, l'oligarchie a toujours le pouvoir sur Mme May."

Ha parce que vous croyez que l'on gagne une bataille contre l'oligarchie comme ça vous ? Ben en fait ça ne m'étonne pas...

Merci bien monsieur fake news mais revenez donc dans le vrai plutôt.
a écrit le 03/08/2018 à 13:11 :
"a prévenu le gouverneur de la Banque d'Angleterre" pourquoi ne l'a-t-il pas fait avant le vote, pour ajouter des informations aux électeurs à qui on racontait des nombreuses sornettes ?
Le problème des frontières, les promoteurs du "Leave" y avaient pensé ou c'était purement idéologique (comme sauter d'un avion pour en sortir, parachute ou pas, peu importe) ? La GB sans Ecosse, Irlande, ni Pays de Galle, ça n'aurait plus trop de "visage".
Pourquoi le statut "norvégien" ne leur irait pas ? Pas assez "intéressant" ?
Ils ont fait tout pour bloquer l'UE dès que ça sortait du commerce ou du business, ouf, un peu d'air. :-)
La City est concernée par le Monde entier, ça ne va pas l'effondrer de perdre une branche, juste l'affecter.
a écrit le 03/08/2018 à 12:39 :
Il n' y a que du bon à la séparation de La Grande-Bretagne de l' Ue, elle n' envisage rien de moins que créer de nouveaux pouvoirs pour bloquer ou annuler les prises de contrôle d’investisseurs étrangers, de crainte que les investissements dans certains secteurs sensibles tels que la défense et les technologies puissent compromettre la sécurité nationale.

Source : la Tribune (24 juillet)

L’article 63 du TFUE interdit le contrôle des flux de capitaux. Avec le Brexit, le Royaume-Uni s’offre donc les moyens de défendre ses secteurs les plus stratégiques..

Quant à notre pauvre France, elle sera davantage mise à mal par ces 3 milliards de contributions supplémentaires pour boucher le trou du Brexit et renflouer ainsi le tonneau des Danïdes Ue..
https://www.upr.fr/actualite/notre-revue-de-presse-de-la-semaine-semaine-du-23-au-29-juillet-2018
Réponse de le 03/08/2018 à 15:03 :
Vous mélangez tout, UK n'envisage rien de moins que de se marginaliser , de devenir une Suisse pauvre. Bien au contraire, en sortant de l'UE, UK aura un besoin vital d'investissements extra-européenns massifs, et sera d'autant plus vulnérable au monde extérieur.
Réponse de le 03/08/2018 à 19:38 :
Il n' y a rien à mélanger, Macron a clarifié la situation puisqu' ayant déclaré sur la BBC que le « Frexit » est majoritaire parmi les électeurs français, l’UPR lui demande de cesser ses « initiatives européennes » illégitimes et de respecter la démocratie en organisant un référendum sur la sortie de l’UE.
https://www.upr.fr/actualite/communique-de-presse-macron-ayant-declare-bbc-frexit-majoritaire-parmi-electeurs-francais-lupr-lui-demande-de-cesser-initiatives-europeennes-illegitimes-de-respect
a écrit le 03/08/2018 à 12:10 :
So what ?
Expliquez nous SVP qui a le plus à perdre dans une absence d'accord :
les anglais ( Tant pis pour eux , il leur fallait réfléchir avant de voter ) ou nous européens ( dans ce cas , quelles sont les réelles et non supposées conséquences ? )
MERCI
Réponse de le 03/08/2018 à 15:10 :
5% des exportations de l'UE vont vers UK
55% des exportations UK vont vers UE

Autrement dit, imaginons des barrières commerciales infranchissables entre UE et UK - UK ne pourra plus exporter que 45% de ce qu'il exporte aujourd"hui, mais UE pourra toujours exporter 95% dans le reste du monde...
A noter dommages collatéraux hétérogènes selon les pays européens - Irlande d'avantage vulnérable qu'Hongire
Réponse de le 03/08/2018 à 19:42 :
@les anglais Et le premier pays impacté par les mesures du Brexit sera la France puisqu' elle est le premier fournisseur de Th May, va t-elle devoir se tourner vers les russes pour écouler ses produits ?
Hélas non puisque servile, elle a accepté les sanctions us!
Et Merkel verrait se fermer son premier marché d' exportation, vous rêvez ?
Réponse de le 04/08/2018 à 10:43 :
@bartabas
"Les anglais" a très bien expliqué pourquoi le RU avait plus à perdre, alors ne faites pas diversion en faisant croire que le RU est le premier partenaire commercial de la France et de l'Allemagne ce qui est loin d'être le cas.
a écrit le 03/08/2018 à 11:56 :
Pourquoi s'obliger a un mauvais accord? Cet administration qu'est UE a peur pour son avenir?
Réponse de le 03/08/2018 à 13:28 :
@bref : cette administration qu'est l'UE... Compte moins d'agents que la ville de Paris, pour gérer... 500 mio d'européens !! Alors, ne parlez pas de lourdeur bureaucratique !! De plus, les agents sont victimes des caprices des Etats et des élus !! Ce sont les Etats qui multiplient les problèmes, les contraintes et les blocages !!! Quant aux élus... Il vaut mieux ne pas en parler... Trop souvent lamentables....
Réponse de le 03/08/2018 à 13:28 :
Parce-que quand on impose un accord mauvais pour tout le monde on envoie le message suivant: "tu te plies à mes exigences ou tu souffriras plus que moi". C'est cynique mais généralement ça marche. Sinon évidemment l'UE n'a pas intérêt que le Brexit soit une réussite mais ça c'est un paramètre que les brexiters ont ignoré croyant naïvement que sortir de l'UE voulait dire sortir de sa zone d'influence .
Réponse de le 03/08/2018 à 14:42 :
Certain confonde fonctionnaire et administration, d'autre parle de lourdeur administrative, alors que celle de l'UE ce contente de suivre un dogme bien définit, pour imposer l'uniformisation a tout ses membres et donc d'imposer a leur gouvernement de détruire la leur . Il est certain que les États réfléchissent a deux fois avant de suivre cette dictature qui leur impose des réformes.
Réponse de le 03/08/2018 à 15:12 :
L'UE n'est pas une administration, mais un groupement d'état souverain liée par des accords divers (et complexes).
Et si vous avez 10 grammes d'expérience de la société complexe dans laquelle nous vivons, vous devriez savoir qu'il vaut mieux un mauvais accord qu'un bon conflit.
Réponse de le 03/08/2018 à 16:09 :
Il semblerai que certain n'est pas pris le temps de parcourir les traités soumis aux européens et aux français en particulier en 2005, qui n'a pas eu l'aval des peuples, mais qui est passé en force en 2008 pour être mis en route! Voilà qui peut simplifier votre compréhension en quelque 200 grammes de papier!
Réponse de le 04/08/2018 à 15:32 :
@@fakenews
Effectivement l'UE s'est construite parfois dans le dos du peuple mais l'UE ne peut imposer des traités, ce sont les états souverains qui les ratifient ou pour reformuler nos gouvernements nous imposent des décisions. La politique de l'UE ne suit pas un dogme, elle a une orientation politique qui est une synthèse des orientations politiques de chaque pays-membre. Si on met un gouvernement libéral à la tête de la France, il y aura une politique libérale, il en est de même pour l'UE si les principaux chefs d'état sont d'idéologie libérale, ce qui a souvent été le cas.

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