Brexit : Paris refuse de céder à la "pression" et n'exclut pas le "no deal"

Alors que les Britanniques souhaitent être fixés dès juillet sur un accord post-Brexit, l’Union Européenne tente de temporiser et n’exclut pas le risque du "no deal".

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(Crédits : Hannibal Hanschke)

"On ne cédera pas à cette espèce de pression du calendrier, à ce sprint final que veulent nous imposer les Britanniques en espérant que nous céderons", a déclaré ce vendredi 19 juin sur Europe 1 Amélie de Montchalin. La secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes, n'exclut pas l'éventualité d'un "no deal" qui serait plus pénalisant pour les Britanniques que pour les Européens. "Nous ne voulons pas d'un accord pour un accord, on veut un accord mais on veut un accord équilibré, un bon accord, un accord protecteur", a assuré la ministre.

La veille, le Premier ministre britannique Boris Johnson avait déclaré au président français Emmanuel Macron, lors d'un entretien bilatéral à Londres, qu'il ne souhaitait pas prolonger les négociations à l'automne.

Lire aussi : Brexit: Londres ne veut pas prolonger la période de transition avec l'UE

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'Union européenne le 31 janvier 2020 mais reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui court jusqu'à la fin de l'année, le temps que les deux parties s'entendent sur leur relation future et évitent le "saut dans le vide" d'un Brexit brutal. Mais les négociations piétinent, notamment en ce qui concerne le respect des règles de libre concurrence et le secteur de la pêche.

Outre-Manche, les banques britanniques ont d'ailleurs déjà été mises en garde sur l'éventualité d'une sortie sans accord. Début juin, la Banque d'Angleterre avertissait dans un communiqué que cette sortie  était "l'une des nombreuses possibilités à laquelle les banques britanniques doivent se préparer".

Vendredi 12 juin, Michael Gove, ministre chargé du Brexit, avait déjà refusé une extension de la période de transition au-delà du 31 décembre, alors que les Européens auraient souhaité une prolongation de celle-ci d'un ou deux ans. Le départ définitif et les cycles de négociation, déjà au nombre de quatre entre le Royaume-Uni et l'UE, risquent donc de connaître encore plusieurs rebondissements.

Lire aussi : Brexit : quelles sont les prochaines étapes avant le grand départ ?

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Commentaires 22
à écrit le 21/06/2020 à 10:36
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Qu'est-ce que j'ai dis ? Nos dirigeants européens vont jouer les gros bras jusqu'au dernier moment où ils vont s’écraser parce qu'une désunion européenne sera toujours trop impuissante face à une union nationale. Ils doivent s'amuser les négociat...

à écrit le 20/06/2020 à 20:04
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Les anglais sont mal barrés avec Boris, le nombre de victimes du Covid est révélateur de la politique du personnage. Un mini Trump!

à écrit le 20/06/2020 à 15:36
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Les européens sont trop indulgents avec Londres et Dublin. L UE aurait dû non seulement refuser le fudge Nord irlandais qui enterine une Irlande le q entre deux chaises avec tous les avantages de l'UE et de sa relation avec la GB et la CTA mais elle ...

à écrit le 20/06/2020 à 13:36
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j ' espère que l'activité de compensation des paiements internationaux va quitter Londres (autorisé non pas par la commision européenne en son temps mais par le conseil des ministres européens dont le ministre des finances de l' époque de La Fra...

à écrit le 20/06/2020 à 13:32
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j ' espère que l'activité de compensation des paiements internationaux va quitter Londres (autorisé non pas par la commision européenne en son temps mais par le conseil des ministres européens dont le ministre des finances de l' époque de La Fra...

à écrit le 20/06/2020 à 3:15
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La Perfide Albion ne peut pas toujours le beurre l'argent du beurre et pourquoi pas la crémière en plus. Une seul seule réponse NO Deal. Elle a récupéré toute la finance de l'Europe, économie exsangue à l'époque Thatcher et maintenant veut quitter l...

à écrit le 19/06/2020 à 21:38
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la mese est dite . Paris va se coucher lorsque l'Allemagne va le décider . les pêcheurs français vont payer l'addition les premiers .

le 19/06/2020 à 22:04
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Le poisson britannique est écoulé en grande partie sur le marché Européen. Cette affaire n'est donc pas binaire. Comme toute chose de la vie, la complexité en fait partie. Un problème multifactoriel ne peut pas se juger qu'à l'aune d'un seul facteur....

à écrit le 19/06/2020 à 21:10
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C'est claire que la France veut tout faire pour punir les anglais pour avoir oser de remettre en question l'UE. Simplement en cas de no-deal, le premier perdant va être la France et non pas l'Angleterre.

à écrit le 19/06/2020 à 20:03
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La GB campe sur ses positions (en ayant renié certaines annonces antérieures, Boris girouette ?) et espère que l'UE va faire un pas, eux n'en feront aucun, tant qu'à sauter dans le vide ils ne seront pas seuls si l'UE ne veut pas céder (la pêche est ...

le 19/06/2020 à 21:32
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le poulet stérilisé à la javel et nourri aux farines animale arrive déjà en masse ...du Brésil . Nos autorités sanitaires sont d'accord , pas de risque de grippe aviaire . c'est l'essentiel , non ?

le 19/06/2020 à 22:16
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L'intransigeance de l'UE. Heureusement !! On ne traite pas 450 millions d'habitants et le ppal marché mondial par dessus la jambe à la Bojo. MB le sait qui n'a pas droit à l'erreur et l'autre en face va finir par le comprendre....mais ce sera trop ...

à écrit le 19/06/2020 à 20:00
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Pourquoi ? l' UE s' acharne à vouloir négocier avec le RU , même au dela du délai...Sachant que ceux ci s' orientent à vitesse grand V vers le no deal , l' industrie manufacturière ne représente pas l ' UE ( Mercedes )

à écrit le 19/06/2020 à 18:18
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Cela fait des années que l'UE subit les chantages des Anglais. Ils veulent le brexit,qu'ils y aillent et le plus vite possible, même sans accord qui sera de toute façon tordu

à écrit le 19/06/2020 à 17:08
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Ce n'est pas Paris contre Londres. Les négociations concernent un bloc qui s'appelle l'Union européenne et le Royaume-Uni. Et l'Union européenne, dans sa diversité, n'est pas là pour faire les quatre volontés de Paris.

le 19/06/2020 à 19:02
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Sauf que nos partenaires ont déjà tiré un trait. La France veut croire encore qu'elle pèse sur le destin de l'UE., et n'à pas accepté qu'un vote démocratique soit appliqué.

le 19/06/2020 à 19:22
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L'UE est unie pour une fois sur le dossier du brexit.

à écrit le 19/06/2020 à 16:12
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Si tout le monde est d'accord allons y gaiement! Il faut que l'on en finisse! On a d'autre pays a faire entrer dans l'union... a subventionner!

à écrit le 19/06/2020 à 15:31
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Le RU semble intransigeant sur le calendrier de sortie. Eh bien, prenons le au mot. Et gd bien fasse à l'UE des 27 !! Un ex en cours: la négo à venir paraît favorable sur les eurobonds à 750 mds qui vont renforcer la solidarité entre les fourmis d...

le 20/06/2020 à 10:41
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Ce n’est pas un visa(chose très rapide à avoir pour 80% des pays du monde) qui va ralentir le business. Le problème numéro 1 est le contrôle au frontière les premiers mois, car il n’y a plus de stock dans les usines. Vous construisez avec ce qui vien...

à écrit le 19/06/2020 à 14:54
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IL FAUT REFUSER UN ACCORD LES LAISSER PARTIR ET ATTENDRE LEURS NOUVELLES DEMANDES BIEN PLUS REALISTES !

à écrit le 19/06/2020 à 14:31
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il reste 10 jours, alors on ne voit pas comment sortir qqch de propre en si peu de temps........y a un accord, c'est les accords de l'omc

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