Brexit : Westminster demande à Theresa May de renégocier le backstop, l'UE s'y oppose
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Theresa May
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Les députés britanniques, par 317 voix contre 301, ont chargé mardi soir la Première ministre Theresa May de rediscuter la clause de sauvegarde censée éviter le rétablissement d'une frontière entre la République d'Irlande et l'Irlande du nord après la sortie de l'Union européenne.
L'amendement, déposé par le conservateur Graham Brady, propose que le "backstop" soit remplacé par des "arrangements alternatifs" non spécifiés et indique que le Parlement approuvera l'accord de sortie de l'UE si tel est le cas. Mais Bruxelles exclut pour sa part toute renégociation, au risque d'aller vers un « no deal ».
À deux mois de la date fixée pour la sortie du Royaume-Uni de l'UE, le 29 mars, c'est donc toujours l'incertitude : va-t-on vers un divorce sans accord, vers un report de la date de départ, voire vers un renoncement pur et simple à quitter l'Union ? Plusieurs gouvernements européens se sont dit préparés à tous les scénarios.
Theresa May a été forcée de reconnaître qu'il n'y avait à Bruxelles « qu'un appétit limité » en faveur d'une modification de l'accord et a averti que la négociation ne serait pas facile. Pour faire bouger ses interlocuteurs, elle compte brandir la menace d'un Brexit sans accord. À Bruxelles, un porte-parole de Donald Tusk, président du Conseil européen, a rappelé que le backstop faisait partie de l'accord conclu avec Londres et qu'il n'était pas renégociable.
La réponse des capitales européennes a elle aussi été claire et nette. La France a souligné qu'il ne pouvait être question d'une renégociation de l'accord et a souhaité que Londres présente des propositions "crédibles". Quant au gouvernement allemand, il a demandé à Londres des "clarifications" sur ses intentions et réaffirmé qu'une renégociation de l'accord n'était pas à l'ordre du jour.
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L'Irlande a estimé pour sa part qu'on ne pouvait remplacer par une "formule magique" le backstop, qui est "une solution qui fonctionne".
En revanche, il a estimé qu'il était possible de modifier la "déclaration politique" pour atténuer les inquiétudes britanniques sur la "backstop". Ce texte d'une trentaine de pages fixe le cadre des relations commerciales post-Brexit entre le Royaume-Uni et l'Union européenne.
L'Union européenne ne prévoit pas d'organiser un nouveau sommet extraordinaire sur le Brexit a assuré le Premier ministre irlandais Leo Varadkar.
Les services du président du Conseil européen a précisé que Donald Tusk et Theresa May s'entretiendront par téléphone à 17h45 GMT.
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En plus d'un amendement chargeant la Première ministre britannique d'aller renégocier le "backstop" nord-irlandais, la Chambre des communes a également adopté par 318 voix contre 310 un amendement proposé par la députée conservatrice Caroline Spelman qui exclut une sortie de l'Union européenne sans accord. Mais il ne propose pas de solution pour éviter ce "no deal".
(avec Reuters)
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