Bruxelles dégaine son plan choc pour le climat et doit "convaincre qu'il est équitable" pour éviter des "résistances massives"
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Fin des voitures à essence, taxe kérosène dans l'aérien, réforme du marché du carbone au risque de renchérir le prix des carburants et du chauffage ou encore taxation des importations... la Commission européenne a présenté ce mercredi un plan d'envergure visant à accélérer la lutte contre le dérèglement climatique. Celui-ci contient une panoplie de mesures pour atteindre l'objectif de réduction des émissions nettes de gaz à effet de serre (GES) d'au moins 55% d'ici à 2030, par rapport aux niveaux de 1990, avec l'ambition affichée d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2050.
Son principe cardinal : renchérir le coût de la pollution, tout en favorisant le recours aux alternatives respectueuses de l'environnement pour les quelque 25 millions d'entreprises européennes. Pour y parvenir, l'exécutif européen entend relever le coût des émissions de dioxyde de carbone (CO2) imputables à différentes activités comme au chauffage, aux transports et à l'industrie tout en taxant davantage les "carburants d'aviation et les combustibles maritimes".
"L'Europe est le tout premier continent à présenter une architecture verte complète : nous avons l'objectif, et désormais la feuille de route pour l'atteindre", s'est félicité Ursula von der Leyen, présidente de la Commission.
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Ces mesures risquent toutefois d'être l'objet d'intenses campagnes de lobbying des secteurs industriels les plus touchés, voire d'Etats européens soucieux d'éviter d'éviter une envolée du coût de la vie, ou de ceux dont les industries sont les plus polluantes.
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