Commission européenne : Stéphane Séjourné confirmé à l'Industrie, un poste clé
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Le ministre démissionnaire des Affaires étrangères sera chargé du redressement de l'industrie européenne, grande priorité des prochaines années.
Reuters
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Le ministre démissionnaire des Affaires étrangères sera chargé du redressement de l'industrie européenne, grande priorité des prochaines années.
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Un poste clé pour un fidèle de la première heure d'Emmanuel Macron. Le chef de la diplomatie française, Stéphane Séjourné, prendra la tête d'un portefeuille clé à la stratégie industrielle au sein de la nouvelle Commission européenne, a confirmé ce mardi la présidente Ursula von der Leyen.
Choisi à la dernière minute au détriment du sortant Thierry Breton, le ministre démissionnaire des Affaires étrangères sera chargé du redressement de l'industrie européenne, grande priorité des prochaines années. Par ailleurs, il héritera du titre de « vice-président exécutif pour la Prospérité et de la Stratégie industrielle ».
« Le président français a proposé Stéphane Séjourné comme nouveau candidat de la France. Je connais très bien Stéphane Séjourné » a réagi Ursula von der Leyen, à l'occasion de cette nomination. « Nous avons très bien travaillé ensemble, et je suis convaincu qu'il sera un excellent commissaire européen ».
Chef du parti présidentiel Renaissance, Stéphane Séjourné, 39 ans, est peu réputé pour sa maîtrise des sujets économiques et financiers. Il ne cachait d'ailleurs pas sa volonté de rester au Quai d'Orsay, où il n'aura guère eu l'occasion de s'illustrer depuis sa nomination en janvier.
Mais le futur commissaire possède cet atout clé : il est un fin connaisseur des institutions bruxelloises, en tant qu'ancien président du groupe Renew (centristes et libéraux) au Parlement européen, de 2021 à 2024.
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« Il guidera le travail visant à mettre en place les conditions permettant à nos entreprises de prospérer, pour l'investissement et l'innovation, ainsi que pour la stabilité économique, le commerce et la sécurité économique », a déclaré Ursula von der Leyen. Autre mission confiée par cette dernière à Stéphane Séjourné : il sera chargé des PME et du marché unique.
Ce mardi, la présidente de la Commission européenne a également dévoilé d'autres noms de sa nouvelle équipe rapprochée, et ce, après des semaines de tractations souvent poussives. L'occasion aussi afficher ses priorités dans une période cruciale sur le plan géopolitique, avec la guerre en Ukraine, la campagne présidentielle américaine et la concurrence économique de la Chine.
Depuis Strasbourg, celle qui entame un second mandat à la tête du bras exécutif de l'UE, a présenté une équipe de 11 femmes pour 16 hommes, soit 40%, un chiffre en deçà de la parité promise. Si la présidente de la Commission a souligné un rééquilibrage dans la dernière ligne droite, elle a concédé qu'il restait « encore du travail à accomplir », après plusieurs semaines de polémique sur le sujet.
Pour tenter de répondre à ces critiques, quatre des six vice-présidences de la Commission sont attribuées à des femmes, notamment à la socialiste espagnole Teresa Ribera. Cette spécialiste du climat, ministre de Pedro Sanchez, hérite d'un large portefeuille dédié à la Transition écologique, et pourrait jouer un des premiers rôles dans la nouvelle équipe bruxelloise.
En outre, la cheffe de l'exécutif bruxellois a aussi nommé une figure qui ne fait l'unanimité à gauche et au centre du Parlement européen. Il s'agit de l'Italien Raffaele Fitto, membre du gouvernement d'extrême droite de Giorgia Meloni, qui a obtenu un titre de vice-président au sein du nouvel exécutif européen. Une nomination qui a immédiatement été saluée par la Première ministre italienne.
Quant au nouveau portefeuille clé de la Défense et de l'Espace, a été attribué au Lituanien Andrius Kubilius. Derrière ce poste, l'objectif est de mieux faire face à la menace russe et la guerre en Ukraine.
En coulisses, les négociations pour les 27 postes de commissaires - un par Etat membre - ont été douloureuses, jusqu'à la dernière minute. Exemple le plus parlant : lundi, c'est l'influent commissaire sortant français Thierry Breton qui a démissionné avec fracas, victime de ses relations exécrables avec Ursula von der Leyen.
A rappeler aussi : les commissaires putatifs devront passer des auditions devant les eurodéputés et se soumettre à un vote d'approbation. Bien souvent, ce momentum prend la forme d'un bras de fer institutionnel avec le Parlement européen, qui veut souvent marquer son territoire en retoquant certains candidats.
Enfin, si la présidente de la Commission a exprimé le souhait que la nouvelle commission puisse être opérationnelle « dès que possible », elle est restée ce mardi évasive sur le calendrier. Quoiqu'il en soit, l'organisation des auditions au Parlement et leurs rebondissements augurent d'une possible mise en place de la nouvelle équipe début décembre.
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La compétitivité et la souveraineté de l'industrie européenne se sont imposées ces dernières années dans l'agenda de l'UE, et sont par conséquent clairement une grande priorité de la nouvelle équipe.
La semaine dernière, un rapport de l'ancien président de la Banque centrale européenne et ancien Premier ministre italien, Mario Draghi, est venue confirmé cette tendance. L'ancien haut dirigeant y a présenté un état des lieux alarmants de l'industrie du Vieux-Continent. L'Europe subit en effet un décrochage économique par rapport aux Etats-Unis et accroit sa dépendance envers la Chine, a averti Mario Draghi dans un rapport commandé par la présidente de la Commission.
Les besoins d'investissements en Europe sont « énormes » en particulier dans les transitions verte et numérique, a en outre souligné Mario Draghi, qui les chiffre entre 750 et 800 milliards d'euros par an. Soit plus que le plan Marshall des Etats-Unis qui a soutenu l'Europe après la deuxième guerre mondiale.
L'Italien a plaidé pour un « changement radical » vers plus d'intégration européenne, mais aussi moins de complexité bureaucratique, estimant que la survie de l'Union européenne était en jeu. Ursula von der Leyen a affirmé que ces conclusions inspireraient les travaux de sa nouvelle équipe.
(Avec AFP)
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